Le titre manque dans C
: 1 1 Diphthonge est employé avec un genre différent, à une ligr.e d'intervalle. Le genre et la forme du mot sont très variables au cours du xvi" siècle ; mais le féminin est le plus fréquent. Le genre masculin a peut-être son origine dans une influence italienne.
La variante absurde de l'F.d. 1". doit être sans doute attribuée au manque de netteté des caractères grecs dans l'Hd. H. d où elle dérive.
(2) Cf. Thurot. De la prononciation française, I, p. 39 et 292.
13 II est à noter : i° que Sebillet ne fait aucune différence entre la valeur de l'accent grave et celle de l'accent aigu, au point de vue de la prononciation: 2" que, dans tout le cours de l'Ed. de 1548, il ne se sert presque jamais du premier, sauf sur à préposition.
que se trouvant en fin de mot et de syllabe, tombe tout plat (i). et ne touche que peu l'aureille, comme tu peus entendre prononçant le suivant epigramme de Marot (2), lequel je t'ay misicy exprés, pource que 5 tous lés vers ont en la dernière syllabe é masculin ou fémenin : qui te fera plus facilement discerner le divers son de l'un et de l'autre.
Quand j'escrirqy que je t'ay bien aimée.
Et que tu m'as sur tous autres aimé : 10 Tu n'en serois femme desestimée,
Tant peu me sen homme desestime.
Pétrarque a bien sa maistresse nommée.
Sans amoindrir sa bonne renommée :
Donc si je su y son disciple estimé, 1 5 Creindre ne faut que tu en sois blâmée :
D'Anne j'escry plus noble et mieus famée.
Sans que son los soit en rien déprimé.
Syllabe femenine abondante (;) en fin de vers. E dennni-
rant femenin joint avec, s, et nt. — Prononçant, aimée.
20 desestimée, tu sens bien le plein son du premier é
masculin en la syllabe, mé : et le mol et flac (4) son
i. les titra manquent dans DEFG
[. le mol et le flac C
1 1 1 Plat est employé ici adverbialement, suivant le procédé analysé par M. Laumonier [Rev. d'Hist, litt. 1904, p. 465, n. 4).
2) Marot, Œuvres, 111, 27. Epigramme LXI A Isabeau — Var. vers i : escrirois, v. 10 : en soit point .
(3) Abondante, comme plus haut exundantc I, 5) signifie : qui vient en surcroît, superflu, surérogatoire. Le sens dérive assez naturellement de l'acception habituelle (cf. Rob. Estienne. Dicl. j'y. -latin : abondant = affluens; estrc abondant = exhuberare).
141 La tonne flac ou flaeqne est encore la plus fréquente à cette date, où l'on trouve aussi les formes /tache (Robert Estienne. Dicl. fr. latin : flache = flaccidus) et jiasque, qui a prévalu (cf. Du Bellay. Dc/j. et llluslr., II, 10, p. 297, n. 4 .
du second é fémenin en la syllabe dernière, e : Lequel (fémenin dy-je. duquel je te vay déclarer lés lunes et éclipses fémenines) tombant en la fin du vers, comme je t'ay commencé à toucher au chapitre pré- 5 cèdent, le fait plus long d'une syllabe n'estant pour rien contée, non plus que lés femmes en guerres et autres importans affaires, pour la mollesse de cest é fémenin. Ce que n'avient pas seulement quand il se trouve seul, mais aussi quand il tombe en fin
10 de vers avecques, s : comme es pluriers. testes, bestes : ou avecques. nt, comme es pluriers, battent, crient. Car encor que cest é fémenin soit accompaigné, il est néantmoins tant efféminé, qu'il ne peut oublier sa mollesse, comme tu peus veoir en
,- cest épigramme de Ma rot (\).
Les cerfj en rut pour lés biches se battent. Lés amoureus pour les dames combattent :
I n mesme effet engendre leurs discors. Les cerfj en rut d'amour brament et crient,
20 Lés amoureux gémissent, pleurent, prient :
Eus et les cerff feroient de beaus accors. Amans sont serfj a deus piedj soubs un corps. Cens cy a quatre : et pour venir aits testes.
II ne s'en faut que ramures et cors.
Que vous, amans, ne soiéj aussi bestes.
Mais encor va il esgard quant, nt. suivent l'é fémenin : car quand la diphthonge, oi, se trouve devant, ent, avient aucunefois que de la diphthonge, oi, et
io. restes F