‹ Asie centraleChapitre 50 sur 60 · III · texte numérisé non relu

III

MM* de Hu*bc4dt **Rq«npu«r^

d^sjstèroes d« dWpc^ion qui *0<£faf4 fe fwtfta* tu^a|H^ est, celui que BU& Çp^jnç^tVir^oiitd^ s*0*é , en Morée, «Qn^4n pom 4^***wft$i Tiwirg* fyjlgtoe, *»t oo 4i aigndté dpg^uis o^trax** jk>j> é«#r vsques en:J^ieV Ljl ^i^f^,^^^^^

Jf*K.-9» jMu-^U^smen^ Agn*j

itoafeAr&ffe P«: prèf jwa^èle à celle

4e la JUgne aiUiçlinale fies couc^ p^roeiuw que JfM. Murchiaon, V«rB$ttu\ et ^j»^i^ placent i ■4fofafc*rx* , au N. £. tfOrenl^gufg. ; Çt^ee loi» de k production de cette ligne anticlinale que les dépôts les plus modernes de l'Oural ont été soulevés ? C'est ce que je n'ose décider. •

Sud de l'Oural. — Dans la Carie hypsométrique et TAsie centrale qui accompagne mon ouvrage , j'ai cru , à partir des Monts Airouk jusqu'à Orsk, devoir suivre les dénominations que j'ai puisées dans les cartes manuscrites tracées lors des expéditions du général Berg (t. I, p. 4a9)> expéditions tentées en i8a3 et 1825, pour examiner le terrain de l'Oust-Ourt qui sépare Orenbourg de Khiva. Sur la justesse des dénominations $Adyr-Tau (Aderty-Tau} et Djabik-Karagan}

1 Voyc* dans les Comptes- rendus , I. XiV, p. 478, un Me- . moire de M. de Collegno.

couvert d'une forêt de pins, Pinus sylvbstrisy ayant une longueur de ao verst , comparez Helmerscn , p. 2o5 et 227, avec les assertions que j'ai émises 1. 1, p. 43a-435. Moscou , Waldaï. — Je puis ajouter aux résultats rapportés à la page 5g de ce volume , de nouvelles déterminations hypsométriques dues à un excellent géologue et zoologiste, M. le comte de Keyserling. Elles m'ont été communiquées par ce savant en janvier 184*2. Les physiciens qui ont le sentiment de la précision dans les données numériques reconnaîtront avec quelque satisfaction comment les incertitudes qui régnaient encore il y a quinze ans sur la configuration du sol entre la petite chaîne des Waldaï , le Lac Baikal et la partie sud-est du Gobi de Zakildak au mur de la Chine, ont été diminuées peu à peu. Il est d'une grande importance pour les progrès de l'hypsométric que l'on sache entre quelles limites plus ou moins étroites l'incertitude oscille. Des résultats numériques sans indications des sources et des méthodes employées n'ont aucune valeur scientifique. Les temps ne sont plus où les derniers résultats de longitude ou de hauteur, simplement à cause de leur nouveauté, étaient préférés sans critique, à des résultats plus anciens. «Un plateau très-large, dit le comte de Keyserling, plateau élevé de 600 pieds au-dessus du niveau de la Baltique «t couvert de collines qui atteignent i4o à 180 toises *, se

1 Voyez plus haut, t. 1, p. 71 et 75. Le Thurmberg entre Daoï&tg et Butow, a 170 t. Selon un nivellement barométrique cxcculë en i8i{par M M. de Helracrsen et Hess, le point

as- 548 — dirige d»*ud-sM de kLiw»iew»KoOMk«l Von»uedje. Lmkmmmu4* Mju^ti-WCtM «.), Walfe- Ittfcjgî * Gaisekalk au sud de Oc**»*, i-murea triganonUtfiqunaent par M. do Suwe.j.-peuireati «n ngardes comme dominant toutes le» tututeura de h feissie européenne , à l'aweplii» da U ÇrimA*. Lt *U(.deSffolewk>eneoMi3filc«»«d'e1*i»aoD. Uns branche du plateau de Waldaï s'étend par une largeur de 3o à 4o versl de Wologtla et Gresowiu { i aa t.) ven la pente occidentale de l'Oural, sou* les 6a" de latitude. Le partage des eaux entre le Dwina et le Volga est au nord de Perm : au-delà de cette ligne de faîte commence la région des forêts. -

