‹ Art poétique françoysChapitre 19 sur 173 · IX · texte numérisé non relu

IX

j La critique du terme de rime a été reprise dans des termes analogues par Du Bellay iDef. et Ilhtstr., II, 8. p. 270-271) et par Etienne Pasquier iRech.de France, VII, I, T. I, p. 681-684). Les définitions de Peletier (II, 1, p. S5, et de Ronsard VI, 454, se rapprochent beaucoup de celle de Sebillet.

DE LA RYMK

est le 'p-jOy.cç, du Grec, autre la Ryme du François, comme avons ja montré. Tolérablement (0 cependant si nous regardons que la resemblance des syllabes finissantes les vers françois, n'est autre chose 5 que consonance portant par l'organe de l'ouye délectation à l'esprit. Délectation dv-je causée par l'effet de la Musique, qui soutient latemment [2) la modulation du carme; en l'harmonie de laquéle les unisons et octaves (qui ne sont que paritéz

10 différemment assises, ainsy qu'en la ryme 1 font les plus douz et parfaiz accords (3). De la estce que le rude et ignare populaire ne retenant des choses offertes que les plus rudes et apparentes (4), oiant et lisant les carmes françois. en

15 a premièrement et plus promptement retenu et pris la ryme : du nom de laquéle partie a aussi premièrement failly en nommant tout le vers et l'œuvre ; puys renforçant ceste faute d'une autre

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