‹ Asie centraleChapitre 4 sur 60 · III · texte numérisé non relu

III

dichéry, comme je l'ai fait observer ailleurs, ne peut pas plus servir à caractériser toute la région équatoriale que l'Oasis de Mourzouk , où l'infortuné Ritchie et le capitaine Lyon ont vu (peut-être à cause du sable répandu dans l'air) le thermomètre centigrade entre 47° et 53% 7, ne caractérise le climat de la zone tempérée dans l'Afrique boréale1. La plus grande masse de terres tropicales se trouve située entre les i8° et 280 de latitude nord , et c'est sur cette zone aussi que, grâce à l'établissement de tant de villes riches et commerçantes , nous possédons le plus de connaissances météorologiques. Au contraire , les quatre degrés les plus voisins de l'équateur même sont encore de nos jours , comme ils l'étaient il y a soixante-dix ans , une terra incognito, pour la Climatologie positive. Nous ignorons les températures moyennes de

1 Aussi M. Rùppel , si connu par le soin qu'il sait mettre dans la vérification d'instruments d'astronomie et de physique, a vu , le 3 1 mai 1 8a3 , par un ciel tout couvert , un vent impétueux du sud-ouest et une tension électrique de l'air très-forte ( dans le Dongola , à Ambucol), le thermomètre centigrade à 46*, 9.

Tannée et des mois au cap Lopez, au Grand Para, et (on est presque honteux de l'avouer) à Cajenne !

Lorsqu'on ne considère que la chaleur qu'atteint une certaine partie de l'année , on trouve dans l'hémisphère boréal les climats les plus ardents , non sous l'équateur, mais sous le tropique du Cancer même, et 4° ou 5° au nord de ce tropique, comme dans la partie la pi us septentrionale de la zone torride. En Perse, à Abousheer, par exemple, sous le parallèle de 28*« , la température moyenne du mois de juillet1 atteint 34 ; tandis que dans le centre de la zone torride les mois les plus chauds sont, à Cumana 29°, 2; à la côte de Guinée 28%8. Dans la Mer Rouge on voit le thermomètre centésimal à midi à 44% la nuit à 34° i* Les chaleurs extrêmes que l'on observe dans la portion méridionale de la zone tempe*

1 La température moyenne de l'été entier à Abousheer , est 33°,3 ; celle de l'hiver i6°,5. A Karikal ( lat. to* 55*), dans l'Inde, à Kobbe (lat. i4° 11), et à Mastahua , en Abyssinie , les températures moyennes de l'été sont indiquées aussi de 3o° à 3a° ; mais, dans tous ces endroits, les résultats ne sont tirés que d'une seule année d'observations-

rée , entre l'Egypte , l'Arabie et le Golfe de Perse , est l'effet simultané du peu de temps qui s'écoule , par celte latitude , entre les deux passages du soleil par le zénith, de la marche lente de l'astre lorsqu'il approche des tropiques et de la durée de jours, qui croissent avec les latitudes. D'autres circonstances contribuent à cette ardeur du climat. Telles sont la configuration et l'aridité des terres environnantes, la diaphanéité constante de l'air continental, presque dépourvu de vapeurs aqueuses, la quantité de poussière ou molécules terreuses qui s'échauffent par l'action du soleil, qui rayonnent par leur surface les unes contre les autres et que les vents soulèvent et tiennent suspendues dans Pair.

Nous avons cherché, M. Rose et moi, à réunir, pendant le cours de notre voyage en Sibérie et à la Mer Caspienne, un grand nombre d'observations précises sur la distribution de la chaleur dans le sol même de l'Asie boréale. Ce phénomène des lignes isogéothermes sur lequel M. Kupffer a fixé l'attention des physiciens, est modifié à la fois, par la latitude et la longitude du lieu, par la profondeur, la saison de l'année, et l'état de cohérence des

couches rocheuses ou des terrains d'alluvion '. Ces développements et les indications spéciales de la chaleur des sources resteront réservés pour un autre ouvrage, pour le second volume du Voyage de M. Rose, qui est sur le point de paraître.