Le comte de Keyserling admet, pour la différence d* hauteur entre les Observatoires deSaiut-Pétersbourgei de Moscou 4i? pieds, pour IVlévation de l'Observatoire de Moscou au-dessus de la Baltique 4^7 pieds. Or comme l'édifice de l'Université de Moscou est de 1 09 pieds au-dessous de l'Observatoire de cette même ville, il reste pour la hauteur absolue de l'Université de Moscou, 3a8 pieds. Comparez plus haut, 1. 1, p. 74 et 76 et t. ll,.p. 3o8.

Haute» aoTUixi des contirihts. — Eu discutant (t. 1, p. 93 et 188) le rapport qui existe entre la hauteur moyenne des terres et la profondeur des mers, j'ai

culminant <lu W»ld»ï a (83 t. et U luurce du Volg», qui o'td |iu la StligcriH, mi» le pblcau de VVolgint-VVcrkhowi*, i33 I. iu Je.nn du ntVESB de l'Ocsio. Hctmencu, Utile nadi iltm Uni, 1 8 ( 1 , p. 3.

dû citer l'exemple de la plus grande profondeur que là ligne de sonde avait atteinte jusqu'alors. Je puis ajouter aujourd'hui que d'après un rapport adressé par le capitaine James Ross à la Société royale de Géographie à Londres, ce navigateur expérimenté, dans son voyage vers le pôle antarctique, a sondé 900 miles à l'ouest de Sainte-Hélène, en employant un poids de 45o livres, à la profondeur de 3o,ooo pieds anglais, qui équivalent à 4691 toises ou 91 43 mètres. (Jameson's Edinb. New Phil. Journal^ vol. 29, p. f 440 C'est une profondeur qui surpasse l'élévation des plus hautes cimes de l'Himalaya. Le Djawabir n'a que 4026 t., le Dhawalagiri, moins bien mesuré, a 4390 t.

Depaession d* la Mer Mobte. — Pendant mon dernier séjour en Angleterre au mois de janvier 1842, mon savant ami le capitaine Washington m'a communiqué l'extrait d'une lettre adressée par M. Alderson à la Société royale de Géographie de Londres et renfermant une notice succincte de l'opération trigonométrique faite pour vérifier la dépression du niveau de la Mer Morte relativement au niveau de la Méditerranée. Le lieutenant Simond [de la marine royale britannique), très-habitué à faire des relèvements précis, mande de Jaffa le 28 novembre 1841, « qu'il vient de terminer la triangulation de la partie australe de la Syrie en employant un excellent théodolithe de 7 pouces, qu'il a reçu d'Angleterre. J'ai réussi enfin, dit-il, à déterminer le niveau respectif de la Méditerranée et de la Mer Morte. Je trouve le niveau de l.i dernière de 1607 pieds anglais (j5i toises ou 489 mè-

très) plus bas que la maison la plus élevée de Jaffa. J'ai encore à réduire le faîte de cette maison et Jaffa au niveau de la Méditerranée, et je pense que ce niveau sera trouvé supérieur au niveau de la Mer Morte à peu près de i4oo pieds anglais (249 toises ou 4? 7 mètres), ce qui est plus que le double (?) de la différence qu'on a supposé jusqu'ici. Je puis être très-satisfait de la précision d'une opération dont les différentes parties offrent un accord parfait. • MM . Symond et Alderson ont terminé la mesure d'une base près de Saint-Jeand'Acre, et le premier a été employé à relever le pays depuis le Cap Blanc jusqu'à l'est du Jourdain et à la Mer Morte.

