‹ Arthur, ou, seize ans aprèsChapitre 30 sur 50 · MAGASIN · texte numérisé non relu

MAGASIN

lOBSON, entrant, à lui-même- Le jeune homme va partir, et il ne sera plus question de rien ; ma foi, tant mieux, c'est moins cmbi.iTassant... je ne suis fâché que d'une chose, à présent, c'est d'avoir parlé de tout cela à ma femme. ( Apercevant Jérôme. ) Ah ! voilà le bonhomme de cousin. {Lui frappant sur l'épaule.) Dites donc, eh ! père Duflot?

DUFLOT, comme s'éveillant.

Hein? qu'est-ce qu'il y a?... des cigares de la Havannc ? {A lui'-même.) Que je suis bête, je me croyais déjà là-bas.

OBSON, à part.

Il a un coup de marteau, c'est sûr.

JÈBOME.

Vous arrivez fort à propos, maître Jobson.

JOBSON

Pourquoi ça?

JÉIIOME.

Nous avons à jaser, j'ai quelque chose à vous demander.

JOBSON

Ah! sur mylord , sans doute, sur ce château, sur ce pays?

JLROHE.

Non, sur Paris.

JOBSON

Sur Paris? je n'y suis jamais allé.

JÉBOME.

Vous mentes comme un dentiste.

JOBSON

Dites donc, eh! Parisien?

Votre jeune épouse m'en a fait l'aveu.

JOBSON, à part.

Ohl la bavarde! Mais où veut-il donc en venir? ( Haut.) Je vous dis que je n'ai jamais été à Paris ; vous aurez rêvé ça dans votre comptoir de la rue des Singes.

JÉRÔME

Rue des Singes ! qui est-ce qui vous a dit que je demeurais rue des Singes?

JOBSON , avec embarras.

Qui?... mais vous, apparemment.

JÉRÔME

J'en suis incapable.

JOBSON

Au surplus, qu'est-ce que cela fait?

JEROME

Oh! absolument rien... mais alors pourquoi donc en ctes-vous devenu couleur de homard cuit?

JOBSON

Je ne suis pas très à mon aise.

JEROME, tirant sa large tabatière avec affectation. Acceptez une prise de tabac, ça vous remettra.

Page 1