‹ Arthur de VarennesChapitre 3 sur 19 · CHAPITRE qiU TRIE ME · texte numérisé non relu

CHAPITRE qiU TRIE ME

Desroches,

Mon m ignation, en songeant h IVpouvanlarble conduite de madame Ri ncval, étail extrême,

j'avais besoin <i«i revoir Desroches, de lui [Kir! pwiqueméchanle

pour la femme du procureur général, et si digne en même temps quant a madame Dusolier ei à moi, nie faisait soupçonner que lui aussi était instruit de ses relations intimes avec le substitut

Et jetais le prétexte des abominables calomnies de madame Renneval. Mon amour pour une autre avait obscurci ma raison. Je n'avais pas réfléchi que mon assiduité auprès de Marie pouvait donner lieu a des suppositions infâmes.

Cette douceur, ce calme que je ressentais auprès d'elle, elle semblait les partager, ma présence ne paraissait jamais lui être importune. Son émotion, en me revoyant, avait été visible.

Etais-je donc plus imprudent que je

DR \ 1BENNES. (il

ne le supposais? tarais-je h me reprocher d'avoir fait naître un >ei.limenl OOUpable dans l'âme candide de Marie.

Outre ^a réputation attaquée par le^ horribles paroles d'une furie jalouse et em ieuse, avais-je causé un autre mal et devais-je me croire plus répréhensible

encore.

Celte idée m'effraya. Les propos de la malveillance ont un écho dont le retenant s'étend au loin et déchiré les meilleures réputations, mais les souffrances d'un cœur atteint dans sa tranquillité douloui une Marie pouvait en offrir l'exemple, sonl intraduisibles el sans pareilles.

En celle circonstance, l'amôur-pro-

02 AUTlUR

pre ne m'aveuglait pas en de chimériques suppositions. J'en avais peur, je voulais douter, mais l'idée que Marie m'aimait me revenait toujours.

Et c'était moi qui aurais à me reprocher d'avoir troublé cette âme naïve !

Moi, malheureux, dévoré .d'un amour impossible.

Car, je ne pouvais plus me le dissimuler, ma passion pourBerthe exerçait un empire absolu sur mon cœur.

Et il avait fallu, que malgré toutes nos précautions, je devais rendre cette justice a M. de Péronne, qu'en cette occasion, il s'était conduiten galant homme, on recherchât d'autres causes à notre

Page 1