CHAPITRE X
u quatrième pas que je fis, j'arrivai à la lumière duGarotman, séjour de tout bien-être. Alors vinrent à notre rencontre les âmes des trépassés, elles nous saluèrent ^ et prononcèrent des bénédictions, et elles dirent ceci : a Comment toi, ô saint, es-tu venu, de là-bas, ce monde périssable et fécond en douleurs, jusqu^en ce monde impérissable et exempt d'opposition démoniaque. Bois l'ambroisie ^, car ici tu verras éternellement la félicité. »
Après cela vînt à ma rencontre le feu d'Ormazd, Atar Tlzed : il me salua et me dit : « Fidèle serviteur, Arda Vîrâf Vhomme au bois humide, messager des Mazdéens. d Alors je le saluai et dis : « Je suis un serviteur, ô Atar Ized, qui de son vivant, n'a mis sur toi que cfu bois et des parfums vieux de sept ans : et tu m'appelles V homme au bois humide! »
Le Feu d'Ormazd, Atar Tlzed, me ré-
pondit : c Viens que je te montre le lac formé de Teau du bois humide que tu as mis sur moi. » II me mena en un lieu où il me montra un grand lac d'eau bleue et me dit : « Cette eau est celle que laissait transsuder goutte à goutte le bois que tu as mis sur moi ^. »