‹ Arthur (volume 4)Chapitre 39 sur 58 · H 1 II l H · texte numérisé non relu

H 1 II l H

a\;ul-il clail séduit pai* les riuiliU'S de celle vie sensuelle

•In me (lis|)osai donc à quiller l'Ile.

In inonieiil, je l'avoue , j'éprouvai une va- [{ue IrJslesso : j'abandonnais le cerlain pour rincerîain. Sans doute eelle vie matérielle que je déflai;(nais avait ses désenchanlements ; mais ( sl-il rien de complet au inonde? La vie la plus étliérée , la plus quintessenciée n'a-t-elle pas aussi ses désillusionnemenls ?

Mais pouvais-je hésiter qunad je \ojais du Pluvier s'obstiner à demeurer avec moi ? , . .

Avant de partir je voulus assurer le sort des esclaves; je les fis venir, cl, sans leur parler de mon projet, ni de la cession que je faisais de leurs personnes, je leur i-emis à cbacune cinq cents francs, somme considérable pour elles, et qu'elles reçurent pourtant avec assez * d'insouciance.

Puis, ayant mandé le renégat de khios qui faisait les affaires du marquis Justiniani, je lui appris que je mettais du Pluvier à mon lieu et place comme locataire du palais et comme maître des esclaves , lui recommandant cvpressémenl de n'avertir celles-ci de ce

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Du Pluvier reviiil encluuité.

il me pria de lui laisser mes cosliimes albanais, voulant, disait-il, entrer de suite en jouissance, et n'ayant pas le temps de se faire costumer.

J'y consentis, et je l'aidai même à se travestir : il était impayable ainsi.

H me demanda ensuite de le présenter aux esclaves comme leur maître futur.

Je m'en gardai bien , ayant la fatuité de croire à une sorte d'émeute parmi ces dames, si elles se voyaient abandonnées par moi.

Je leur dis au contraire que j'allais à bord f!u vaisseau, comme cela m'arrivait souvent de- })uis quelques jours, et qu'elles eussent à tenir compagnie à mon ami en mon absence...

Xoéml regarda du Phuier d'un air sournois , Dapbné sourit avec mépi-is , et Analliasia piit une expression l)oudeuse.

Assez inquiet sur b's disposilidus liilures des fei/unes de du Pluvier, je lui serrai la main, ci, véritablement ému, je (piiltai le palais ....

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