‹ ArthurChapitre 37 sur 89 · Il T H l H · texte numérisé non relu

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son courrier parlil , cl il nionlii t'ii voilure. .: La course est pour deux Jieures, — me dit M. de Ccruay ; — le temps est iiiagniii(|ue ; j'ai cm oyé mes chevauv à la porte Dauphine ; si vous voulez faire ensuite un tour au bois, j'ai un cheval à vos ordres.

— Mille grâces, — lui dis-je, — j'ai aussi envoyé les miens. Mais cette course est-elle intél'essante ? — demandai-je au comte.

— Elle ne Test malheureusement que trop : — deux milles à courir, trois haies de (piatre pieds et demi, et, pour bouquet, une barrière li\e de cinq pieds à franchir.

— C'est impossible, — m'ccriai-je ; — pour dernier obstacle une barrière hxe de cinq pieds î Mais sur cent chevaux il n'y en a pas deux capables de prendre sûrement un tel saut après une pareille course; et, si on le manque, c'est à se tuer sur la place.

— C'est justement cela, — reprit le comte en soupirant; — aussi je suis au désespoir d'être juge, ou plutôt témoin de cette espèce de défi meurtrier, qui peut coûter la vie à l'un de ces deux braves gentlemen \ si ce n'est à tous deux ;

' Ce mot anglais (jenllcmati ne signifie pas (jeutUhomme dans ane arcpption arislocralique, niais liomme parfailemoni bien éleré et de liés-J)ouue cunipagDÏr, de quelque condiliou qu'iJ «oit ; on devrait peot-

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mais jo n'ai pu absolument refuser ces péniJjles i'onctions,

— Que voulez-vous dire? — demandai-je à AI. de Cernay.

— Oh! — reprit-il, — c'est tout un roniau, et un secret aussi triste qu'incroyable; je puis d'ailleurs vous le confier maintenant ; car si, pour plusieurs motifs, personne au monde n'en est encore instruit, dans une heure d'ici, cji voyant le dernier et terrible obstacle qui fait de cette course, engagée sous un prétexte frivole, une espèce de duel entre les deux jeunes gens qui la courent, tout le monde en devinera facilement la cause et l'objet. ;>

Je tâchais de lire dans les regards de .M. de Cernay pour savoir s'il parlait sérieusement ; mais, s'il plaisantait, ma pénétration fut en défaut, tant il semblait convaincu de ce qu'il disait.

a Enfin, — reprit-il, — voici le mot de celte aventure, véritablement extraordinaire* Une des plus jolies femmes de Paris, madame la niar-

étré l'importer dans la langue française comme tant d'antres expressions anglaises. Dans notre époque, où l'on nie foute supériorité de naissance et de fortune pour n'accepter que la supériorilé d'éducation et de position , il est singulier que le terme manque pour exprimer la réunion de ces avantages.

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