‹ Asepsie et antisepsie chirurgicales [electronic resource]Chapitre 50 sur 60 · OPÉRATIONS DE CUIRURGIK GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS DE CUIRURGIK GÉNÉRALE

hémostatiques, pince à disséquer, aiguilles à suture, costotome et rugine courbe. On aura préparé le laveur de Tarnier, de l'eau bouillie, et une solution de permanganate de potasse au millième pour les lavages pleuraux.

L'incision mesure 8 à 10 centimètres ; elle est menée à fond jusqu'à la côte, dont on dénude le bord supérieur.

L'espace intercostal est ponctionné au bistouri immédiatement au-dessus de la côte inférieure alin d'éviter les vaisseaux intercostaux, l'incision est agrandie avec le bistouri boutonné, et on laisse écouler le pus.

La plèvre est lavée à l'eau stérilisée tiède, jusqu'à ce qu'elle ressorte claire, puis on fait un second lavage au permanganate.

Chez les enfants, chez les malades qui ont les espaces intercostaux étroits, il est nécessaire de réséquer une côte pour faciliter le passage de deux gros drains.

Ceux-ci sont placés debout dans la plèvre, ils mesurent de 6 à 8 centimètres de longueur; ils sont arrêtés avec une épingle anglaise flexible.

Comme pansement, gaze iodoformée, ouate, bandage de corps avec bretelles.

Les pansements sont renouvelés lorsqu'il y a douleur ou fièvre ou quand la ouate est traversée. En dehors de ces conditions, ils peuvent rester en place de 6 à 8 jours.

Les tubes sont enlevés et remplacés à chaque pan- •sement. On les supprime définitivement quand l'écoulement se réduit à quelques gouttes de liquide.

Les lavages de la plèvre entravent la guérison en

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refoulant le poumon et en alléi'ant les éléments anatomiques ; on ne doit pas laver la plèvre à chaque pansement, sauf s'il y a fièvre, douleur, écoulement abondant ou fétide, ou chargé de fausses membranes d'hydatides, de débris sphacélés.

Transfusion de sérum artificiel

La transfusion du sang humain est une opération délicate, complexe, dangereuse pour le malade et pour celui qui oiï're son sang.

Elle n'est pas sensiblement plus efficace que l'injection intra-veineuse de sérum artificiel, c'est pourquoi nous préférons de beaucoup ce dernier procédé.

Le sérum artificiel est composé de 6 grammes de chlorure de sodium pour un litre d'eau ; le tout stérilisé à l'autoclave.

Comme instrumentation, il suffit d'une petite canule en cuivre comme celles qui servent aux injections anatomiques et d'une seringue stérilisable (seringue de Félizet), ou du laveur Tarnier ; à la rigueur, on peut se servir d'un simple entonnoir en verre, auquel on adapte un tube de caoutchouc; le tout bien stérilisé.

La veine à injecter est soit la saphône, soit une veine du pli du coude; on la fait saillir par une ligature du bras peu serrée,comme pour la saiguée.Après avoir désinfecté la peau du patient (savon, éther, alcool, sublimé) et placé autour du champ opératoire des compresses antiseptiques, la veine est dénudée, isolée, et l'on passe dessous deux fils, l'un qui servira il fixer la canule, l'autre à lier le bout inférieur.

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On incise la veine, on introduit la canule dont le diamètre mesure environ 1 ou 2 millimètres, et on la lie avec l'un des fils ; le bout inférieur est lié avec l'autre fil pour empêcher l'hémorragie par la périphérie.

On adapte à la canule l'embout de la seringue de Félizet; si on se sert d'un laveur Tarnier ou d'un entonnoir, il suffit de lier le caoutchouc sur la canule ïi injection.

Le liquide est introduit très lentement; on peut aller jusqu'à 1500 grammes, quand une hémorragie grave a compromis la vie du malade.

On enlève enfin la canule et les fils, et on place sur la plaie un pansement antiseptique au salol.

Technique des ponctions

Une ponction est une opération au même titre qu'une incision, elle comporte les mômes dangers et réclame les mômes précautions.

Le chirurgien devra désinfecter ses mains comme il a été dit plus haut ; il nettoiera le champ opératoire au savon, éther, alcool et sublimé; il entourera la région de compresses stérilisées.

On peut pratiquer les ponctions avec la seringue de Pravaz; nous renvoyons pour les précautions à prendre à la technique des injections hypodermiques. On emploie encore les trocarts à main, l'appareil de Potain ou celui de Dieulafoy, ou enfin celui de Dehove.

La ponction avec les" appareils aspirateurs a eu une une belle période à l'époque où l'on croyait aux dangers de l'air; actuellement on a tendance à renoncer

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à ces inslruments compliqués et coûteux, et à employer de plus en plus les Irocarts à main entièrerement métalliques.

11 est cependant des cas où l'aspiration est avantageuse ; par exemple lorsqu'on opère de grosses salpingites qu'on redoute de crever dans le péritoine, il est bon de les ponctionner avec un appareil aspirateur, car un trocart à main laisserait couler le pus dans le péritoine.

Nous dirons à ce propos que l'appareil dePotain, avec ses tubulures et sapompe à double effet, est bien compliqué et expose à des méprises.

Le Dieulafoy est commode pour les petites collections, mais devient peu pratique pour les grandes; il est, de plus, difficile à désinfecter.

Debove a fait construire un aspirateur très simple composé d'une aiguille creuse en platine iridié (1 ) montée sur une sonde en caoutchouc rouge, qui s'adapte à unbouclion àdeux tubulures, lequel s'applique sur une bouteille quelconque ; une seringue aspirante sert à faire le vide dans cet appareil très simple qui n'a pas un seul robinet.

On peut enfin pratiquer l'aspiration très simplement avec une aiguiffe creuse de Dieulafoy adaptée à l'extrémité d'un tube de caoutchouc; à l'extrémilé opposée on introduit la canule d'une seringue aseptique comme celle de Félizet et l'on fait ainsi le vide très simplement.

Il est entendu que lestrocarts et les aiguillesseront flambés, les tubulures et le caoutchouc passés à l'eau bouillante. La seringue aspirante sera manœuvrée par un aide.

(l),Cus: aiguilles peuvent être porLccs au rouge sans que la pointe se détrempe.

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