‹ Asie centraleChapitre 14 sur 60 · III. l · texte numérisé non relu

III. l

l'effet lotal du courant ascendant (sa force et sa vitesse), selon que Ton considère le courant ascendant au-dessus des parties océaniques et des parties continentales de la zone torride.

Le prolongement des terres vers les pôles n'est pas moins important sous le rapport de la distribution de la température, que le pro* longement des terres vers l'équateur. J'ai déjà exposé plus haut , en comparant la configuration de l'Europe et de l'Asie , de quelle influence est la position d'une mer qui resté libre de glaces lorsqu'elle est interposée entrt le pôle et la limite boréale d'un continent. Au nord du détroit de Behring , la ceinture de glace polaire est limitée % en été, par une ligne sinueuse dirigée du S. O. au N. E.; elle se maintient selon la température de l'année) tantôt dans le parallèle du Cap Smyth, tantôt dans celui du Cap Collie (lat. 700 { à 71*7)* passant du continent de l'Amérique à celui de l'Asie. Aussi le froid de ces contrées est-il si intense que , même dans les mois de juillet et d'août de l'année 1827, l'expédition duBlos-

► Beechey, t. I , p. 537 et 55«; t. Il * p. 579.

— *79 — sont j a trouvé , par des vents du N. et N. O. (malgré l'influence d'un courant1 du S. O. qui amène des eaux de 5°, 4 à 6°, 6) une température moyenne de l'atmosphère qui s'élevait à peine à 4° 7* Les variations étaient de o° a 8*. Sur le même parallèle , en Laponie , au Cap Nord de l'île Magerœ , dans des régions qui, cependant, se trouvent aussi enveloppées en été de ces brumes qui entravent l'action du soleil , la chaleur moyenne de juillet est encore de 8°« Plus loin des côtes , à Al* ten (lat. 71°), M. Léopold de Buch* l'a trouvée de t7%5 !

Dans l'hémisphère austral * les extrémités pyramidale» des continents qui se prolongent inégalement vers le pôle sud, offrent le climat des (les. Des étés d'une température très-basse sont suivis, au moins jusqu'aux /\Sa et 5o° de

latitude, d'hivers peu rigoureux; d'où il résulte que les formes végétales de la zone tor* ride , les fougères en arbres et de belles orchidées parasites, peuvent avancer au sud jusque

1 Ce courant du S. est surtout très-sensible entre le Golfe de Kotzebue et le Cap Hope , où , à cause de la rii* Section de la côte, il porte au N. O.

• Voyage en Norvège, t. Il , p. 4*$'

v«*rs les 38° et 46° de latitude australe , tandis que, dans l'hémisphère boréal, les fougères en arbres et les orchidées ne dépassent pas le tropique du Cancer l. Les premiers (treejhns) végètent avec force près de Hobart-Town (lat* géographique 4a# 53', lat. isotherme ii%3)* dans nie V an-Diémen % comme à Dusky-Bay, dans la Nouvelle-Zélande (lat. 46° 8'). Le capitaine King a trouvé le sol couvert de plantes (végétation thrwing most luxuriantljr in large woody stemméd ttees of Fuchsia and Veronica), dans l'archipel de la Terre de Feu, où, dans la latitude de Dublin , les hivers ont à peu près o%5, les étés seulement io° de température moyenne {Voyage of the Beagle^ t. I, p 563); mais cette fertilité végétale8, si remarquable, surtout aux côtes occiden-

