‹ Asepsie et antisepsie chirurgicales [electronic resource]Chapitre 7 sur 60 · MÉCANISME DES INFECTIONS CHIRURGICALES · texte numérisé non relu

MÉCANISME DES INFECTIONS CHIRURGICALES

Les Yi-aies éponges peuvent avoir été mal désinfectées car on sait qu'elles contiennent, à l'état de nature, des organismes inférieurs dont la substance se putréfie après la mort de l'animal. La chaleur les rendant fi-iables on ne peut employer pour les stériliser que les moyens chimiques qui ne donnent pas une sécurité absolue ; on a donc le droit de penser que les éponges sont parfois l'origine d'accidents septiques.

Les mains du chirurgien sont aussi un agent d'infection des plus actifs.

Les ongles avec leurs rainures sont de vraies cavernes à microbes et les travaux de Kummer et Fiirbringer ont montré combien il était difficile de les désinfecter.

Quand les mains ont touché des liquides septiques elles ne sont plus stérilisables par aucun procédé pendant 48 heures.

Enfin le malade lui-même est un foyer d'infection des plus redoutables. Normalement, l'épiderme est imprégné de microbes, et il suffit que la peau ait été mal nettoyée pour que la piqûre de l'aiguille à suture entraîne quelques lambeaux épidermiques septiques ce qui produit un abcès.

Quand on opère sur l'abdomen, on risque de contaminer le péritoine avec le pus d'une salpingite, avec les matières intestinales, l'urine ou la bile plus ou moins infectées.

Les opérations sur la bouche ou au voisinage s'infectent d'autant mieux que la salive contient normalement tous les germes pyogènes.

Le nez aussi est ordinairement peuplé de microbes.

Il n'est pas jusqu'aux méninges cérébrales qui ne se puissent inoculer par des germes provenant de la

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Louche, du nez, de l'oreille, du cuir chevelu , de la l'ace (fractures du crâne, o])éralions sur le crâne, l'oreille ou les fosses nasales;.

Infections post-opératoires

Ces infections sont rares ; cependant, si les ]tansemenls sont fait sans soins, avec des instrunienls sales, l'infection est à peu près fatale, surtout s'il existe un drainage qui sert à porter les germes au centre de la plaie.

Lorsqu'on laisse trop longtemps en place un drain ou une mèche de gaze, les ligatures laissées dans la plaie finissent par s'infecter et provoquent des accidents ordinairement bénins, quelquefois graves.

Les poches sanguines soudées à la peau de l'abdomen sont difficiles à maintenir aseptiques à cause de la stagnation qui s'y fait. Elles s'infectent souvent après l'opération par les germes qui vivent sous le pansement, grâce à l'humidité qu'y déterminent les sécrétions de la poche.

Pour éviter ces accidents, il faut établir une contreouverture par le vagin, ou faire 4 ou 6 fois par jour des lavages à l'eau bouillie dans les poches.

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