‹ Arthur de Bretagne; drame en quatre actesChapitre 38 sur 55 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

TRISTAN (// es! élt'ndu sur un lit de paille)

Etre si près de Rouen et ne lapcrcevoir qu'à Iravers des barreaux !... Seul ! toujours seul !... Le jour avec le soleil, et la nuit avec la lune ! Compagnons poétiques, mais insuffisants !... Et qu'ai-je fait pour mériter traitement semblable ? Je me suis laissé prendre au bon vieu.t vin de Budik, à ce Sainf-Pourçain fameu.x et soporifique- Quel tour il nous a joué ! Lt quand on pense que le duc a failli s'évader ! Ah ! si pareil malheur était advenu... infortuné ! tu ne serais pas seulement sous terre h cette heure, lu serais cfedans !... Brrr... (// frissonne.) Qu'il est loin ce temps où, sur les bancs do l'école du prieuré de Saint-Victor et du cloître Notre-Dame, tu recevais les premières notions de la grammalique et de la dialectique, ô Tristan ! 0 les jolies disputes et les mer-

veilleuses querelles, au sujet des textes cfu moine de Cluny, de Pierre Abailard.

(ialloruni Sorrales, Plato luaxinius Hesperiaruiu, Noster Arisloteles !

.onxme Ta écrit de lui le vénérable abbé Pierre... FA quand nous ruinions les bourgeois de Saint-Marcel <»u de Sainl-Germain-des-Prés !... Quand nous asominions leurs \alets !... Nous !... c'est-à-dire les autres, lar je dois avouer que je n'ai jamais assommé personne... .Vu contraire. On vient !... On descend l'es- < alicr... Est-ce la délivrance ou la mort ?...

Une clef grime </'/n.s lu i^rrntrc ^l la parle du cachot s'ouvre. Enlre Aniuury, portant une lanterne lionrde et précédant le roi Jean et le sire de Manlnc. I.rurs chaperons sont abaissés ri leur cachent une. partie du visage.

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