ou la deux DEF
il Par exemple dans l'Epitrc II /Le Despourveu à Madame la Duchesse d'Alençon) :
Ces mots finiz, demeure mon semblant Triste, transy, tout terny, tout tremblant, Sombre, songeant, sans seure soustenance, Dur d'esperit, destiné d'espérance... etc. {Œuvres, 1,1361. (2) La rime décrite ici est la rime couronnée de Fabri II, p. 45) et dfc <j. Du Pont (f° xlvi v°). On en trouve déjà un exemple dans les %Arts de 2° Rhétorique sous le nom de rhétorique à double queue p. 225 et 283) et de couronnée par double umsonavce 318-519 . Elle a été très employée par Molinet et G. Crétin.
au second couplet de la chanson susditte (i) disant.
La blanche colombelle belle Souvent je vay priant criant:
Mais dessoub^ la cor délie d'elle ^ Me gette un œil f riant riant,
En me consommant et sommant A douleur qui ma face efface:
Dont suyle réclamant Amant, Qui pour l'outrepasse trespasse.
,0 Empenere. — E m péri ère est espèce de couronnée : et est ditte empériérei2) pource qu'elle ha triple couronne. Ceste ne se fait que d'une syllabe répétée deus foys simple après le mot qu'elle couronne. De ceste n'a point usé Marot, ne lés célèbres poètes de ce temps :
I5 pource suy-je contraint de t'en donner vieil, et j'ay peur que lourd exemple (3).
En grand remord, mort mord.
Cens qui parfais, fais, fais Ont par effort, fort, fort 2o De clers et frais, rais, res.
Couronnée annexée. — Moins voudroi-je user d'elle,
1. d'isant A (faute évidente) <;. getté A (faute évidente) IX. voudroie-ie BDEF voudrove-ie C
(1) C'est le second couplet de la chanson III {Œuvres, II, 176). Var. : v. 2, je voys. Delaudun (p. 112') démarque cet exemple et le suivant.
(2) Ce terme se trouve pour la première fois chez Gracien du Pont (f°XLVii r°). On trouve un exemple analogue" dans le dernier des Arts de 2e Rhétorique (p. 520) sous le nom de rime couronnée par triple unisonance.
(3) Quicherat (p. 462) cite cet exemple sans se charger d'en expliquer la signification. Nous n'en connaissons pas l'origine. — Gracien du Pont en cite deux [Art et Science de Rhétoricque, 1" xlvii, et Controversses, f° livj dont le premier ressemble un peu à celui-ci:
Prenez en gré mes imparfaietz, t'aietz, failz, Begnins lecteurs, très diligens, gens, gentz. Cf. Tabourot [Bigarrures, p. 235).
que d'une autre couronnée annexée (i : : en laquéle la couronne n'est pas syllabe ou simple ou double repétée entièrement : ains la couronne et le chef sont seulement dictions conjuguées et annexées, c'est a 5 dire descendantes d'une mesme source, comme disant (2), . -
Les Princes sont jus gratis cours couronne^. Contej Ducï Ro ys par leur droit nom nomtnej Leurs logis sont en bon ordre ordonne^. 10 Et du hautain leur renom renomme^, etc.
Echo. — Echo est aussy une espèce de couronnée :
mais en ceste cy la couronne est hors de la mesure et
composition du vers : autrement répétant ou une ou
plusieurs syllabes mesmes de son, en ou sans équi-
15 voque 3 : comme en cest épigramme .
Respon, Echo, et bien que tu sois femme, Dy vérité. Qui feit mordre la famé?
Qui est la chose au monde plus infâme? Qui plus engendre a l'homme de diffame? \ Femme
20 Qui plus tost homme et maison riche affame? Qui feit Amour grand dieu et grand blasphème ? Qui grippe biens, agraphe corps, griffe ame ?
12. de sa mesure DEF 14. de son, ou sans C 17. mordre la femme C
1 C'est la rime couronnée de L'infortuné (f° xiii, v°) et la rime couronnée plus basse de Fabri |II, p. 46).
12 Nous ne savons sur quels indices ce quatrain a été attribué à Marot (Canel, 'Recherches sur les jeux d'esprit, les singularités et les bizarreries littéraires, Evreux, 1867, p. 5271. 11 semble bien que ce soit un simple démarquage de l'exemple de Fabri (II, p. 461, qui procède lui-même de celui de L'infortuné [f° xiii, v° . Tabourot des Accords [Bigarrures, p. 23 >l cite encore l'exemple de Sebillet.
(3 G. du Pont est le premier auteur chez qui nous trouvions la description de 'ce genre de rime [cRithme de equo, fos xi.vn-xi.vni .
La vertu de ceste (i) et de toutes autres couronnées est que la couronne ne soit point tirée par lés cheveus (2) : mais tant fluidement (3) cohérente, que faureille n'y soit en rien offensée.
5 Batelée. — Batelée s'appelle la ryme. en laquelle aus vers de dis syllabes règlement en la couppe ou hémistiche est rymée la mesme ryme du vers précédent (4). De ceste Marot ha usé en une Balade que je t'ay donnée pour exemple, et escrite tout au long 10 au chapitre de la Balade (5) commençant :
Quand Néptimits puissant dieu de la mer, Cessa d'armer Carraques et gallées, etc.