‹ Art poétique françoysChapitre 38 sur 173 · L't'diti 11 A donne là, faute évidente · texte numérisé non relu

L't'diti 11 A donne là, faute évidente

19. cest indice, suspendu C [dans E l'indice est figure entre parenthèses).

(i| Préface de l'Adolescence Clémentine (1552) : «...mais V Adolescence ira devant, et la commencerons par la première eglogue des Bucoliques virgilianés, translatée (certes, en grande jeunesse, comme pourrez en plusieurs sortes cougnoistre, mesmement par les couppes femenines, •que je n'observois encor alors, dont Jehan Le Maire de Belges en les

m'aprenant) me reprint » (IV, 189. — Cf. Tobler, op. cit,

(2) Voir les témoignages et les exemples rapportés par Quicherat, Traité de versification française, p. 527-350, par M. Kastner [art. àtè, p. 291-293 et par M. Martinon [art. cité, p. 63 et sqq-).

quand l'é fémenin demourant icar elle ne se commet qu'en ceste lettre^ il se couppe ainsi, 4, commej'ay prédit, en signe qu'il le faut laisser, et menger soubz la voiéle suivante en prononçant, comme quand tu 5 dis i) :

M'amiff un jour le dieu Mars desarma, Comm4 il dormait soubf la verte ramée.

Es mos. m'amiç^, commp l'é n'est pas supprimé du tout, toutesfois escrit qu'il reste ne se prononce

io point, ains se menge soubz la syllabe suivante, dont la couppe télé, ^, est indice. Te bailler certaine régie quand tu dois svnalépher ou apostropher l'é fémenin. et quand non, je ne puy autrement, pource que cela gyt seulement en l'usage, au son de l'aureille. et en

is sain jugement, soit devant voiéle aspirée, ou non aspirée (2) : Car on dit, l'homme, et le hardv : l'hostie. et la honte: pourtant le reniés je a ta discrétion. Et t'averty d'avantage que bien que la synaléphe se commette au seul é fémenin, l'apostrophe néantmoins se

20 fait de l'é fémenin le plus souvent, et aucunesfois de. a. et i : comme, s'ainsi pour si ainsi (a), et l'hostie

\) S'ainsi, en Marot en la seconde elegie commençant : Puisqu'il te faut

déloger de ce lieu, au $i. carme (3).

2. e n'est pas figuré coupé dans Cet F (de même dans la suite du passage . 9 escrit qu'il ne se C escrit ne se DEFG

(t) Il nous a été impossible de retrouver l'origine de ces deux vers. M. H. Picot veut bien nous signaler le fait qu'ils ont été mis en musique par Pierre Certon. et figurent sous cette forme dans de nombreux recueils, dont l'un ( Dou;iesme Livre contenant XXX chansons nouvelles) date de 1543 .

2 Ronsard considère aussi l'aspiration ou la non aspiration de Yh comme une des difficultés de notre versification Ail l'oit., VI, 4)5-456).

(?) Marot, Œuvres II, 11 :

S'ainsi n'advient, à tel movs de l'année.

pour la hostie. Mais note que hors la conditionnéle, si, tu trouveras l'i peu apostrophé fi). Car ceuz qui l'osent apostropher en. qui. disant, qu'est, pour qui est, semblent le faire sans exemple, et en abuser. 5 Car si qu'est se trouve en auteur prouvé, je dy qu'il est de que est. et non de qui est. Aussi l'a ne s"apostrophe guéres hors l'article, la. et lés pronoms, ta. sa. ma : et ces pronoms sont encores tant privilégiez, qu'ilz endurent apostrophe de. on, en leurs mascu-

10 lins, ton. son. mon : comme trouveras souvent en Marot. m'amour ' a,, t'amour b. s'amour c : pour mon amour, ton amour, son amour : ce que je pense attribueras avec moy plus tost a la liberté de noz majeurs, que Marot en cest endroit comme en d'au-

15 très a quelque fois suivie, que ne le cunfermeras par la raison, si tu ne veuz dire que ce soit plus compo-

a) M'amour eu l'epigramme qui dit : La nuit passée en mon lit je songeoie : au vers penultime 1 2).

bi T'amour, au premier epigratnme du second livre, qui commence : ^inne ma sœur sur ces miens epigmmmes : au demie) mètre 13 '.

■ C) S'amour, en la Balade commentant : xAmour me voiaut sans tristesse : an premier vers du tiers couplet (4 .

1 Ici Sebillet vise Gracien Du Pont, qui prétend que l'on doit prononcer : quest ung bel homme et non : qui est uttg bel homme; il reconnaît du reste que sur ce point les modernes sont beaucoup moins larges que les anciens, pour qui toute voyelle devait synalépher lv à i.xr . Il est clair qu'une pareille assertion est fort aventureuse, mais Ronsard laisse encore sur ce point de singulières libertés au poète (islrt Poët,, VI, 4>î». Cf. Tobler, op. cit.. p. 65 à 71.

2) Marot, Œuvres III, p. 8; c'est le neuvième vers de l'Epigramme VIII : D'un songe.

Hélas! m'amour, faiz luy dire mensonge.

(5. Id. Ibii. III, p. $6 : Ëpigr. LXXX : v. 5 :

Qui pour t'amour luvsent icy dedans.

(4) Id. Ibii. II, p. 79, Ballade XV, v. 17. De tu i r s'amour qui m'oppresse.

c,8 i/ART POÉTIQUE FRANÇOIS

sition qu'apostrophe, laquéle ayons aussi retenue dés Grecz, composans ordinairement telz pronoms avec lés noms, et autres pronoms, comme en aavrriç Ilhzvtov .

5 Encor se fait apostrophe irréguliére de l'é fémenin, en la fin dés dictions, comme trouveras es Elégies de Marot. tel' (a), pour télé : el' (b), pour elle : et quel' (c) pour quéle : et auz premières personnes dés prétéris imparfais, indicatifz, optatifz, et conjunctifz.

io comme j'aymoy, pour j'aymoie : je voudroy. pour je voudroie : si je tuoy'. pour si je tuoie. Aussi es participes fémenins terminés en, nte. comme l'eau dor-

ia tel[ en la première elegie qui commence. Quand j'ehtreprtn t'escrire ceste lettre, sus le milieu: et en la seconde sus la fin, et en mains autres liens che\ Marot il).

ir. cl', pour elle, au dialogue imprime entre lés œuvres de Marot, intitulé Dialogue joyeus, vers le milieu, el en l'epigramme d'Ails el martin au vers peu ultime 2 .

(c Quel', au jugement de Muios vers le milieu : et eu l'epistre de Maguelanue a Pierre de Provence sus le milieu : et en cent autres end roi s ( 3 ) .

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