‹ Arthur (volume 4)Chapitre 52 sur 58 · LA TRADITION · texte numérisé non relu

LA TRADITION

trait, fk'uv ou Irois iois je la renvoyai assez diiremenl.

La pauvre enfant ne dit pas un mot, deux jî[rosses larmes roulèrent le long de ses joues, et elle alla silencieusement s'asseoir loin de moi et loin de sa mère.

Celle-ci voulut s'approcher d'elle pour la consoler, mais Irène repoussa doucement ses caresses.

Le soir elle ne voulut pas manger, et sa gouvernante, qui passa la nuit à la veiller, assura qu elle avait à peine dormi, et qu'à d'assez longs intervalles elle avait silencieusement pleuré.

M. de Fersen , qui ignorait la cause de l'indisposition passagère de sa lille, n'y lit pas une grande attention, et l'attribua à l'excessive susceptibilité nerveuse de Tenlant.

Mais madame de Fersen me jeta un regard irrité.

Je la compris.

Mon aveu, en la mettant en défiance, avait dû lui ("aire éviter les occasions de se trouver désormais seule avec moi.

Irène ressentait un assez grand chagrin de celte sorte de rupture; nécessairement la princesse me regardait comme la cause première

(\o la Iristcsso i\o sa (illc , (jii'cllc aimait avec une lolk' passion.

.Madame (\v Fcrscn avait donc raison de me haïr. Je résoins de inctlrc nn terme à la dunlenr d'Irène.

.le profilai d'nn nirtmenl où jêlais stiil avec madame de Fersen pour lui dire : — Pardonnez-moi, madame, un aveu hien insensé... .le le re}{relte dautanl plus (ju il n'a pas élé élran- [\cv au chagrin et au\ soulTrances de votre pauvre enfant... .le vous donne donc ma parole, madame, de ne jamais plus vous dire un seul mol qui puisse apporter de nouveau le moindre trouble dans les joies de votre amour maternel, et m' exposer ainsi à perdre vos bonnes jjràces qui me sont si précieuses...

Madame de L'crsen me tendit la main avec un mouvement de reconnaissance charmante, et me dit : — Je vous crois, et je vous remercie du fond de l'àme, car ainsi vous ne me séparerez plus de ma fille !

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