‹ Arthur (volume 4)Chapitre 40 sur 58 · A HT H I · texte numérisé non relu

A HT H I

La clialoupc di' la Irrgalc m'atloiidail, je fus l)it'nlùt à l)()rd,

M. fie Fcrst'ii se montra (runi' Iri'S-jjiaciousc ol)li<](Mii<'(> pour moi, cl mon passade sur li- bàlimcnl lusse me lui accordé [)ar le capitaine avec le plus aimable empressement.

Deux lieurcs après mon départ du palais, nous mimes à la voile

La résolution de du Pluvier lit assez lonjjlemps le texte de nos plaisanteries.

Après quelfpies bordées, nous arrivâmes en vue du palais Carina, qui s'élevait à micùte. Ine partie du parc descendait sur le rivage.

A l'aide d'une longue-\uc, je regardais avec tristesse cet admirable pays... que je quittais à tout jamais, lorsqu'un singulier spectacle attira mon attention.

Sans doute averties de mon abandon par le renégat et par le départ de la frégate , je vis les esclaves descendre précipitamment et en désordre le long de la prairie et s'assembler sur le bord de la mer en étendant les bras vers le vaisseau d'un air désespéré.

Puis, voyant qu'il s'éloignait toujours, Xoémi, dans un accès de fureur extravagant, arraclia son fez... le foula aux pieds, et bientôt son

LE DKFART. isi

épaissn clievelure })riinp flotta au len!. — l'.llp était belle comme une Euménide...

Dapliné, concevant peut-être quelque espoir, agitait son écharpe de soie en manière de signal, tandis qu Anathasia la blonde était agenouillée sur la grève.

Bientôt je vis du Pluvier, beaucoup plus qu'à l'aise dans mon costume albanais, accourir aussi j)récipitammenl sur le ri\age, suivi de la vieille Cypriote et des deux nains qui faisaient mille gambades.

Sans doute, le nouveau sultan venait engager les odalisques à rentrer au sérail.

Mais, malheureusement, les odalisques étaient d'un caractère assez réiif et le sultan d'un esprit assez peu persuasif; car, après quelques paroles échangées par l'intermédiaire de la vieille Cypriote, toutes les femmes fondirent comme des furies sur du Pluvier, qui disparut Complètement au milieu de leurs bras levés et menaçants.

Je ne pus voir la lin de cette scène divertissante, car la saillie d'un promontoire que nous doublions vint complétemeul masquer celte jtariie de la côle.

I ne demi-heure apiès, le capitaine i-usse me dit :

IS2 \HTHIH.

a .]o voudiais l)i('ii savoir' ro (juc c'est qiif colU' l'paisso riimrc (jii'oii mil s'élever au-dessus (les terres de Khios... dans la direcliou du palais (|ue vous habitiez?

ji'idée de \oémi de brûler le palais si je l'ahaiidonnais nie reiitil aussitôt à l'esprit.

Ce projet venait-il d'être mis à exécution j)ar ces lolles? Qu'était devenu du Pluvier?... avait-il été brûlé par ses esclaves enlacé ou non (/rats (ciirs bras / c'est ce que j'ignorais absolument, et nous perdîmes bientôt de vue les côtes de l'île de Khios dans une profonde inquiétude sur le sori du pauvre du Pluvier.

LA PRIXCESSE DE FERSEX.

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