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• beaux cheveux blancs, u>us auriez lair <le deux frèrejs.
— Vraiment, \<m> trouvez, »lit le le de Va re nues donl !e> demie
paroles de BerlUe avaient attiré L'atien-
— Oui, je remarqua qu'eu Ire vous, il \ a une extrêmç ressemblance, répondit Befthe.
— El tout ce que vous n'oseriez peutêtre pas ajouter, maelière enfant, m«-i, je (e dis, reprit la comtesse de s i i u i;i 1 1 » % : c'est que ce sont deux fort beaux cavaliers! La pâleur du vicomte Arthur est pleine de pensées mélancoliques, <>-■ pendant , la douce t ivacité de sa
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grands veux noirs indique que la confiance d'une belle âme est en lui.
Son front haut, développé, siège d'idées nobles et grandes, certifie d'une vaste imagination et d'un fort grand esprit. La franchise de son sourire dit qu'en tout il est ^rai, et que c'est une riche, belle et heureuse nature.
— Voila un portrait tracé de main de maître, dit [Albert, mais ce n'est pas (ont et je réclame celui de mon futur beau-père ?
— Crois-tu, mon ami, que cela soit bien difficile, et que je serai embarrassée pour dire, que comme celle de son
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Ris, la haute taille du oomte de Varannés esl pleine de noblesse, que ^i< che veux blancs, don! parlait Beftbe, sont d'une beauté qui tout en commandant le respect, font cepçndanl apercevoir que réclat de ses yeux est bien vil, que ses dents sont fort belles , et qu'à soixante ans, qu'a, j<e crois, le euinie c'esl encore un homme très jeune !
— Cinquante-huit, si vous voulez bien le permettre, ma belle amie!
Fort heureusement pour moi, la oon versât ion était devenue générale, el mon embarras en entendant Berthe me parler de madame Dusolier, ;:n.oI eu le lemps de disparaître. L'interpellation
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ÀUTHUK
qu'elle me fit en me demandant si je pensais a Marie, était si directe qu'elle m'avait troublé. Faudrait-il donc lui
laisser croire que j'aimais Marie?
Pourrais-je5 parjure a mon amour pour elle, lui laisser me dire que je pensais a une autre.
Vertu, courage, lois de l'honneur, oh!
donnez-moi la force de me taire toujours!
ciupitiu: o\zi/:mu
Mariag<
Ce fui dans la chapelle du château <!«* Livry, que le comte <l<i Varennes el la comtesse Alphonsine de Simiane, pronoucèreut Ui serment qui les unissait run a l'autre !
Il l«
L'aurore d'un beau jour s'était levée pure et sereine pour éclairer la solennité de ce mariage. La jolie chapelle était parée de fleurs, et les bénédictions et l'encens venant de l'autel, jetaient leur riche parure sur la tète des deux époux.
Les blancs cheveux de mon père ; sa belle figure empreinte du calme d'une conscience pure avait une expression de souveraine beauté.-
La comtesse de Varennes émue, impressionnée en appelait aux regards de son fils pour exprimer son bonheur.
C'était ii lui qu'elle reportait toutes ses sensations; et, miroir fidèle, la joie
n air racliéu\j disaient que <\ mère était bien heureuse eil ce ttto-
rtlie étail pâle! un monde de pens éclatail dans sa physionomie, l cérémonie lui rappelait le jour où, elle a usai, étail aux pieds «les autels !
Bien <! s a oé< s >Vdai.*nl écoulées depuis qu'elle était Ja femme d'AUb -ri, et une félicité parfaite avait toujours été
son partage î
De ce jour, elle devenait ma -omit, et
n on amour me rendait le plus malheti-
i d p hommes!... Ce n'est plus >ru-
lemenl l'honneur, le repos d'Albert, que
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cet amour 'attaquait ? ii offensait aussi mon père !
Il avait été décidé que le comte et la comtesse de Varennes feraient un voyage en Touraine en suite de leur union. Je n'avais pas encore promis a mon père, qui le désirait vivement, de l'accompagner pendant ce voyage, je résolus de m'y déterminer. Il fallait fuir, me soustraire au danger d'une vie trop chère, et qui enflammait tout mon être !
Les paroles sacramentelles furent prononcées, et nous quittâmes la chapelle.
Le hrasque j'offris a Berthe était tremblant, et je frémis d'émotion en la sentant si près de moi.
in. \ au nv 22!»
— Arthur, me dit-elle) voila madame de Simianc comtesse de Varennes, qui aurait deviné cela il \ a six mois .'
— Oui, Berthe, madame de Simianc est comtesse de Varennes !••• Ali! pour la première fois de ma vie, j'envie mon père aujourd'hui.
— Vous, Arthur, et comment? Dites que vous vous applaudissez de voii ses désirs comblés, mais ne parlez pas d'envie. Ne pourrez-voûs donc, vous aussi, donner votre nom ii la femme que vous
aime/
— Ah ! Berthe, cela <i-i impossible!...
