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Hélène î... qui vous avais aime dès renfance, et qui venais de vous faire Taveuleplus conliant et le plus loyal : — Hélène , vous avez tout calculé ; vos aveux, votre tendresse ] vos souvenirs, tout cela est feint et menteur; c'est un infâme artifice , car vous ne songez qu'à MA FORTiMi. — In pareil soupeon tue raffection la plus outrée. Je vous aurais tout pardonné, perlulie, inconstance , abandon, parce que tel coupable ou criminel que soit renlraincment des passions, ce moi passion peut lui servir d'excuse ; mais cette défiance froide , hostile et liideusement égoïste , qui , couvant des yeux son trésor, soupçonne les plus généreux sentiments d'y vouloir puiser, ne peut être causée que par la cupidité la plus basse ou la personnalité la plus honteuse. Vous blasphémez et vous mentez en invoquant le souvenir de votre père... Votre père était assez malheureux pour croire au mal, mais il était assez généreux pour faire le bien. \e me parlez pas de repentir..., chez vous l'instinct d'abord a parlé ; votre première impression a été infâme... le reste est venu par réflexion , par honte de cette indignité ; cela ne me parait que plus méprisable, car vous n'avez pas même l'énergie persis-
taille (lu mal : vous en avoz la lionlo , cl non pas le remords, r
Jamais... je ne pourrai rendre la confusion, la rage , la haine , le désespoir , qui m'exaltèrent après avoir lu cette lettre, en me voyant joué si froidement , et si injustement accusé ; car , après tout , ce doute avait été dû à une influence suprême , et je ne me sentais aucunement cupide. Mon regret , ma résolution d'épouser Hélène malgré ses dédains , l'abandon que je lui avais fait de mes biens, me faisaient assez ressentir que j'avais aussi en moi de nobles et généreuses inspirations.
Xéanmoins, en me rappelant combien j'avais été tendrement aimé, et me voyant alors si profondément méprisé , je compris tellement que tout espoir était perdu que je sentis, ainsi que je l'avais déjà éprouvé , une sorte de vertige s'emparer de moi en voyant l'avenir de ma vie changer si soudainement ; il me sembla que, de ce moment, je me vouais résolument à ma perte, et c'est avec un regret déchirant que je m'écriai : .; Hélène , vous m'avez été impitoyable ; vous aurez peut-être un jour à répondre d'un avenir bien fatal ! •
nu: \HTHIR
Le soir même je partis pour ParJs , désirant Y arriver au milieu de l'hiver, pour m'y trouver au rœur de la saison, et chercher à m'ctourdir par les distractions de cette vie ardente et agitée.