‹ ArthurChapitre 39 sur 89 · LES GENTLEMEN R I D E R S · texte numérisé non relu

LES GENTLEMEN R I D E R S

Faux ou vrai, tout ce que m'avait dit M. de Cernay excitait si vivement ma curiosité que j'avais la plus grande hâte d'arriver sur le lieu de la course.

Xous nous rendîmes donc au bois de Boulogne par une belle journée de février. Le soleil brillait ; l'air vif et pur, sans être trop froid, avivait la figure des femmes qui passaient en

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voitures décoiuerlcs poiii' se rendre au rondpoinl, terme de la course dont on a parlé.

\ous nous arrêtâmes à la porte Daupliine pour prendre nos chevaux de selle ; les miens subirent encore une sorte d'examen de la part de M. de Cernay, examen qui le conlirma sans doute dans la haute opinion qu'il avait déjà conçue de moi, et qui laissa, je l'avoue, ma vanité fort paisible.

Quant à ses chevaux, ils étaient, comme tout cequil possédait, d'une perfection rare.

M. du Pluvier me prouva ce dont j'étais dès longtemps persuadé, q'est qu'il y a pour ainsi dire des gens organiquement voués à toutes sortes d'accidents ridicules ; ainsi à peine fut-il à cheval, qu'il se laissa emporter par sa monture. \ous le croyions à quelques pas derrière nous, lorsque tout à coup il nous dépassa en partant comme un trait ; nous le suivîmes assez longtemps des yeux, mais son cheval prenant tout à coup une allée transversale, la réaction de ce brusque mouvement fut si rude que M. du Pluvier perdit son chapeau, et puis il disparut à nos yeux.

Xous arrivâmes paisiblement au rond-point avec Ismaël, en riant de cette mésaventure ; car j'ai oublié de dire que, poussant rallentioii

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