‹ Arwed, ou, Les représaillesChapitre 6 sur 29 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Lady REDWOOD , puis CLINTON.

LADY

Voilà déjà un pas de fait, et le plus difficile; allons trouver miss Anna. En amour, comme en diplomatie, il n'y a jamais de temps à perdre.

CLINTON

Vous voilà, ma chère amie , je vous cherchais.

LADY

Qu'avez-vous donc?

CLINTON

De fâcheuses nouvelles.,. Un de nos espions , arrivé du camp de Washington... Le colonel Hivers est perdu... Loin de le traiter en prisonnier ordinaire, les Américains n'ont vu en lui qu'un déserteur m} ils l'ont condamné à mort.

LADY

Grands dieux ! et Wasingthon a pu souffrir...

CLINTON

Il n'a sans doute pas été le maître de s'y opposer. Une émeute,. . . des troupes mutinées;, . . nous savons ce que c'est.

LADY

Quelle horreur!

CLINTON

Le colonel Rivers est adoré de nos soldats , et dans ce moment, où nous avons à craindre l'arrivée de la flotte française, les têtes sont montées; il ne faut pas nous abuser, si cette nouvelle vient à se répandre, la position de nos prisonniers peut devenir affreise , celle d'Arwed surtout; lui qu'on pourrait accuser d'avoir abandonné notre cause.

LADY

Vous me faites trembler.

CLINTON

Quel a été le résultat de votre entretien avec lui?

(21 ) LADY

Je possède son secret. . . Il aime miss Anna, et il est à nous si elle consent à l'épouser.

CLINTON

Je le de'sire pour loi; cela le mettrait à l'abri de tout danger. . . mais il faudrait se hâter.

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