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CHAPITRE IV

Influence de la puerpéralité sur l’arthrite blennorrhagique

L’arthrite blennorrhagique est-elle notablement favorisée dans son apparition par l’état puerpéral ? Avant de répondre à cette question nous allons étudier l’influence de la grossesse sur la blennorrhagie.

D'abord la blennorrhagie est-elle fréquente chez les femmes enceintes ? Si nous consultons les différents auteurs qui ont donné des statistiques, nous voyons que les données concernant la fréquence de la blennorrhagie chez les femmes enceintessont variables avec les auteurs. Cette variabilité s'explique très probablement par celle des milieux où ils observent. En prenant une moyenne on peut estimer que c'est dans une proportion de 20 à 25 0/0, proportion assez forte par consé. quent, qu'on observe la blennorrhagie chez la femme enceinte.Or lorsqu'une femme blennorrhagique devient enceinte, cette affection subit-elle quelque modificatio n dans son évolution ou dans sa virulence ?

Bumm ayant observé huit femmes enceintes attein-

or

tes de blennorrhagie chronique, et chez lesquelles le diagnostic put ètre confirmé bactériologiquement, constale que «la sécrétion du col n’est pas particulièrement abondante, et ne se distingue en rien, à l’examen macroscopique de la sécrétion qu'on rencontre normalement au cours de la grossesse ».

Malgré l’opinion de Bumm, il est généralement admis que la grossesse exerce une influence défavorable sur

la blennorrhagie: cette aggravation est démontrée par

ce fait que les signes ordinaires de l’infection blennor-

rhagique ont quelquefois paru coïncider avec le début de la grossesse et que d’autres fois, bénins et peu intenses auparavant, ils ont acquis dès les premières semaines de la gestation une acuité beucoup plus grande.

Ilest fréquent d'observer qu’une blennorrhagie qui dans les cinq premiers mois de la grossesse n’a rien présenté de particulier, s'aggrave tout à coup. Les gonocoques semblent subir de l'augmentation. On peut voir des uréthrites apparaître, et quelquefois se compliquer de cystite.

Comment expliquer cette aggravation ? Peut-être dérive-t-elle de la congestion utéro-ovarienne et de l’exagération des sécrélions génitales, lesquelles s’exagèrent avec l'état gravide. D'ailleurs n’observons-nous pas un fait analogue pendant la période menstruelle. Nous savons en effet que chez la femme la période menstruelle semble favoriser la contagion de la blennorrhagie et accroître la virulence du gonocoque. C’est ainsi que telle femme qui,en dehors des règles est peu

apte à transmettre la blennorrhagie, devient sous l’in-

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