‹ Artistes et cabotinsChapitre 59 sur 70 · BALLET ANTIQUE · texte numérisé non relu

BALLET ANTIQUE

Herméias.

Herméias, aux pieds de chè\Te, descend des collines boisées, accompagné des nymphes accoutumées aux danses, et qui habitent les sommets des hauts rochers, invoquant Pan , à la splendide chevelure.

Il tire un doux chant de ses roseaux , et les jeunes filles forment un rond et tournent autour du musicien.

Puis arrivent les Orestiades qui chantent, en foulant d'un pas cadencé l'hyacinthe et le safran. Et le dieu , agitant les pieds, bondit çà et là dans le chœur , ayant sur le dos la

peau sanglante d'un lynx, et charmant son àme de ses doux chants.

Puis la cithare sonore se brise et tous se laissent tomber à terre.

ItM.l.KT (;(niliQUE

Les /écoliers.

Au milieu du théâtre parait le bourg de Suresne ; au bas, la rivière de Seine; des deux côtés, des villages lointains. Au fond , à urauche , on a planté des vignes façon de Bourgogne , peintes sur du carton taillé à jour.

Paraissent vingt écoliers, à robes longues et bicoquets ornés de plumes rouges, qui dansent un pas universitaire, puis courent en longue bande et faisant entre-deux.

Voici Eranette, armée d'une férule de peau d'anguille, (jui poursuit un écolier à coups d'anguilla<lo, pour le punir d'avoir cherché à prendre un baiser. L'écolier Babille est pris, tombe aux genoux de la cruelle , qui feint de céder. On boit aux amours do Babille et de Eranette, et l'on s'enivre.

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