‹ Art poétique françoysChapitre 20 sur 173 · si regardons nous C 11. De là est que DEFG · texte numérisé non relu

si regardons nous C 11. De là est que DEFG

(1) Le premier exemple connu de cet adverbe date de r>49 (Roh. Estienne, Dictionnaire fr.-latin. ,

(2) Les recherches de M. Vaganay [Vocabulaire français du XVI' siècle et Revue des Eludes Rabelaisiennes, 1907, t. Il) font remonter à 1533 la forme latentement , à 1551 seulement la forme latemment. L'exemple de Sebillet est donc antérieur.

(3) On peut rapprocher de ce passage l'Introduction du traité de G. Du Pont ou il montre « comment Rithme est équiparrée à Musique d (f° v). L'idée se retrouvera souvent chez les théoriciens de la Pléiade Y. notamment Du Bellay. Drffeuse et Illustration, I, 7, p. 263 ; Ronsard, Art Portique (VI, 451 1. Les théories de Sebillet manquent d'ailleurs de netteté; il semble sans* cesse confondre le rythme, l'harmonie et la mélodie. L'historique de la filiation des sens du mot ryme est aussi fort discutable.

14) On remarquera les deux sens — un peu différents, mais toujours très près du latin — que prend le mot rude, à une ligne d'intervalle.

engendrée par la première, a appelle les Poètes Françoys. rymeurs( i ), s'arrestant a la nue escorceu), et laissant la sève et le boys, qui sont l'invention et l'éloquence des Poètes: qui sont mieuz appeliez ainsi

5 que rymeurs.

Et ne devons avoir honte de devoir ce mot au Grec et Latin, esquelz en devons tant d'autres, pour de luy honorer ceuz Maroz et Saingelais qui en méritent le nom : appellans consequemment les oeuvres de

io telz divins poètes, poèmes, carmes, et vers : Et laissans la tourbe ignare appeller les ignaves (3) et leurs œuvres, rymeurs et rymes. Ignaves dy-je et ignares ensemble, qui jugent avec le peuple leur autheur 4) les vers bons et recevables. a la fin desquelz. après dés

i>5 moz témérairement assemblez, comme bûchettes en un fagot, y a deuz ou trois lettres pareilles qui servent de riorte (5)

iotte C rioter D F. F G

(i) Le trait, qui parait viser surtout Fabri et G. Du Pont, sera repris par Du Bellay (II, n, p. 305) et Delaudun d'Aigaliers il. ',. p. 79).

(2) Sebillet a déjà employé plus haut cette métaphore (ch. 1, p. 10), dans un cas presque identique.

(5J Le mot Ignare est assurément un peu fort ici. et semble amené plutôt par l'allitération que par le sens. Ce mot, employé par Rabelais (Ed. jannet II, ni), et enregistré par Cotgrave, n'est cité ni par Lirtré. ni par Godefroy.

4 Ici le mot autheur a toute la force du latin auclor : avec le peuple, qui leur sert d'autorité.

(5) On s'explique difficilement l'introduction de la variante rioter, qui est dépourvue de sens. Godefroy, à l'article reorte, donne de très nombreux exemples de ce mot (sous les formes redorte, roorte, riorte, "lotte, etc ) qui signifie un « lien formé d'une branche souple et pliante tordue sur elle-même », et cela jusqu'à la fin du XVIe siècle. (Cf. Cotgrave, art. riorte . Le mot continue donc très clairement la métaphore : comme hachettes en un fagot. Delaudun écrit rioterie.

Page 1