1 Robert Brown, dans Appendix to Flinders Voyage, p. 575 et 584*

• C'est à peu près la latitude géographique de Toulouse dont la latitude isotherme est i3°. Rome est presque d'un degré plus éloigné de l'équateur qu'Ho-

bart-Town. Ornons avons pour Rome i5°,4 --«- 9 P°ur

5 6 Hobart-Town n°,3 -' v

5 « The southern hémisphère of America ( bj bis low suramer température) inhospitable to oui* fèelings»

taies de ^Amérique , entre les parallèles de 38°- et 45° sud , et si pittoresquement décrite dans l'important ouvrage de M. Charles Darwin, cesse brusquement au sud du Cap de Horn, dans les terres rocheuses et nues des lies Orkney, Sandwich et South-Shetland ; elle cesse même déjà dans des parallèles qui ne sont pas plus rapprochés du pôle austral que la Terre de Feu , dans la Géorgie du sud et les Iles Malouines (la t. 5i° ~ à 52° ^), dont

and to most of the plants froro thé warmer parts of

Europe, yet ismore favourable to the native végétation.

The fores ts, which cover the en tire country between

the latitudes of-38** and 45° rival in luxuriance those

of theglowing intertropical régions. TVhiist in Chiloe

(lat. 4*°)* Icould almost hâve fancied mjrseffùi Brazih

Stately trees of many kinds , with smpotb and highly

coloured barks, are loded by parasitical plants of the

monocotyledonous structuré ; large and élégant ferns

are numerouA and arborescent grasses intwine the

trees into one entangled mass to the height of thirty or

forty feet above the ground. Palm trees grow(in the

louthern extremity of America) till lat. 3y ° : an arbo-

c*c8œnt grass very like a bamboo in 4o° of latitude. »

Darwin, dans Narrative ofthe Surveying Voyages of the

*4d*enture and Beagle , t. III , p. 269-275. ( Comparez

^umî Humboldt, De distr. geogr. plant. p. 8 1 , 83 et 85.)

la température moyenne de Tannée (6° ou 8%3) paraît 1 encore bien incertaine. Les « Terres de Désolation , » comme nomment les navigateurs ces îles rocheuses qui ne produisent que quelques graminées et des plantes cryptogames , se rencontrent donc dans Fh^ misphère austral , bien au nord du cercle polaire antarctique, tandis qu'en Norwège, on peut atteindre les 70° à l'ombre de pins de 60 pieds de hauteur. Tel est le contraste quo£frent les deux hémisphères à égale latitude, surtout au-dessus du parallèle de 5o°. Entre les 38° et 45° sud , la végétation à feuilles coriaces , baignée par un air humide , tempéré en hiver, brumeux en été , ressemble , sous plusieurs rapports , à la végétation des Paramos * de la cordillère des Andes sous les tro-

' Voyez la discussion des observations de Mac-Bride, Freycinet et Fitzroy, dans Mahlmann, p. 126 et i4a«

• « Montana? solitudines, quae a colonis hispanis uno nomine Paramos appellantur ( ait. i 600-1 900 hexap.), tempestatum vicissitudinibus mire obnoxiae , ad quas solutae et emollitx defluunt nives : ventorum flatibus

ac nimborum grandinisque jactu tumultuosa regio, quae aeque per diem et noctes riget , solis nubila et trisli Juce fere nunquam calefacta. Calor médius annuua in

piques. Il y a des perroquets dans le détroit de Magellan et dans ces îles Macquarrie ', qui s'élèvent solitaires au S. S. O. de la Nouvelle-. Zélande , dans la latitude du Danemarck , par un parallèle de 55° sud et long. i58° 5' est, tandis que ce même hémisphère austral est dé* pourvu de végétation phanérogame et n'offre que des terres couvertes de glaces éternelles , bien en deçà du cercle polaire antarctique.

Les aires de la surface des terres , dans les deux hémisphères séparés par l'équateur, offrent le rapport de 3 à i ; mais cette différence porte beaucoup plus sur les terres appartenant aux zones tempérées que sur celles qui pont situées dans la zone torride. Les premières sont dans les hémisphères boréal et austral, comme i3à î, les dernières comme 5 à 4* Une telle inégalité de distribution des. masses continentales exerce une influence sensible et sur la force du courant ascendant qui s'incline vers le pôle sud , et sur la température de l'hémisphère austral en général. 11 est

zona aequatoriali multis observationibus exploratus i2°,a-5°,5*» (Humboldt, De distrib. geogr. plant. p. io4- ) 1 Darwin, Journal, p. 27* et 611 .

probable que le manque de terres fermes produirait un effet beaucoup plus considérable encore , si la répartition des continents était aussi inégale des deux côtés de l'équateur, dans les zones tropicales, qu'elle l'est dans les zones tempérées.

