en Alexandrin C
(il Nous n'avons pas retrouvé l'origine de cet alexandrin, sans doute composé par l'auteur lui-même.
(2 C'est la forme directement calquée sur le latin et employée par Meigret (dans Livet, La Grammaire et les grammairiens au XVI' siècle, p. 51 et 57;. Le Dictionnaire de l'Académie de 1694 la mentionne encore à l'article son, comme « moins en usage que consonne. >>
(3) Voilà la règle moderne, fort nettement exposée. Les prédécesseurs de Sebillet étaient loin d'être d'accord là-dessus, puisque G. Du Pont déclare encore qu'à la césure « lesdietz termes féminins pluriers sont encor moins evitables que lesdietz singuliers » (xi, r°). Ronsard, sans entrer dans le détail de la question, semble vouloir laisser au poète de très larges libertés à cet égard \Art Poétique, VI, 457 .
(4) Nous n'avons pas retrouvé ailleurs les termes de coalescent, coakscence, dans ce sens spécial. Godefroy et Littré en donnent des exemples, mais comme termes d'anatomie.
(5) Au début du chapitre : tout ceci n'est que le corollaire naturel des règles qui y ont été exposées sur la valeur masculine ou féminine des syllabes en fin de vers.
en mesme syllabe. Et en ces cas tous lés deuz comme masculins ne sont sugets a couppe fémenine, ny a son rompu, comme lés imparfais, vouloient, voudroient : et lés présens, revient, retient (i). Exemple 5 du premier en Marot, au dernier métré de cest épigramme (2) :
De ceiij qui tant de mon bien se tourmentent, J'ay d'une part griéve compassion :
Puis je m'en ry en votant qu'il? augmentent 10 Dedans m'amie un feu d'affection.
Un feu lequel par leur invention Cuident estaindre : O la pauvre cautélle : II? sont plus loin de leur intention Qu'il? ne voudroient que je fusse loin d'elle.
'5 Exemple du second, aussi en Marot au troisième vers de cest épigramme (3).
Le cler Phœbus donne la vie et l'aise Par son baiser tant digne et precieus.
Et mort devient ce que Diane baise.
20 O dur baiser, rude, et mal gracieus :
Tu fais venir un désir soucieus De miens avoir, dont souvent on dévie : Mais qui pourroit parvenir a ce mieus, Il n'est si mort, qui ne revint en vie.
25 Tu vois en ces mos, voudroient, devient : ent, en vers héroïque en quattriéme syllabe, et en siziéme syllabe en l'Alexandrin le trouveras aussi souvent, non suget a couppe ne a rude son. Voila tout ce que
(1) Ce dernier cas est tout différent, puisque IV n'est pas muet, mais forme avec 1';; une vovelle nasale à son plein.
(2) Marot, Œuvres III, p. 64. Epigr. CLVIII. Huictain faict à Ferrare. Var : v. 1 : de mon mal, v. 2 grande.
(3) Marot. Œuvres III, 25. Epigr. LVI. De Thebus et Diane.
je te puy dire de la couppe fémenine, laquéle non observée dés anciens, ne de Marot en son jeune eage, (comme il t'avertyt mesmes en une epitre liminaire imprimée devant ses œuvres i ) toutesfois est aujour- 5 d'huy gardée inviolablement par tous les bons Poètes de ce temps : et la doit estre par tov. ne fut que pour éviter le son absurde, pour lequel sont moins prisés aujourd'huy aucuns Poètes qui ne l'observent (2) : bien que autrement soient loués de leur composition.
10 Synaléphe. — Différence Je apostrophe et synaléphe. — Or ne reste plus rien a dire touchant ce que touche le seur usage de ce facheus é fémenin, fors ce que je t'ay promis peu devant, de te déchirer l'apostrophe et synaléphe plus au long. Pour a quoy satisfaire, tant
15 pour ton respect, que pour le mien, avise toy que j'appelle l'apostrophe, quanta l'imitation du grec, l'é fémenin ou autre lettre du tout supprimée, l'une diction se compose avec l'autre : et reste pour le signe de la lettre perdue cest indice .', suspendu entre
20 deuz lettres : comme en ces mos, l'honneur, l'hostie, pour, le honneur, la hostie. Et j'appelle synaléphe