‹ ArthurChapitre 56 sur 89 · U.\ AMI. ^Ô'J · texte numérisé non relu

U.\ AMI. ^Ô'J

ibrl ridiculo, suit, mais cela est ainsi, n'en parlons plus.

— In mol encore, — me dit le comte; — voulez -vous pourtant parier avec moi deux cents louis, que, lors de son retour, vous serez présenté et admis cliez madame la marquise de Pënàliel, au plus fard un mois après son arrivée ?

— D'après ma deuumde i*

— \on sans doute, au contraire.

— Comment, au contraire? — dis-je an comte.

— Certainement, je vous parie que madame de i*('nàiiel vous rencontrant nécessairement dans le monde, et sachant que vous ne \oulez l'aire aucuns frais pour lui être présenté, s'arrangera, par esprit de contradiction, de i'acou que cela soit pourtant, et presque malgré vous.

— Ce serait sans doute un fort grand triomphe dont je serais on ne peut plus fier, — répondis-jc au comte; — mais je n'y crois pas ; et j'y crois si peu que je tiens voire pari, à savoir qu'après un mois, à dater de son retour, je n'aurai pas été présenté à madame de Pënàliel.

— Mais , — dit AI. de Cernay, — il est hien entendu que si la proposition vous est faite de

J(iU AUllIlh

SU j)arl \uiis ne iciiist'i'rz pas i-l (jin;

— il est l)ion eiitondii, — - dis-jc au coinlc vn lintciTonipant , — quo je n'accuoillciai jamais Il lie prêvciiaiice toujours honorable el ilalleusc par une grossièrelé ; ainsi, je vous le répèle, je liens voire pari.

— Vos deu\ cenls louis sont à moi, — -me dit le comte en me quiltant; — mais tenez, — ajoula-l-il en me tendant la main, — merci de votre franchise.

— De quelle franchise ?

— Oui, de ce que vons m'avez (Ht si crûment... ce que vous pensiez au sujet de f amitié; c'est une probité rare.

— Avec la discrétion, ou plutôt la dissimulation, ce sont mes deux seule.s et uniques qualités,— dis-je au comte en lui serrant aussi cordialement la main.

Et nous nous séparâmes.

ii.\ ni l'ra^.MiKii vollmi:.

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