Une dernière considération, celte de la oon» figuration et de la position relative des masses continentales, se rattache à l'état de la civilisation des peuples. Le plus grand développement de cette civilisation , que nous appelons européenne ou occidentale, parce que, dans son mouvement vers l'ouest , elle nous a été transmise par les Grecs , existe aujourd'hui sur deux côtes opposées baignées par les eaux de TOcéan Atlantique. C'est à cause de la prédominance des vents occidentaux que, hors des tropiques, à égales latitudes, les côtes orientales sont plus froides que les côtes occidentales. L'observation de ce fait ne pouvait échapper à des peuples qui étaient également intéressés à examiner le climat de leur sol natal , et que l'état de leur civilisation engageait à entretenir de fréquentes communications. Elle devint fondamentale pour la théorie des lignes isothermes. Les côtes orientales et oc-

cidentales d'un même continent, ou les côtes opposées de l'Asie et de l'Amérique, baignées par la Mer du Sud, n'auraient pas offert les mêmes facilités à l'observation du fait que nous signalons. La distance des lieux , l'inégalité de civilisation et des causes perturbatrices qui compliquent un phénomène physique très - simple , auraient empêché de reconnaître pendant longtemps le contraste des climats sur des côtes diversement orientées. Dès l'époque des premiers établissements stables des Européens sur la côte orientale des Etats-Unis, les colons devaient être frappés de la différence de température hivernale qu'offrait l'Amérique , depuis la Caroline du Nord et la Virginie , jusqu'au fleuve Saint- Laurçnl , en comparant le climat de ces contrées avec les climats des mêmes latitudes de l'Italie , de la France et de l'Angleterre. Christophe Colomb avait même cru que cette différence s'étendait jusque sous les tropiques. La découverte qu'il avait faite de la ligne sans variation et du changement de la déclinaison magnétique à l'ouest des îles Azores, avait laissé une impression si vive dans son esprit , qu'il était sans cesse occupé de l'idée d'un méridien

qui partageait le globe entier en deux hémispfaèi res d'une constitution physique et d'une configuration entièrement dissemblables. « Chaque fois , dit-il ' dans une lettre du mois d'octobre 1498, que je navigue d'Espagne aux Indes, je trouve, dès que j'arrive à cent lieues p l'ouest des jles Azores , un changement ex* traordinaire dans le ciel (les mouvements célestes), dans les étoiles (la polaire), dans la température de l'air et dons les eaux de la mer. A cette bande {raya) , l'Océan se couvre d'algues; elle devient unie et calme. La fraîcheur augmente vers l'ouest de telle manière , qu'en arrivant à l'île de la Trinité, je trouve le climat et la verdure comme en avril. »11 y avait, dans ces vagues combinaisons, un aperçu de la/raîcheurde l'hémisphère occidental, aperçu dans lequel le grand homme confondait les latitudes, le climat continental et océanique, les températures de l'hiver et de l'été. Kirwan , dans son Estimation de la température de

1 Voyez mon Examen critique de Vkist, de la géogr. t. 1II9 p. 26-62. J'ai fait voir dans ce même ouvrage que la position de la célèbre ligne de démarcation fixée par le pape Alexandre VI, est le produit des spéculations physiques de Colomb.

différents degrés de latitude l (ouvrage qui fait époque dans l'histoire de la Météorologie), a discuté le premier, une à une, les causes qui contribuent à rendre beaucoup plus froide la côte orientale de l'Amérique septentrionale que les côtes occidentales de l'Europe. Les données de températures moyennes que Kirwan pouvait employer dans son travail étaient malheureusement bien incertaines. J'ai taché d'offrir des comparaisons plus précises entre les parallèles de 3i° { et de 57° de latitude, dans l'ouvrage que j'ai publié en latin, sous le titre : De Distributione geographica plantarum (p. 68). Comme il y a déjà plus de vingt-cinq ans que ce livre a paru * je vais , dans les deux tableaux qui suivent , offrir des données plus clignes de conGance.

