‹ Artâ Vîrâf-Nâmak, ou Livre d'Ardâ VîrâfChapitre 102 sur 134 · CHAPITRE CI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CI

PUIS le saint Sérôcbe et rized Atar me prirent par la main, m^emmcnèrent hors de ce lieu ténébreux, effrayant, terrible, et me portèrent à la lumière infinie et à rassemblée d^Ormazd et des Amchas^ pands.

Je voulus alors rendre hommage à Ormazd, mais lui se montrant affable, me dit : « Serviteur modèle, ô toi, saint Arda Virâf, messager des Mazdayasniens, retourne dans le monde physique ; redis exactement aux mortels ce que tu as vu et appris : car moi qui suis Ormazd, je suis avec toi; tous ceux qui parlent vrai et juste, je les connais, dis-le aux sages. »

Et (juand Oimazd eut parlé de cette sorte, je restai étonné; car je voyais de la lumière, mais je ne voyais pas de corps, et j^avais entendu une voix : je compris que c'était Ormazd ^

Alors le créateur Ormazd, le plus bien-

faisant des Génies célestes, ajouta : a Dis, toi Arda Viraf, aux Mazdayasniens du monde physique ces mots : « Il n'y a « qu'une voie de sainteté, c'est la voie de cf la Foi primitive, et toutes les autres a voies ne sont pas des voies ^ : prenez « l'unique voie de la sainteté et ne vous « en écartez ni en largeur, ni en étroi- « tesse, ni en aucune voie quç ce soit; (f pratiquez la bonne pensée, la bonne «parole, la bonne action; restez dans c( cette même Loi qu'a reçue de moi le c< Spitaman Zoroastre et qu'a propagée «dans le monde Vichtâspe^; observez c( la loi du bien, abstenez-vous du mal.

« Sachez encore ceci que poussière est le « bœuf, poussière est le cheval, poussière « est Tor et l'argent, poussière est le « corps humain; celui-là seul ne retour- « nera pas en poussière ^, qui loue la « sainteté et accomplit des devoirs et des « bonnes œuvres. » Toi vertueux Arta Virâf va et sois heureux : car toute pureté et ablution que vous pratiquez et observez, tout quand vous l'observez légalement, pure purification et consécration, quand vous les accomplissez de la même façon, la pensée pleine de Dieu, tout cela )e le sais. »

Et lorsque j'eus entendu ces paroles, je m'inclinai profondément devant le créateur Ormazd. Puis le saint Sérôche me reconduisit victorieusement et vaillamment jusqu'à cette couche.

Que victorieuse soit la majaté de la Bonne Loi des Mazdayasnieos^.

Terminé en joie, plaisir et salut.

COMxMENTAIRE

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