Je terminerai ce Mémoire par des considérations sur la sécheresse de l'atmosphère asiatique et l'influence de la sécheresse du sol sur la conservation des ossements fossiles , dont les vallées des rivières abondent en Sibérie. La grande simplicité et la précision de V appareil psychrométrique de M* dugust ( les thermomètres * de cet appareil étant divisés.

1 Rupffer, Voyage dans l Oural , p. 319-398. * Parmi les instruments susceptibles d'une extrême précision, le thermomètre est celui qui offre les applications les plus variées. Il sert pour mesurer la chaleur, l'intensité de la lumière et le degré de tension hygrométrique. Un même instrument est thermomètre , baromètre (appliqué à la mesure de la hauteur des montagnes} , hygromètre et photomètre à la fois. La route tracée par la célèbre Académie del Cimento et par {e physicien Le Roi , avait été abandonnée par Saussure et Deluc, qui passèrent une partie de leur vie à perfectionner les hygromètres à substances solides. Les beaii£

par dixièmes de degré ) m'ont engagé a employer (pendant mon voyage à travers les steppes de F Asie septentrionale , à l'Altaï , le long de la ligne des Cosaques de l'Irtyche, de Flchym et du Tobol , et aux bords de la Mer Caspienne) à la fois le psychromètre et Pancien hygromètre à baleine de Deluc. Les observations psychrométriques, depuis le commencement du mois de juin jusqu'à la fin du mois d'octobre i 829 (la température de l'atmosphère variant de 8°, 7 à 3i°, 2 cent.), ont toutes été faites par mon ami et compagnon de voyage, M. Gustave Ro6e. Trente-trois dé ces observations, publiées dans un Mémoire hygrométrique de M. August *, prouvent l'extrême sécheresse qui règne dans les plaines de la Sibérie , à l'ouest de l'Altaï f entre l'Irtyche et

travaux de Daltoa permirent de substituer aux hygromètres à cheveu et à bandelette de baleine , que j'ai portés sur le sommet des Cordillères, la détermination du point de la rosée. C'est sur la détermination de ce point que se fondent les hygromètres de Leslie et de Daniell , comme le psychromètre de M. August.

1 Sur les Progrés de r Hygrométrie dans les temps modernes, mémoire lu le 28 septembre 1828, dans une des réunions des Naturalistes d'Allemagne (en allemand).

l'Obi, lorsque les vents du S.O. ont longtemps soufflé de l'Asie centrale, vents qui ont été en contact avec des plateaux très-secs et dont Té* Jévation au-dessus du niveau de l'Océan est de beaucoup moins considérable qu'on le croit généralement. Dans la steppe Platowskaya, nous avons trouvé le point de la rosée 4%3 au* dessous du point de la congélation ; c'était le 5 août, à 1 heure après midi, la température de l'air, à l'ombre, étant a3°, 7. La différence des deux thermomètres, sec et humide , s'élevait à n°7, lorsque, dans l'état ordinaire de l'atmosphère (l'hygromètre de Saussure se soutenant entre 74* et 8o°), cette différence des thermo* mètres ne s'élève qu'à 5° ou 6°, a (le point de la rosée étant 16% 2 ou 17% 5). Dans la steppe Platowskaya, la température de l'air aurait dû se refroidir de 280 avant de déposer de la rosée* L'air, entre Barnaoul et la célèbre mine du Schlangenberg , dans une zone renfermée entre les 5i° \ et 53° de latitude, ne contenait, par conséquent , que ^ de vapeurs , ce qui correspond à 280 ou 3o° de l'hygromètre à cheveu. C est, je crois^ la plus grande sècherisse qui ait été observée jusqu'ici dans les basses régions de la terre. M. Erman père ,

qui s'est beaucoup occupé de recherches hygrométriques en employant simultanément le psychromètre et les hygromètres de Daniell et de Saussure, a vu ce dernier une seule fois et à son plus grand étonnement (à Berlin , le 20 mai 1827) à 42°- La température de Pair était 23°, 7, par conséquent la même qui régnait dans la steppe Platowskaya lorsque nous la traversâmes.