1 Chap. VII, p. 77 (traduction française de 1789).

I. Quelle température moyenne de Cannée correspond au f mêmes latitudes géographiques sur la cote orientale de t Amérique du nord et la côte occidentale de F Europe?

Nain, lat. 57" 10' i...~- 3,6 — ±1

Gothenbourg, lat. $7° 0'. + 7,9 "" ' '

7tS

sa

StrJohns , lat. 47° 3*. . . + 3,5 — ^9

Bude, lat. 47 3c 4" l0>3<

DIFFERENCE dvleapéralarc

Paris, lat. 48° 5o' + to,8 ^

Halifax, lat. 44° 39' 6,2

Bordeaux, lat. 44° 5o'... i3,<)

ai,7

New-York, lat. 4o° 43'. . 1 2 > « Washington ,lat.38° 53' . 12,7

Naples, lat. 4o° 5i

ai,7 9.8

a3,8 ii,3

Lisbonne, lat. 38° 5a'. ... « 6,4

S.-Augustin, lat.29°48/. aa,3 g

Le Caire, lai. 3o# a' 22,1

«9ta

ti°,5

11. A quelles latitudes géographiques correspond un même degré de température annuelle sur la cote orientale de V Amérique du nord et la cote occidentale de t Europe?

ut latitude.

Aoilrfqrf*. Bifrop«.

Nain — 3°,6....«. 5y°io'..i 68°4o' (Laponie),

St-Johns 3,5...47°34'...59d56 (Pétersb.).

■ di

lialifax 4 6,a..44°39'...54^3'(Kônig8b.).

Washingt. ^ia,7..38°5i ..43°36'(Toulouse),

St-Augu8tin-f^3)i*^9°48 ..3o#a' (Le Caire).

C'est probablement le spirituel compagnon de Cook, mon illustre maître Georges Forster, qui a eu le mérite d'avoir annoncé le premier, d'une manière précise, la différence des côtes orientales et occidentales dans les deux continents, comme aussi l'analogie qu*offre la côte N. 0. de l'Amérique avec les côtes occidentales de l'Europe 1.

Le décaissement des températures moyennes de l'équateur au pôle , dépendant de l'ac-

1 George Forster, Kfelne Schrifften, t. III (1794)7 p. 87. Comparez aussi K'âmU, Met. t. II , p-4*> 43» 6f et 96; Dove, dans Schumacher, Iahtbuch, i84t> p. 289 y Arago, dans les Comptes rendus, t- 1* p* *6&<

tion du soleil , modifiée par la configuration et les rapports de position des masses continentales , est le plus rapide 1 dans les deux mondes entre les parallèles de 4°° et 4^°. L'observation offrirait , sur ce point de Climatologie , un résultat conforme à la théorie , la variation du carré du cosinus étant la plus grande possible rers les 45* de latitude , si ce que Ton appelle un peu trop fastueusement la loi des températures n'était pas aussi une pure représentation algébrique de l'observation. Dans le système des climats de l'Europe occidentale, la température moyenne annuelle qui correspond à cette latitude, est de i3° et i3°,8 , et le mois le plus froid y atteint encore 3° à 4" de chaleur moyenne. C'est la belle et fertile zone qui traverse le midi de la France (entre Valence et Avignon), et l'Italie (entre Lucques et Milan) ; c'est la zone dans laquelle la région des vignes louche à celle des oliviers et des citronniers. Nulle part ailleurs , en avançant du nord au sud, on ne voit accroître plus sensiblement les températures; nulle part aussi les productions végétales et les objets

