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de la vie matérielle la plus rariiiiéc par une sorte de chaperonnaae, assez peu gênant d'ailleurs, auquel il s'était voué en demeurant chez madame de Pënàfîel.
Il est inutile de dire que cet immense hôtel était au monde ce qu'on peut imaginer de plus somptueux et de plus élégant.
Le chevalier était très-grand connaisseur en toutes sortes de curiosités dont son appartement était rempli. Il me montra sa collection de pierres gravées, qui, en effet, était fort remarquable, et nous causâmes tableaux et antiquités.
Il était environ une heure, lorsqu'on frappa légèrement à la porte, et un valet de chambre de madame de Pënàfîel vint de la part de sa maîtresse demander au vieux chevalier Yalhum vert.
Don Luiz ouvrit des yeux énormes, et dit qu'il n'avait pas Valhim vert; qu'il l'avait rendu depuis un mois à madame la marquise. Le domestique sortit , et nous reprîmes notre entretien.
Bientôt on heurta de nouveau; le valet de chambre vint répéter que madame la marquise demandait son album vert, celui qui était garni
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d'êiiiaiix, et qirelle assurait monsieur le chevalier qu'il ne le lui avait pas renrlu.
Don Luiz, n y comprenant rien, se donnait au diable ; il prit une plume, me demanda pardon, écrivit un mot pour sa cousine et le donna au laquais.
Xous nous remîmes à causer.
Mais de nouveau nous fûmes distraits de notre entretien par une troisième interruption, causée cette fois par le valet de chambre de don Luiz, qui ouvrit la porte en annonçant : Madame la marquise î
Madame de Pënàfiel semblait habillée pour sortir: — nous nous levâmes; je saluai profondément.
u En vérité, mon cher cousin, — dit-elle au vieux chevalier, en répondant d'un air trèspoli mais très-froid à mon salut ; — en vérité, il faut que je tienne autant à cet album pour avoir le courage de braver votre antre d'alchimiste ; mais je suis sûre que vous devez avoir ces dessins ; je sors, j'ai promis à madame de *** de les lui porter ce matin, et je désire remplir cet engagement, m
Xouvelles protestations de don Luiz, qui assura avoir rendu l'album : nouvelles recherches qui n'amenèrent rien, sinon que le clic-
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valier ne put s' empêcher de me présenter à madame de Pënàfiel.
Il me fui non moins impossible de ne pas lui dire qu'il y avait bien longtemps que je désirais cet honneur, ce à quoi elle me répondit d'un très-grand air par celte banalité, — qu'elle recevait les samedis, mais qu'elle restait aussi chez elle tous les mercredis en pvima-scra, et que je voulusse bien ne pas l'oublier.
— A quoi je répondis par un nouveau saliil, et celle autre banalité, que cette invitation m'était une trop précieuse faveur pour ne pas m'en souvenir.
Puis le chevalier lui offrit son bras jusqu'à sa voiture, qui l'attendait sous le péristyle, et elle partit.
Je n'ai jamais su si le chevalier était complice involontaire de cette présentation ainsi brusquée.
Je Tai dit, le samedi était le grand jour de réception à l'hôtel de Pënàfiel : mais les mercredis étaient ce que la marquise appelait ses jours de prima-sera ; ces soirs-là elle recevait jusqu'à dix ou onze heures un assez petit nombre de personnes qui venaient la voir, avant d'aller dans le monde.
Le surlendemain était un de ces mercredis;
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j'aittMidis, je l'avoue, ce jour avec assez d'impalience.
J'oubliais de dire que j'envoyai ce jour-là à M. de Cernay les deux cents louis de noire pari qu'il avait ainsi ga^jné.