ryme DEFG
(1) Marot, III, 11, Epigr. XVII.
(2) lbid., III, 14. Epigr. XXV : A Anne, pour estre en sa grâce. Var. : v. 2 : là est-il; v. 9 : que seroit-il.
Tu vois, bien rymé contre bien, mais le premier est nom, et le second adverbe : et estre aussy rymé contre estre, mais le premier est nom et le second verbe. Pren donc bien garde que tu n'encoures en ce 5 vice de ryme de mot mesme en tout et par tout se resemblant (i).
(i) On remarquera que, dans tout ce chapitre, il n'est pas question de l'alternance des rimes masculines et féminines. Ce précepte, très nettement formulé dans Y Art et science de Rhétorique vulgaire (anonyme, 1524 ou 1525), qui porte le n° VII dans le 'Recueil d'Arts de Seconde Rhétorique, n'a pas, aux yeux de Du Bellay, une importance capitale De]}', et Illustr., II, 9, p. 290). Ce n'est que vers 1555, grâce à l'influence des vers lyriques de la Pléiade, qu'il sera érigé en règle importante, sinon absolue (cf. Peletier, Art Poétique, p. 62. Ronsard, Art Poétique, VI, 460). D'après les travaux les plus récents, c'est à Guillaume Crétin, suivi de près par Jean Bouchet, que revient le mérite de l'avoir appliqué le premier régulièrement. Marot ne l'observe que dans les vers destinés à être chantés. (Voir, outre les notes de l'Ed. de la T)effence et Illustration (p. 290-293), les articles de M. Kastner dans la Revue des langues romanes (1904, p. 536-347) et de M. Martinon, dans la Rev. d'Hist. lilt. de la France (janvier 1909, p. 73).