1 Ma m. de la Soc, ffÂrcttcii, t. 111, p. 5o3*

— 19* ~ variés de l'agriculture ne se succèdent avec plus de rapidité* Or, une grande différence dans les productions des pays limitrophes , vivifie le commerce et augmente l'industrie des peuples agricoles , si d'autres causes perturbatrices , politiques et morales , ne s'y opposent. A l'est , au-delà de l'Adriatique et de la Bosnie , dans l'intérieur de l'Asie et à l'ouest de l'Atlantique , dans l'Amérique boréale f partout où les lignes isothermes prennent des sommets concaves à cause de la forme , de l'orientation et du relief des continents, le parallèle de 45° ne présente plus les mêmes avantages. Dans le Nouveau-Monde , la température moyenne de l'imitée atteint, sur ce parallèle, à peine 6°, 5; celle du mois le jpïus froid descend môme jusqu'à — 8°. Le climat des vignes n'y commence que par une latitude de 6° ou 70 plus méridionale.

Dans toutes les considérations qui précèdent, nous n'avons envisagé les continents que sous le rapport de l'étendue , de la forme des contours et du prolongement par différents degrés de latitude, en faisant abstraction de Y état de la sur/ace du sol. C'est cependant cet état d'agrégation , de composition chimi-

— *92 — que et de couleur, de perméabilité , de Capacité pour la chaleur, et de propriété conductrice , de nudité et de fertilité végétale , d'humidité et de sécheresse habituelle, qui détermine les pouvoirs absorbants et émissifs. Quelles différences d'effets entre les déserts rocheux ou sablonneux, les savanes couvertes de gazon , les steppes ou plaines herbageuses (pour me servir d'une expression de Volney), offrant des dicoty lédonées non frutescentes de 6 à 7 pieds de hauteur, les forêts , les mare* cages et les pays d'ancienne culture! Les déserts proprement dits de sable et de roche nue ', sont un phénomène géologique d'une origine x encore peu approfondie : ils appartiennent presque exclusivement à la partie chaude et tempérée de l1 Ancien-Continent ; les savanes , au contraire , caractérisent l'Amérique comme deux formes de steppes, l'une à petites plantes salines, l'autre à grandes herbes de la famille des Composées et des Lé-

1 M. Ehrenberg a prouvé récemment que , dans une grande parlie dos déserts de l'Afrique, les surfaces rocheuses prédominent de beaucoup sur les sables. 11 en est de même dans l'Asie centrale.

* Yove* mes Tableaux de la Xaiurr^ t. I, p. a5.

— ig3 —

gumineuses , caractérisent la Russie méridionale, la Sibérie et le Turkestan. Depuis l'extrémité occidentale du Sahara jusqu'à l'extrémité orientale du Gobi, sur une étendue de i3a° en longitude, on trouve une large ceinture presque continue de déserts à travers le centre de f Afrique, l'Arabie, la Perse, le Candahar , le Tchian-chan Nanlou et le pays des Mogols. Plus de | de cette surface du sol, nue et aride, est située à l'ouest de l'indus et dans la zone la plus rapprochée du tropique. En se rappelant que Faction solaire élève, de jour, sous cette latitude , les sables à pi us de 5o° ou 60 '• de température , on peut concevoir de quelle influence la continuité d'un tel état de la surface doit être pour la distribution de la chaleur d'une vaste partie du globe. Le seul Sahara d'Afrique (en y comprenant les Oasis épar ses, mais non le Darfour et le Dongola) a une aire de 194,000 lieues carrées de 20 au degré, ce qui est plus que le double de la surface de la Méditerranée '. Dans les forêts de l'Orénoque, où, au milieu de la plus vigou-

1 Je trouve pour la Méditerranée 77,300, pour la Mer Noire i4;Ooo lieues marines carrées.

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