— Pourquoi? Marie n'est-^lle i»;i- libre .' voire amour «pu était un crime il \
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a quelques temps, est maintenant louable et naturel. Un peu de patience, et nous assisterons bientôt a votre hymen î...
— Ah! ne me dites pas cela, ne m'en parlez jamais, vous me mettez au désespoir!...
— Mais, en vérité, Arthur, je ne vous comprends pas; de la douleur, du désespoir, quand vous pouvez si facilement être au comble de vos vœux !
— C'est que mon amour, que vous croyez tout à Marie, est un mensonge... C'est que ce n'est pas elle que j'aime. Et nies yeux, ma pâleur, mon (rouble aehe-
DM v\i;i NNIS, J
\èrenl de prononcer le non que m;t jonche se refusait a laisser échappe*!!..
Nous étions arrirésdadsle grand salon de Lii i \ , et le portrait de Julie de Vareaneç, de ma femme si i ita oubliée j»«n- moi se présents à dos re.
Loraque j'avais décidé «lu m'intftettar à Livrv, j'avais (ail venir de Paris ce portrait) auquel j'attachais beaucoup de prix,
La vicomtesse de Varennes j était représentée de grandeur naturelle 1 1 vêtue de son costume «le mari
— Pauvre Julie! me dit Berthe , ne
pensez-vous donc plu> h el
Oh 1 < lie esl toujours ma pi »n i -
dence consolatrice ; je ne saurais l'oublier; mais elle est au ciel, c'est un ange! moi, je suis sur la terre, et un homme bien faible !
-—Mon cher Arthur, me dit la nouvelle comtesse de Varennes, qui s'approcha de nous en cet instant, l'union qui vous a fait aujourd'hui mon fils me donne le droit de m'occuper de votre bonheur. Le jour ne viendra-t-il pas bientôt où je pourrai, en bénissant la campagne que vous choisirez, assurer votre félicité. Votre père désire ardem^ ment que cette année nous voie tous réunis a Paris. Mon Albert sera bien salisfait de quitter enfin la province. Berlhe
sera plas .1 sa place au milieu des <;I<-gantes Parisiennes; c'esl un meurtre de la condamner ii la vie provinciale. Il faut qu'un poste brillant mette son marj en évidence, il doit devenir arabitieurel songer à préparer un avenir brillant a Maxime, qui n'esl encore qu'on enfant, ei dont nous ferons un homme!
— Eh bien! Arthur, médit Albert, <iii(N-\ous du projet du comte de Var nés, il w\\\ absolument me faire nommer conseiller d'Etat, il prétend • Paris seul on pcul rtvre quand ou es!
jeune ! Que toute autre ei i esl mo-
notone, Froide, e ! Que la royauté
de Juillet qu'il fuirait, s'il ne songeail
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qua lui personnellement, trouve grâce devant ses yeux en pensant a nous. Le pays avant tout, me dit-il, servir son roi est parfois un bonheur, servir son pays est toujours un devoir!
— J'applaudis a ce projet de mon père, mon cher Albert, et je pense comme lui, ee n'est qu'à Paris que vous serez a votre place.
Louise et Georges de Selvigny avaient seuls assisté au mariage.
Le déjeûner qu'on nous servit vit donc réunis presque tous les membres de la famille de Simiane, à l'exception de M. de Garaman qui était retenu à Paris par une forte attaque de goutte.
Pendant la causerie «lu pwior mt- , lr> paroles , L'un bout 4e la
table à l'autre, étaient >i générales, que je pus m'isoler en el réfléchir aux
événements qui venaienl de s'accomplir us quelques heures.
La réflexion une fil voir toute L'étendue de la faute que j'avais commise en fallu4 l'avetl de mon amour. Si cèl aveu n'avait pas été accompagné de paroles qu'elle m4 jmt entendre, elle uen savait i qs que mon cœur
: loul à elle!... Je n'avais pins le di de presser La main d'Albert sans tressaillir de bonté! Pouvais-je même soutenir
ns rou ir! Quoi !
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c'était moi qui irais jeter le trouble dans la nouvelle famiiie qu'il s'élait ckoisic. Ah! je me ferais horreur à moi-même!
Berlhe me regardait avec tristesse, et la douceur de ses yeux semblait animée par la compassion plutôt que par le courroux.
Une vive rougeur, le tremblement qui la saisit en m'entendant lai dire que c'était elle que j'aimais, me persuadèrent seuls qu'elle m'avait compris.
L'appel qu'elle fit a ma sensibilité fut louchant. Elle savait bien que me parler de Julie, c'était me faire songer au devoir, a l'honneur, et que ce ne fut jamais
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eu vain qu'on invoqua auprès <l" moi do auxiliaires.
il respirait sur toutes les figures qui m'entouraient un air de bonheur >i grand, que le désespoir qui était au fond de mon âme, et que mes traits Rêvaient réfléchir, aurait semblé bien extraondinaire à qui m'eût observé^ mais l'animation, la joie, étaient >i réellement dans tous les cœurs que ne \> as les partager \\Ar impossible, et que l'idée n m put venir a personne.
Berthe, cependant, paraissait n