élise B, etc
cette règle, qui n'était tixée que depuis peu (cf. Tobler. op. ci!., p. 109-110). Si l'on doit en faire remonter l'origine à G. Chastelain et J. Lemaire de Belges, il faut convenir que les prédécesseurs de Sebillet avaient singulièrement embrouillé la question. Fabri se contredit d'une page à l'autre (II, p. 97 et 130) ; quand il parle en son propre nom, il donne une règle fort différente de celle de Seliillet (cf. Zschalig, Die Verskhren l'on Fabri, Du Pont et Sibilet, p, 45-46). Quant à Du Pont, malgré sa prétention « de dire des choses encor non revellees » |fL' lu), il n'apporte que d'évidentes inexactitudes et do fâcheuses obscurités dans le long exposé (viii-xt et lii-lvh|," où, sur le point qui nous occupe, il conclut en proscrivant à la coupe les féminins singuliers devant une voyelle, pour autoriser les féminins pluriels, c'est-à-dire tout au rebours de la règle moderne. Chez les successeurs de Sebillet, les règles apparaissent désormais fixées (voir notamment Peletier, Art. Poët., p. <j8, et Pasquier, Recb. de France, L. VII, ch. -, I, 711-712J. Voir l'exposé historique de la question dans les articles de M. Kastner (Rev. des langues romanes, 1903, p. 289, et sqq) et de M. Martinon [Rev. d'Hist. lit!., janvier 1909, p. 62 et sqq).
(1) L'explication gagnerait en clarté à être précédée de la définition de la césure.
(2) Marot, Œuvres, III, 49, Epigr. CXVI. De Jane, princesse de Navarre.
Bien soit venue auprès de père et mère , Leur fille unique, et le chef d'oeuvre d'eus : Elle nous trouve en douleur trop arriére Voians un roy mal sain, las, voire deu\ : c Elle nous trouve un œil qui est piteu^,
L'autre qui ryt a sa noble venue :
Et comme on voit souvent l'obscure nue Clere a moitié par célestes rayons :
Ainsi nous est demy joye avenue :
10 Dieu doint qu'en bref entière nous l'ayons.
Tu vois aus trois premiers vers en ces mos, venu?, uniquji, trouva, la cinquième syllabe terminée en é fémenin élidé par apostrophe, suivant au mot prochain la voiéle première : et ainsi synaléphant cest é, 15 trouveras le carme de diz syllabes ou d'unze (1) seulement, suivant la règle dont je tay devant averty (2), qui autrement en auroit unze ou douze.
Pareillement au vers Alexandrin, ou de douze syllabes, se fait la couppe fémenine, quant en la settième 20 syllabe en fin de mot éschet l'é fémenin, lequel ainsi comme en l'héroïque, faut soit elidé par synaléphe, commençant le mot suivant d'une voiéle, comme es deuz premiers vers de cest épitaphe d'Hélène de Boisy fait par Marot (3) :
25 Ne say ou gyt Helèn^ en qui beauté gisoit :
Mais icy gyt Helenj: ou bonté reluisoit, Et qui la grand' beauté de l'autre eut bien ternie Par lès grâces et dons dont elle estoit garnie.