‹ Asepsie et antisepsie chirurgicales [electronic resource]Chapitre 55 sur 60 · OPÉRATIONS SUR LES VOIES URINAIRES · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS SUR LES VOIES URINAIRES

de désinfecter la parLie de l'urètre située en arrière du rétrécissement ; on ne désinfectera donc le plus souvent que la partie antérieure du canal.

Nous n'insisterons pas sur la désinfection des mains et des instruments qui sont de notion courante.

Pour l'exécution de l'opération, nous suivrons la technique de Guyon : on introduira d'abord dans l'urètre la bougie conductrice de Maisonneuve stérilisée par la chaleur.

Pour s'assurer qu'elle joue bien, on visse dessus un long mandrin droit qu'on enfonce jusqu'au sphincter urétral environ. Le mandrin est alors retiré, dévissé et on visse à sa place le conducteur de Maisonneuve qui est introduit jusque dans la vessie en refoulant devant lui la bougie qui le guide.

Faisant fixer la verge par un aide, le chirurgien introduit dans la rainure du conducteur la lame moyenne de l'urétrotome qu'on fera glisser jusqu'au rétrécissement; arrivé à cet obstacle, on le franchira en poussant vivement la lame coupante jusqu'au fond de la rainure. Sans changer d'attitude, on retire aussitôt la lame de l'urétrotome, puis on enlève le conducteur.

Avec une sonde à bout coupé, on fait un nouveau lavage antiseptique de l'urètre dans toute sa longueur.

Il est inutile de laisser une sonde à demeure si les urines ne sont pas infectées; en cas contraire, on en placera une de petit calibre (n° IG) et à bout coupé si on ne veut pas faire la boutonnière hypogaslrique; mais la sonde donne beaucoup moins de garanties que la boutonnière.

La sonde à demeure doit être changée tous les

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jours pour cviler l'infection ; pour faciliter ce changement, on emploiera la bougie de Maisonneuve et le long mandrin droit sur lesquels on glissera la sonde nouvelle après avoir retiré l'ancienne.

Si malgré ces précautions, la fièvre urmeuse survenait, on n'aurait d'autre ressource que la boutonnière hypogastrique.

Taille hypogastrique

Le gland étant savonné puis lavé au sublimé, on lave l'urètre au permanganate avec une seringue de Félizet (stérilisée) ou de Guyon, dont la canule est introduite dans l'urètre, à plein canal.

Une grosse sonde à robinet est introduite dans la vessie pour permettre le lavage de cet organe.

La vessie étant vidée, le ballon de Petersen est introduit vide dans le rectum puis rempli de liquide jusqu'à ce que la seringue donne au chirurgien la sensation de tension. C'est alors seulement qu'on distend la vessie avec de l'eau bouillie. Avant de faire celte dernière injection, la verge est entourée d'un tube de caoutchouc qu'on serre et qu'on arrête par une pince. Le liquide est injecté jusqu'à sensation de tension.

Après la toilette chirurgicale de la région hypogastrique, la peau est incisée (incision médiane, incision transversale, incision courbe à concavité supérieure).

La vessie est dénudée largement avec les doigts puis saisie à sa partie la plus élevée avec une petite pince érigne pour qu'elle ne se rétracte pas trop après l'ouverture de l'organe.

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L'incision vésicale est faite sur la ligne médiane. Le liquide s écoule, et on retire la sonde à robinet.

Le doigt d'un aide recourbé en crochet est engagé dans la vessie et soulève l'angle supérieur de la plaie vésicale.

L'acte opératoire terminé (extraction d'un calcul ou ablation d'un néoplasme,) on procède à la suture vésicale.

Nous conseillons trois plans de suture comme pour l'intestin :

1° Le premier plan perforant à points séparés traverse toutes les tuniques, très près du bord de chaque lèvre ; cette suture est unissante, hémostatique et réunit chaque tunique bord à bord.

2° A un centimètre de cette première rangée, on en fait deux autres séro-séreuses, à points séparés avec des aiguilles à sutures intestinales et non pas avec de grosses aiguilles de Reverdin comme il est fait trop souvent.

Il faut éviter de laver la plaie à l'eau phéniquée forte ; le drainage est inutile en général, sauf le cas d'urine infectée ayant pu contaminer les tissus ; auquel cas le lavage à l'eau phéniquée forte, suivi d'un drainage à la gaze iodoformée, serait les plus utiles.

Souvent le malade urine seul ; en cas contraire on peut le sonder plusieurs fois par jour ou lui mettre h demeure la sonde de Pezzer ou celle de Malécot.

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