J'ai observé une sécheresse de 4°° à 42° de l'hygromètre de Saussure , par conséquent très-rapprochée de celle observée par M. Erman, sous les tropiques (le thermomètre centigrade se soutenant aussi à l'ombre entre 22°, 5 et 23°,7 )7 sur un plateau de 1200 toises de hauteur dans la vallée de Mexico. Cette vallée renferme cependant des lacs d'une étendue très-considérable, mais entourés de terrains arides et salifères. Selon M. Boussingault (Ann. de Chimie, t. 48, p. 41) l'hygromètre rétrograde quelquefois à Quito à 260. A 2635 toises, M. Gay-Lussac , dans sa célèbre ascension aérostatique , a vu rétrograder l'hygromètre de Saussure , bien rectifié dans ses points extrêmes , par une température de 4°, jusqu'à a5°,3, ce qui donne seulement

2mm , 79 de tension de la vapeur , ou (comme le maximum est 6mB,,5) le rapport à la saturation observé dans l'ascension aérostatique1, a été , par la basse température des hautes régions, de ;—• J'ajouterai à ce mémoire sur le climat de l'Asie le tableau de quelques-uns des résultats que nous avons recueillis, MM. Rose, Ëhrenberg et moi, dans notre voyage de Sibérie, et qui ont été calculés, à ma prière , par M. Àugust, dont les travaux hygrométriques, également utiles etingénieux, méritent de fixer l'intérêt des physiciens. La sécheresse de l'air augmente * tellement de l'ouest à l'est que, par une moyenne de sept années (1785-1792), on a observé à Moscou 205, à Kasan 9Q, à Irkoutsk seulement Ô7 jours de pluie.

1 Un physicien célèbre , M. K'âmtz , qui a fait un grand travail psychrométrique sur le sommet du Rigi et du Faulhorn , en Suisse , a récemment jeté beaucoup de doute sur l'état habituel de la sécheresse de l'air dans les Alpes. Les cimes de ces montagnes sont très-souvent enveloppées de vapeurs vésiculaires, et neuf semaines d'observations de Zurich indiquaient f moins d'humidité que l'observation du Rigi. K'àmtz, Vorlesungen ïtbcr Météorologie y 1 84o , p. 1 1 7 .

* Bulletin de la Soc. de Moscou , 1837, n° IV, p. 5a.

Si les ossements fossiles de grands animaux des tropiques , trouvés récemment au milieu des terrains de rapport aurifères, sur le dos de P Oural* i prouvent que cette chaîne a été soulevée à une époque assez récente2, la présence et la conservation de ces mêmes ossements 1 recouverts de chairs musculaires et d'autres parties molles ( dans les plaines du nord de la Sibérie , à l'embouchure du Lena et sur les

bords du Vilhoui , par les 72° et 64° de latitude), sont des faits climatériques bien plus surprenants encore. Les découvertes d'Adams (i8o3) et de Pallas (1 772) ont acquis un nouvel intérêt depuis les recherches laborieuses, tentées pendant l'expédition du capitaine Beechey dans le Golfe de Kotzebue (lat. 66° i3;; long.

1 Ces mêmes ossements fossiles de pachydermes sont connus depuis longtemps dans les plaines à Test et a l'ouest de l'Oural, sur les rives de l'Irtycheet duKama.

* Cette même conclusion de soulèvement s'applique aux Andes, où, dans les deux hémisphères, sur les plateaux du Mexique , de Cundinamarca ( près Bogota ) , de Quito et du Chili , on découvre des ossements fossiles de mastodontes à 1 soo et i5oo toises de hauteur. (Voyez ma Relat. hist. 1. 1, p. 386, 4' 4 y 429> t. III > p. 679.)

— 9* — 163*25*0.), et l'examen approfondi descolieetions géognostiques de la Baie d'Eschscholte, par M. Buckland1. Ces recherches ont rendu presque certain que, dans le nord de l'Asie coimne dans l'extrémité N.O. du Nouveau-Continent, lesossements fossiles, sans chair musculaire ou avec cette chair, se trouvent non dans des blocs de glaces , mais dans ces mêmes terrains de rapport (diluvàan) qui reposent sur les formations tertiaires dans la plupart des régions tropicales et tempérées des deux mondes. Une cause de refroidissement instantanée , dit le naturaliste célèbre * auquel nous devons les

* Beechej, Voyage ta the Pacific and Beerings S trait, i83i , 1. 1 , p. a57-3a3 ; t. Il , p. 56o , 593-61 a.

