‹ Asepsie et antisepsie chirurgicales [electronic resource]Chapitre 34 sur 60 · U4 ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT · texte numérisé non relu

U4 ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT

menls stérilisés nécessaires aux pansements, pinces ii pansement, pinces érigiies, sondes de femme, hysléromètre, dilatateur, spéculum Cusco. Cette boîte contient encore la paire d'écarteurs vaginaux stérilisés. Pour chaque malade on prend une paire d'écarteurs propres, puis on la met de côté après le pansement pour la stériliser de nouveau à l'étuve.

Lorsqu'on n'a pas assez d'écarteurs, on les lave, on les essuie et on les fait bouillir un quart d'heure dans la glycérine à 150°.

B. — Pansements ordinaires

Les pansements des opérés sont faits pendant les huit premiers jours par l'interne qui prend toutes les précautions convenables ; les autres pansements sont confiés aux externes. Il est très difficile d'amener ces jeunes gens à observer constamment les règles de l'antisepsie : cela tient au nombre considérable de pansements et à la manière défectueuse dont ils sont aidés par les infirmiers toujours insuffisants comme nombre.

Voici les habitudes que nous avons établies dans le service : chaque matin la surveillante dépose au milieu de la salle, sur la table à pansements, une boîte en cuivre qui contient 30 pinces hémostatiques, 12 pinces à disséquer et 4 paires de forts ciseaux. Ces instruments sont étuvés tous les jours.

Pour chaque pansement l'externe prend, dans la boîte en cuivre, une pince hémostatique et une pince à disséquer stérilisées avec lesquelles il fait son pansement. Lorsqu'il a fini, il dépose ces instruments dans une cuvette vide qui sert de dépotoir et dans laquelle on ne puise jamais.

DU SliRVICK DE LA SALPÉTRIÈRE 103

A la fin de la visite, la surveillante nettoie les instruments sales et les étuve pour le lendemain.

La gaze iodoformée coupée d'avance est conservée dans des boîtes en fer-blanc; une pince et des ciseaux propres restent à demeure dans cette boîte pour saisir la gaze et la découper s'il y a lieu.

Nous avons encore introduit l'usage de grandes bassines en fer émaillé pour recevoir les pansements sales ; cette précaution évite que l'on ne souille les cuvettes à pansements.

Oe l'isolement des malades infectés

Nous ne pratiquons pas l'isolement des infectés parce que nous pensons que c'est inutile.

Il est établi, en effet, que les complications chirurgicales ne se transmettent pas par l'air, mais par les mains, les instruments ou les objets de pansement. Il suffit donc pour éviter l'infection que les mains soient propres et les instruments stériles.

L'isolement des infectés et des douteux réclamé par M. Terrier nous paraît donc une précaution inutile. Cette année, nous avons soigné dans nos salles deux érysipèles venus du dehors ; nous n'avons pratiqué aucun isolement, et, pendant tout le temps de leur séjour, aucune complication infectieuse ne s'est montrée.

De même nous n'éprouvons pas le besoin d'avoir deux salles d'opérations pour les infectés et les noninfectés. Nous maintenons seulement la nécessité d'un service spécial d'ovariotomie pour que les précautions hygiéniques et antiseptiques soient observées d'une manière plus minutieuse par un per-

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sonnel plus choisi cl moins surchargé de besogne.

Dans l'une el l'autre de nos deux salles d'opérations nous opérons les infectés ou les non-infeclés sans aucune crainte, grâce au bon fonctionnement de notre organisation antiseptique.

Pour, éviter l'infection des mains du chirurgien qui est la seule chose à redouter quand on a des malades infectés à soigner, nous avons l'habitude d'espacer les laparotomies, pour le cas où nous trouverions du pus dans le ventre. Nous n'incisons jamais nous-mème les abcès ni phlegmons que nous confions à l'un de nos internes.

Enfin nous faisons en sorte que le chirurgien el son aide direct n'aient pas touché le pus la veille des opérations ; en cas contraire nous remettons l'opération au lendemain.

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