A L'HOPITAL
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qu'une troisième opération était chose du passé, il laissait surgir de son cœur des sentiments de la plus tendre reconnaissance envers ses gardes-malades et envers le bon Dieu. “C'est un plaisir d'être malade quand on est si bien soigné. Je suis dans un petit paradis ; moi qui croyais tomber presque dans le purgatoire. Je n'aurais jamais pensé me trouver si bien, moi surtout qui suis si capricieux, si peureux, si propre à rien : on dirait que le bon Dieu prend plaisir à me faire l'épreuve la plus douce possible pour me faire honte de ma lâcheté d'abord, ensuite pour me montrer qu'il sait bien mesurer la pesanteur de la croix à la force de nos épaules. En.un mot, je suis pleinement satisfait et aussi heureux qu'un mortel peut l'être. Pourtant je suis et j'ai été précisérrent dans l'état que je redoutais le plus. J'ai subi une troisième opération : le chirurgien n'a pas menagé le couteau, ni le fer rouge, je te l’assure. J'ai passé une semaine au lit et j'ai subi certains pe-
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