‹ Arthur de VarennesChapitre 12 sur 19 · A UT HT K · texte numérisé non relu

A UT HT K

qui m éclairât, îi faut donc attendre i

— Oui, vous avez raison, il faut attendre: mais je suis un peu curieuse, et tout ce qui ressemble à un mystère m'intrigue et m'occupe beaucoup !

Pourtant, parlons plus sérieusement ; vous savez par Desrocbes la mort de M. Dusolier, et que c'est ce pauvre jeune homme qui en est la cause involontaire, je le crois, car depuis cet événement sa tristesse a été bien désespérée.

L'irascibilité nerveuse de M. Dusolier:

sa ii îté railleuse et parfois méchante laissaient djeviner en effet une nature emportée. Cependant, qui eût pu croire

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à nnr fm si déplorable. Itw lu»'- efi duel me st mMe aae chose affreuse I C'est I regque toujours pour nu >uj<it futile,

pour une pause que I*' rai-nnncmrnf ne

saurai! admettre qu'on net Cépée a la main.

Rendez le sang froid ii deux hommes qui vont se battre, mettez de côté un point d'honneur souvent difficile à ex pliquer, el vous les verrez s'étonner de se haïr et de vouloir verser le sacg l'un de l'autre.

Quelquefois une noble cause .1 agute-

demande une réparation,, une \en-

. Alors un duel est chose sacrée,

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alors j'admire le courage de deux hommes affrontant, non-seulement la mort, mais le reproche qu'ils auront a s'adresser un instant plus tard, d'avoir donné la mort à leur semblable.

— Oh! que vous dites vrai, Berihe, et taie votre éloquence a de justesse et de sensibilité. Ces regrets dont vous parlez, ce cri d'une conscience inquiète et qui s'interroge, Desroches éprouve ce tourment en ce moment. Et pourtant c'est un digne cœur! S'il s'est battu, c'est que du sang seul pouvait laver l'injure que M. Dusolier lui a faite... Mais permettezmoi de ne pas m'arréler à ce souvenir,

DE \ ^ BENNES. 1 S i

mon indignation m'emporterait trop

— Galmez-vous, Arthur, ef mettez au rang d'une noble générosité, que personne ne pourrait condamner, l<> motif <jui vous avilit armé contre M. de IVronne. Je vous ai dit, je le sais, que je ne songerais plus a cet instant ennuyeux t\r ma \ ie, mais je vous ai promis aussi i[uc votre généreux dévoûmeni resterai!

à tout jamais gravé danâma mémoire.

Pardonnez-moi donc d'avoir encore ramené votre ; ensée vers le duel. De cette manière, cria ne saurait |»lu^ vous êlrc çréable.

— Non, Berthe, tout ce qui vous regarde m'intéresse. Avoir eu l'honneur de me battre pour vous est un bonheur, et je m'attache a tous les souvenirs qui sont bons et heureux ! Ne trouvez-vous pas que dans la vie le moment présent est bien peu. Souvent on espère beaucoup et la réalité ne tient pas toujours les promesses de l'espérance! mais qu'il me paraît au conlraire que les plaisirs qu'on trouve dans des souvenirs agréables, s'animent et se parent de nouveaux attraits a mesure que la mémoire nous les redit , et que l'enchantement croît plus le temps éloigne de nous les recherches que notre pensée invoque.

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