Cf. AV., ch. iii> n. I
2. Cf. Mkh., XLix, 23. — Astâd, Rachne, le bon Vaê, les ferouchers des saints sont souvent mentionnés ensemble, voy. SNr lxxxvji. — Sur Achtâd ou Astâd, voy. Sirozah 26, et Dâd. xxx,
3. Mkh . ir, 1 14-128 : « (Les âmes trouvent au pont Tchinevad) l'arbitrage de Miihra (ou Mihr), de Séroche et de Rachne et la pesée de Rachne le juste qui ne fait pencher d'aucun côté la balance des dieux; c^jui, en faveur ni des bons ni des méchants, ni des rois ni des gouverneurs, ne fait pas dévier autant que le fil d'un cheveu (le fléau de la position qu'il occupe quand les pla^ teaux sont chargés) et ne fait pas de faveur par condescendance et qui traite avec la même impartialité l'âme du roi et celle du gouverneur et celle du sujet le plus humble. Et lorsque Tâme du juste va passer le pont, la largeur de ce pont devient égale à un farsang et elle passe avec. Tassistance de Sérôche, etc. y>. — Dâd., xxxi, 1 1 : ceux qui feront le compte des œuvres de Tâme du juste sont Auhrmazcl, Vohouman, Mitre, Séroche et Rachne; Ibid., 5 : Vohouman annonce à rame du juste sa place et sa récompense. — Vohouman est chargé de tenir un compte exact des actions de tous les vivants; Mithra (en zend) ou Miir (en pehlevi) ou Mihr (en persan) veille à la foi des contrats et à la loyauté et à raflabilité des relations que les hommes ont entre eux, en sa qualité de Ized de la bonne foi et de l'amitié; après la mort, le saint Sérôche et Rachne le juste, pendant le compte des trois nuits, sont occupés à évaluer les bonnes œuvres et les péchés. Dâd. xtv, 2-4.
4. Ormazd « est », quant à Ahriman c'est le mot « néant », « non être 3», qui lui convient.
Texistence d*Ormazd est réelle et po&itive, celle d'Ahriman « pouroumahrkô » soit une existence négative : d'autant plus ()ue la première n'aura pas de fin, tandis qu^Ahriman sera anéanti.
5. La dernière phrase do cette profession de foi rappelle quelque peu ceUe phrase du symbole des Apôtres : je crois dans la résurrection de la chair et la vie éiernelle.
t. Hamésiakân ou hamîstakan, pluriel de ha^ mis/â^. Hamistakadj. épithète de Tame qui habite en ce séjour^ par ext. le pluriel de ce mot a été pris pour designer ce lieu.
On ne saurait assimiler complètement le hamistakân au Purgatoire : le hamistakân ressemble au Purgatoire en ce qu'il est le lieu où Ton met ceux qui ayant autant de bonnes œuvres que de mauvaises, ne pouvaient^ aller ni au Paradis ni en Enfer, mais il en diftere en ce que les âmes qui y. sont y demeureront jusqu'à la résurrection sans espoir de pouvoir gagner le Paradis avant le jugement dernier. Voy. Vd.
pehlevi, iv : ce lieu est au-delà du pont où se tient le tribunal des trois juges': il va de la terre à la sphère des étoiles, cf., Mkh., vu. Le Dâd. ch. xxiir, connaît deux hamistakân^ celui du Paradis et celui de TEnfer : en vérité, c'est un dédoublement du hamistakân primitif. Quant à rétymologie de hamistakân, cf. hamêchak « toujours ». La phrase « et je vis les âmes de quelques nommes qui étaient ensemble :&, semble vouloir indiquer une étymologie. car on peut WiQman pitn ham yekoy^emunât havând, ce qui, sous une forme iranienne, serait ki va hamistât hend, Hamistakân serait ceux, ou le lieu de ceux qui
sont dans une situation égale : eii d'autres termes, qui ont un nombre éfcal de bonnes et de mauvaises actions, qui souffrent également de la chaleur et du froid, qui sont également repoussés du paradis et de Tenfer.
2. Exhortation à l'accomplissement des bonnes œuvres. Cf. SNr, m, iv. — St-ochotcharanam (cf. J. Darmesteter, trad. du Vd., introduction, p. xcvi). Un coup de srochotcharana vaut 6 dirhems, et 3oo coups valent un tanafouhr et demi ou iSoodirhems. Vd., iv, ii.
3. Ces âmes souffrent le froid et le chaud en punition de ce qu'elles n'ont été ni froides ni chaudes; comme les Laodicéens, Apocalypse m, i5.
I. Les ch. vii-x décrivent les 4 divisions du Paradis' :. elles sont les mêmes dans Mkh., vu; Dad. XXXIV. — Sur le bien-être et les joies du paradis, voy. Dad. xxvi.