CONSIDÉRATIONS
liqiie cependant elle paraît donnei" des garanties suinssantes contre les germes pyogènes vulgaires.
La glycérine (Miquel) et l'huile (Tripier) ayant l'inconvénient de dégager des vapeurs désagréables à la température d'ébullition, il devenait nécessaire de les employer thermomètre en main, ou bien avec un régulateur compliqué. Aussi les chirurgiens acceptèrent-ils avec enthousiasme les étuves sèches construites par Durante, Corradi, Poupinel, pour la désinfection des instruments. Ces auteurs ont donc introduit un procédé à la fois sûr, simple et pratique ; de même Terrillon et Terrier, en employant des premiers l'autoclave pour la désinfection du matériel, ont réalisé l'idéal de la stérilisation des objets consei'vés dans les liquides.
Tandis que tous les efforts, en France, setommaienl vers l'absolu dans la stérilisation, une autre tendance se développait en Angleterre et en Amérique sous l'influence de Lawson Tait, de Thornton,de Granville Bantock, qui préconisaient l'absence des antiseptiques, s'en tenant à la propreté rigoureuse.
Nous avons adopté en France ce que cette doctrine avait de bon, et, depuis plusieurs années, Terrillon d'abord et Terrier ensiiUe ont formulé la dôctrïnêT'âÂiBse'pVie avant l'opération, asepsie pendant. C'est dire qu'on réserve l'antisepsie pour la peau et les instruments, et qu'on évite soigneusement de mettre en contact avec la plaie les antiseptiques qui nécrosent et qui intoxiquent.
En résumé, l'histoire de l'antisepsie chirurgicale a présenté quatre périodes principales : la première, période chimique; la seconde, période de la chaleur (étuves sèches et autoclave) ; la troisième, période