• Cuvier, Ossements fossiles ,1821, 1. 1, p. ao3. Voici le texte même : « Tout rend extrêmement probable que les éléphants qui ont fourni l'ivoire fossile habitaient et vivaient dans les pays où l'on trouve aujourd'hui leurs ossements. Us n'ont pu y disparaître que par une révolution qui a &it périr tous les individus existants alors, ou par un changement de climat qui les a empêchés de s'y propager. Mais quelle qu'ait été cette cause, elle a dû être subite. — Si le froid n'était arrivé que par degrés et avec lenteur , ces ossements , et à plus forte raison les parties molles dont ils sont encore quelquefois enveloppés , auraient eu le temps de 6e décomposer comme

— 9* — admirables recherches sur les races éteintes d'animaux , a pu seule préserver ces parties molles et les conserver à travers des milliers d'années. Occupé pendant mon séjour en Sibérie de recherches sur la chaleur souterraine des couches, j'avais cru entrevoir dans le froid qui régne encore à 5 ou 6 pieds de profondeur, au milieu de la chaleur des étés actuels, l'explication de ce phénomène.

Lorsque aux mois de juillet et d'août l'air avait à midi une température de 3o°,7 , nous avons trouvé, entre le couvent d'-Abalak et la ville de Tara1, près des villages de Tchistowskoy et de Bakchewa, comme entre Omsk et Petropablowski , sur la ligne des Cosaques de l'Ichym* près Chankin et

ceux que Ton trouve dans les pays chauds et tempérés ; il aurait été surtout impossible qu'un cadavre tout entier, tel que celui que M. Adams a découvert, eût conservé ses chairs et sa peau sans corruption , s'il n'avait été enveloppé immédiatement par les glaces qui nous l'ont conservé. Ainsi, toutes les hypothèses d'un refroidissement graduel de la terre ou d'une variation dans l'inclinaison de Taxe du globe , tombent d'ellesmêmes. »

' Lat. 56° A— 58°.

• Lat. 54° 5a' — 54° 59'.

Poladennaya Krepost , quatre puits peu profonds, sans restes de glaces sur leurs bords. La température de Peau de ces puits était H- a%6; 2%5; i°,5 et i%4- Ces observations ont été faites i o° à 1 2° au sud du cercle polaire , sous les parallèles du nord de l'Angleterre et de l'Ecosse. Cette basse température du sol sibérien se conserve pendant tout Pété. M. Erman a trouvé entre Tomsk et Krasnojarsk, dans le chemin de Tobolsk à Irkoutsk , aussi par 56° et 56 * de latitude , les sources à -f- o°,7 et 3% 8 quand l'atmosphère était refroidie jusqu'à 25%2 au-dessous de zéro : quelques degrés plus au nord, soit sur des montagnes très-peu élevées (par latitude 5g°^f où la température moyenne de Tannée est à peine — i%4)> soit dans des steppes audelà du parallèle de 620 , le sol reste gelé dans les mois les plus chauds à 12 ou i5 pieds de profondeur. J'espère que par des recherches que l'on m'a promis de faire , en différents mois d'été, à Berezow et Obdorsk, près du cercle polaire, nous apprendrons quelle est, dans le nord, l'épaisseur, variable de la couche de glace, ou pour mieux dire de la terre

humide congelée , traversée de petits filons de glace et renfermant des groupes de criataux d'eau solide comme une roche porphyroïde. A Bogoslowsk où l'habile Intentendant des mines, M. Beger, a bien roula faire creuser à ma prière , un puits dans un sol tourbeux1 peu ombragé d'arbres, nous ayons trouvé, au milieu de Tété, à 6 pieds de profondeur, une couche de terre congelée, épaisse de plus de 9 \ pieds. A Iakoutsk , encore 4° I au sud du cercle polaire, la glace souterraine est un phénomène général et perpétuel, malgré la haute température de Tair aux mois de juillet et d'août. Le puits de M. Schergin à Iakoutsk qui lors du voyage de M. Erman n'avait en-

