‹ Asepsie et antisepsie chirurgicales [electronic resource]Chapitre 8 sur 60 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Généralités sur les méthodes de stérilisation

L'antisepsie opératoire consiste à ne mettre en contact avec des surfaces cruentées que des objets absolument stériles : c'est dire que les mains du chirurgien, les instruments, les éponges, le matériel de ligature, les drains, tout, sans exception, doit être absolument pur de germes. Seul, l'air extérieur reste chargé de poussières et de microbes, car on n'est pas arrivé jusqu'ici à le stériliser d'une manière à la lois sûre et pratique; toutefois, on s'est aperçu à l'usage que l'air était peu dangereux, soit parce que les germes sont atténués par la lumière et l'oxygène, soit encore parce que le nombre de ceux qui tombent sur une plaie est très faible et que les phagocytes les dévorent facilement. Aussi tous les chirugiens onlils abandonné le spray, et Lister, converti lui-même, déclarait en 1890, au congrès de Berlin, que les chirurgiens sont indépendants de l'atmosphère et peuvent la considérer comme une quantité négligeable.

La désinfection du matériel chirurgical est une cliose complexe et délicate, car il faut non seulement stériliser, mais stériliser sans altérer la qualité des objets (résistance des soies, trempe des instruments. ])oau du malade); on devra donc pour

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