i AKTHIU
plàlres moulé»; sur des Ijas-reliels antiques parlaitement choisis , et quelques belles épreuves des eaux-fortes de Rembrandt , complétaient les modestes ornements de cette pièce.
Comme j'examinais tout cela avec un intérêt et une angoisse indicible, j'entendis le bruit d'une voiture , et je m'éloignai précipitamment.
A peine étais-je sur le boulevard, qu'un fiacre s'arrêta devant la maison d'Hélène, un homme de haute taille , mais dont je ne pus voir les traits , en descendit , passa près de moi , et ouvrit la petite porte verte , qui se referma sur lui.
Aussitôt, plus curieux que jamais , je revins aux volets , mais la lumière avait complètement disparu.
Après avoir remarqué le numéro de la maison , je rentrai chez moi...
Dire ce que cette nouvelle complication de tristesse me fit éprouver, serait impossible.
Hélène était donc mariée ; mais avec qui ? où était sa mère ? Comment , moi , son parent le plus proche, n'avais-je pas été instruit de cette union? Il fallait donc que l'aversion d'Hélène fût bien opiniâtre , puisqu'elle n'avait pas même rempli à mon égard un simple devoir de
RENCONTRE. lOS
convenance ? Mais qui élail son mari? D'après ce que j'avais pu voir, sa position de fortune était des plus médiocres ; Hélène se trouvait-elle heureuse ainsi ? — Hélas ! son charmant visage, si placide et si calme , me le disait assez ! car j'avais autrefois pu voir quelles traces douloureuses et profondes le chagrin imprimait à ses traits.
Elle se trouvait donc heureuse î... heureuse sans mpi! heureuse... quoique pauvre peutêtre ! Si cela était en effet ; si la richesse devait être de si peu pour son bonheur, quel odieux mépris n'avais-je pas dû lui inspirer, lorsque je l'accusais si lâchement de cupidité?
Je passai une triste nuit. Heureusement mon impatiente curiosité d'être mieux instruit du sort d'Hélène, vint faire une diversion puissante à mes chagrins en les variant , si cela se peut dire.
Voulant être absolument instruit de toutes les particularités qui regardaient ma cousine , je pensai à divers moyens.
J'avais un de mes gens qui en voyage me servait de courrier ; c'était un garçon alerte, trèsadroit et d'une rare inlelligence. J'eus un moment envie de le charger d'épier et d'aller aux renseignements ; mais pensant que ce serait
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j)oul-(Hre gravement compromodro Hrlènc , jo me décidai à agir moi-même.
Le succès me parut un peu dillicile , car la maison était isolée ; il n'y avait ni voisins, ni portier à interroger, et pour rien au monde je ne me serais présenté chez Hélène.
Je poursuivis néanmoins mon projet.