‹ ArthurChapitre 6 sur 89 · LA P.OITE DE POSTE. I · texte numérisé non relu

LA P.OITE DE POSTE. I

il rcloussa ronime s'il allait pxpiror, 1p vieux poussif!

— Ah! tu ne payes que vingt-cinq sous! et tu m'appelles ton bon ami ! ah ! ra te û\it du mal d'aller vite! Attends! attends! vieux fessemathieu, que je dis en enfourchant Délinquant ; ']g vais t'en donner, moi, du tout petit trot! Et v'ian... je vous pars à triple mors, et je vous trimballe le berlingot à tout briser, mais d'un train, mais d'un train, que le vieux roué m'aurait payé à mille francs de guides, comme on dit que payait le grand Xapoléon, qu'il n'aurait pas été plus vite; sans compter que, pour mieux orner ma course, je ne coupais pas un ruisseau, pas une saignée... J'arrivais là-dessus au galop... et v'Ian ! Il fallait

'voiries sauts de côté que faisait le berlingot en fringalant : seulement, on doit être juste pour tout le monde, mais faut qu'il ait été fameusement solide, le berlingot! pour ne s'être pas rompu mille fois !

— Mais, malheureux, — dis-je à mon guide, — tu risquais de tuer ce malade!

— Le tuer! ah! ben oui... le tuer! le vieux brigand! je n'ai pas eu assez de bonheur pour ra. Enfin nous avons été un tel train, monsieur, que, malgré les sables où nous sommes,

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arec seulement un cheval de renfoif, je l'ai mené h *^*, et il y a deux postes et trois bons (juaris, en une heure et demie!

— Diable! — lui dis-je; — en effet, c'est bien aller.

— - .Mais attendez la fin , monsieur. La voi\ du berlingot m'avait dit de ne pas entrer dans le village; nous arrivons à une hauteur qui est à deux cents pas de '^" '^. Je dételle... pour la àiTmire îo'is Délinquant, car il en a été fourbu et en est mort, monsieur, de cette course-là! et si mort que mon maître m'en a mis à pied pour ({uinze jours, de façon que cette équipée-là m'a coûté plus de cent écus , à moi, pauvre diable ! Mais vous avouerez aussi, monsieur, que quand on se voit payé à vingt-cinq sous, et qu'on s'entend appeler soîi bon ami, par un pareil scélérat, c'est à ne plus se connaître.

— Continue, — lui dis-je.

— Enfin, monsieur, je dételle et j'ouvre la portière, croyant trouver mon homme évanoui, ou au moins mort ! car depuis une heure il ne soufflait pas mot ; mais, mille tonnerres ! qu'estque je vois? Un gaillard qui faisait claquer sa langue contre son palais, comme un coup de fouet, en rebouchant une bouteille (\o rhiini, et

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