1 M. Erman croit qu'à Bogoslowsk , la couche de terrain congelée permanente n'est que locale et due a Ilnfluence d'une couche tourbeuse. Erman, Reise, 1. 1, p. 383, et dans Berghaus, Almanachfur 1839, p. 69. Compares sur la glace d'été trouvée constamment dans un marais près de Twer, Pallaa, Reiseny t. I, p. 1 1 . Le même phénomène a été observé à de petites profondeurs à Catherinenbourg (Helmersen , Reùe nach dcm lirai, i84< , 1. 1 , p. aa) ; et , à ce que m'ont assuré des architectes , dans quelques localités du sol sur lequel «st assise la beUe ville de Saint-Pétersbourg.

core que 5o pieds de profondeur, et (en avril), dans la partie la plus basse du sol congelé, une température de — 7%5 , a atteint en 1837 ( selon un journal de M. Schergin que l'amiral Wrangel et M. de Helmersen ont communiqué à l'Académie de Saint-Pétersbourg ) la profondeur de 358 pieds de roi. L'accroissement1 de température a été obserré comme il suit :

— 6°, 8 cent. . . à 72 pieds.

L'accroissement de température dans le terrain congelé de i3 mètres pour i°cent. (entre les profondeurs de 72 et 327 pieds) est singulièrement rapide, presque triple de ce quel 'on observe jusqu'à 5o5 mètres de profondeur *

1 Comparez Erman, Reùe, t. II, p. ?5o-s52. M. de Baer, dans Berghaus , Almanach fur Erdhunde, 183$ , p. 57-69. &t dam Journal of/he Geogr. Soc. vol. VIII, P. II, p. iio-ii 3. Helmerseo, dans Bulletin scientifique de TÂcad. do Saint-Pétersbourg* t. III, p. io4-

1 Arago et Walferdin , dans les Comptes rendus de

dans le puits foré de Grenelle à Paris, qui donne 3a mètres pour 1* cent. On peut concevoir comment des 620 aux 72 de latitude, de Iakoutsk à l'embouchure du Lena , l'épaisseur de cette couche de terre congelée doit augmenter rapidement.

Des tigres entièrement semblables à ceux des Grandes-Indes1 se montrent encore de nos jours de temps en temps , en Sibérie , jusqu'au parallèle de Berlin et de Hambourg. Le 26 octobre i83g, un tigre d'une énorme grandeur fut tué par les habitans du village de Setovsk dans le gouvernement de Tomsk , à 60 werst de la ville de Biisk , à peu près

fAcad. des Sciences, 1840 , semestre II, n° 18, p. 707.

1 Y oyez plus haut, t. I, p. 339-34?» où j'ai fait voir que le sud de la chaîne de l'Altaï est habité à la fois, dans de certaines saisons , par l'élan et le tigre royal , par le renne et la panthère. Les rennes viennent quelquefois, dans les hivers très-rigoureux, jusque dans les environs d'Orenbourg. (Helmersen , 1. 1, p. 1 63.) Mon compagnon de voyage , M. Ehrenberg , a publié des renseignements curieux sur les tigres du nord de l'Asie, et sur la panthère à longs poils, qui vit depuis Kachghar jusqu'au cours moyen du Lena. Voyez Annales des sciences nat. t. XXI , p. 387-4*2.

5a* £ de latitude. Ils virent sans doute ciord des Montagnes Célestes , et ils des excursions jusque dans les environs Loutsk ( lat. 52° 17') et vers la pente ieotale de l'Altaï, entre Boukhtarminsk, taoul et la célèbre mine d'argent auri-

du Schlangenberg où l'on en a tué îeurs d'une taille énorme. Ce fait, qui te toute l'attention des zoologues , se lie kutres très-importants pour la Géologie.

animaux que nous regardons aujouri comme des habitants de la zone tor- > ont vécu jadis au milieu de bamlacées , de fougères en arbres , de tiers* et de coraux lithophytes, dans ord de l'ancien continent. C'était proement à la faveur et sous l'influence ette chaleur intérieure du globe qui compliquait, par les crevasses de la croûte ée, avec l'air atmosphérique dans les >ns les plus boréales. Il m'a toujours l

oyez Mém. de TAcad. de Berlin pour 1822, p. t54; » Tableaux de la Nature (?° édit.), t. II , p. 188. icrve avec une vive satisfaction que M. Buckland , lous a fait connaître tant de faits curieux relatifs à

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