‹ Arthur (volume 4)Chapitre 51 sur 58 · I. \ TRADITION · texte numérisé non relu

I. \ TRADITION

VOUS auriez véritaljleiiier.t sur le luanagp ces idées d'une délicatesse peut-être exagérée?...

— Sans doute, madame, ou du moins je les emprunte, dans ma prédiction, à celui qui un jour doit être assez heureux pour se charger du bonheur de votre tille... Aussi ne trouvez-vous

pas qu'un mari tel que je le lui prédis beau,

jeune, bien né, spirituel et charmant, qui peuserait ainsi... lui offrirait de grandes chances de félicité durable; car, j'en suis sur, mademoiselle Irène sera douée de toutes les précieuses qualités de l'àme qui peuvent inspirer et apprécier un tel amour.

— Ah! sans doute, ce serait un beau rêve... Je vous le répète, seulement ce qui m'étonne beaucoup, c'est que vous fassiez de pareils rêves, — me dit-elle d'un air assez moqueur.

— Mais pourquoi, madame?

— Gomnu'iit? vous, monsieur, qui êtes venu chercher en Orient l'idéalité de la vie matérielle!...

— delà est vrai, madame, — luidis-je à voix basse en la lejjardanl lixenient ; — mais aussi, n'ai-je j)as à l'instant quitté cette vie, lorsque j'ai du au hasard de connaître, c'esl-à-dii-e de pouvoii- adorer une it'éalité toute contraire, relie de resj)ii[ , de la grâce et du cœur?...

212 AKTHIR.

Madame (\o Foison nio jola un roup-«I'(i'il sôiôro.

.lo no sais ce qu'ollo allait nio rrjxjiidi-o , lorsquo son mari outra pour mo domandor si je savais l'air i\ Anncrrou chez Poh/nY/fr.

Depuis lo jour où je lui avais l'ail un aveu , madame de Fersen me parut vouloir éviter avec soin de se trouver seule avec moi, quoique devant nos compagnons do voyage ses manioros n'eussent pas changé.

Mais, grâce à la singulière affection que j'inspirais à Irène, la piinc; sse put difficilemonl accomplir son projet.

Dès que je paraissais sur lo j)ont ou dans la galerie, l'enfant me prenait par la main et m'amenait près de madame de Forsen , en me disant : — Venez, j'aime à vous voir près de ma mère...

D'abord je ne pus m' empocher de sourire du dépit de madame de Fersen , qui se trouvait ainsi quelquefois obligée à des tète-à-toto qu'elle voulait éviter.

Puis craignant que cotte contrariété, que je lui causais involontairement , mo fil prendre en aversion par elle, j'essayai de me refuser anx instances d'Irène. Voyant qu'elle s'opinià-

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