SCENE X
CLINTON , LADY REDWOOD , puis POLWARTH.
LADY
Je prévois que notre bal sera moins gai que nous ne l'espérions j mais c'est toujours ainsi! On ne devrait jamais former de projets !
CLINTON
Je n'ose entrer dens le salon. Je voudrais éviter les questions indiscrètes dont on ne va pas manquer de m'assaillir.
LADY
Je suis dans le même embarras... Mais Polwarth va nous donner des nouvelles. . .
polwarth , entrant par le fond à droite* Comment, Madame, voas n'êtes pas à danser?
LADY
Non , pas encore.
C'est comme moi. Cependant votre présence ne serait pas inutile. . .
LADY
Comment?
POLWARTH
Elle donnerait peut-être de Pémulation aux danseurs. . . ils en ont besoin, les gaillards... ça ne marche pas. J'ai eu beau leur dire : Allez donc! sautez donc! trémoussezvous!
air du vaudeville de F Actrice.
Lorsqu'à vec une ardeur extrême J'excite les plus paresseux , On me répond : Dansez vous-même; La place est libre , en avant deux !
Les daines restent sur leurs chaises ; Et les plaisans , pour nous vexer , Disent que c'est la chaîne anglaise Qui les empêche de danser.
CLINTON
Est-ce que vous ignorez encore l'événement?
POLWARTH
Quel événement s Général?. . . Je parie que ce diable de maître -d'hôtel aura fait quelque bévue... il aura laissé brûler le puding. Jel^ne m'étonne plus de ce qui se passe dans le bal.
CLINTON
Que se passe-t-il donc ?
On forme des groupes , on cause à voix basse. . . la tris-* tesse règne sur toutes les physionomies. Ces gens là ont faim, c'est sûr. Je crois que, pour appaiser les esprits, il ne serait pas mal de faire sirculer. . .
LADY
Quoi donc?
POLWARTH
Des potages.