‹ Art poétique françoysChapitre 49 sur 173 · reveu EF · texte numérisé non relu

reveu EF

note B, ligne 2 : après eBC après e et d'où F

(1) Il est singulier que Sebillet cite de pareils exemples d'une soidisant diphtongue ea, alors que, quelques lignes plus loin, il voit fort bien que dans george, Ye n'a pas d'autre valeur que celle d'une cédille.

(2) Sur ce maintien de et comme diphtongue, Sebillet est d'accord avec Palsgrave; la réduction à e, au moins devant les nasales, ne sera entièrement accomplie qu'au début du xvne siècle (cf. Brunot, 258-259, et Thurot, I, 538 et sqq. .

(3) Cf. Brunot, Mo\. Age, p. 409; Seizième siècle, p. 265.

DES DIPHTHON'GES 77

ia Diable.

ie Rien, quiert, rivière, meurdrier, moitié, ciel, fièvre, vient, fief, pied, siècle.

io disions, aimions, rendissions, filiol. y oe Boette, coette, moelle, foet (i).

ui puys. nuit, nuire, suivre, cuide, fuit, huy, suif, juif (2).

Bien que Marot, au mot, juif, ait esté de contraire opinion, le faisant en la version dés tristes vers de 10 Beroalde, de deus syllabes (3) : mais pesé le a l'aureille le prononçant, et tu le cognoistras n'estre plus de deus syllabes que lés exemples precedens. Et note qu'en tous ces diphthonges je pren l'i latin, et l'y Grec pour un : car en beaucoup de dictions l'y Grec est 15 escrit plus par coustume ou ignorance que pour raison

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