Nous avons déjà fait remarquer plus haut jusqu'à quel point le résultat de la mesure geodésique de M. Symond faite en i84i confirme les résultats des mesures barométriques du comte d« Bertou (4 19 mètres,) et de M. Russeger (435 mètres). L'existence de cette énorme crevasse dans laquelle coule le Jourdain est un phénomène si extraordinaire , que les voyageurs même qui l'ont constaté ont tout d'abord douté de la précision de leurs observations. « Lorsqu'au mois d'août 1837, raconte M. de Bertou, je reUouvai sur le Mont Liban M. Moore qui , après de longs et courageux efforts, était contraint à renoncer au projet qu'il avait conçu de faire une reconnaissance détaillée de la Mer Morte, sur laquelle, à cet effet, il avait transporté un canot, il me communiqua le résultat de ses observations thermométriques (sur le degré de l'eau bouillante) indiquant une forte dépression du niveau de la Mer

Morte, je doutai de la précision de son instrument , et je ne me sentis aucunement disposé à admettre un fait si extraordinaire. » (Bulletin de la Soc. de Géographie, t. XII, p. 117. Jamesons Edinb. New Phil. Journal , vol. 29, p. 96 '. W. R. Hamiltons Adress delivered to the Royal Geogr. Soc. ofLondon on the nj majr 1839.) Le savant voyageur, M. Schubert, se trouvait au mois d'avril 1887 dans la vallée du Jourdain. Il ne put mesurer que la dépression du Lac de Tiberiade (173 mètres). A la Mer Morte la colonne de mercure dépassait en montant la division de l'échelle de son baromètre. « Je ne pouvais croire, dit-il, au résultat de mes observations, que des amis ont publié à mon insu. J'accusais tour à tour mon baromètre ou des modifications particulières et locales de l'atmosphère. » (Schubert, Reise in das Morgisland, t. 3, p. 86.

1 « Professor Schubert of Munich , iwo Knglishmen , MM. Moore and Bcek and M J. de lJerlou, a irenchman, almost simulianeously and quile independenlly of one anolher, hâve made the discovcry lhat the Dead Sea and the enlire lower valley of the Jordan arc situ.itcd considcrably wider the Méditerranéen Sea. »

ÉCLAIRCISSEMENTS m

LE|GUBf AT DE LA RUSSIE.

Températures moyennes de Moscou et de Kazan. — Froid hivernal dPOrenbourg^ des steppes de PEmba et de Bohhara. — Trfftis et Smyrne comparés au climat et Al ger. — Sécheresse de Pair.

Les éléments numériques que je rare réunir dans cette notice sur les températures d'Asie offriront la preuve de l'intérêt croissant qui se manifeste en Russie pour les progrès de la Climatologie comparée et surtout pour la précision des méthodes propres à obtenir des moyennes thermiques.

Moscou. — 11 a paru tout récemment (Bulletin de la Soc, Imp. des Naturalistes de Moscou, i84a> n° a, p. 472-494) un nouveau travail très-important offrant le résumé des observations météorologiques faites à l'Observatoire de Moscou de 1 838- i 84t. M. Spaski ne donne pas seulement les résultats mensuels de ces quatre années, il a eu aussi le soin de réduire

au nouveau style les observations de t8ao à 1837 que M. Perewotschikoff avait publiées d'abord dans le Magasin et histoire naturelle de M. Dwigoubsky , et puis à ma prière , considérablement augmentées dans le Bulletin de fa Soc. des Naturalistes de Moscou, 1 838, n°4> p- 4*5» J'ai consigné plus'haut les éléments numériques obtenus par M. Perewotschikoff dans mon Tableau de la Climatologie de ? Empire de Russie. \jz travail tres-étendu de M. Spaski confirme ce que j'ai avancé depuis longtemps sur la différence de climat de» deux capitales, ancienne et moderne, dont l'une est centrale, l'autre presque littorale1. Les étés sont de i°,7 cent, plus chauds à Moscou, les hivers de 2%i plus froids qu'à St- Pétersbourg. 11 ne faut pas oublier que Moscou est de

1 Comparez plus haut, 1. 111, p. 57-61 et mon Mémoire sur les inflexions dts lignes isothermes, t. 111, p. np-i65. Comme le groupe des lies Fœroe ( Ut. 6i°a6' et 6a°a5' ) représente de la manière la plus frappante dans l'hémisphère boréal le type d'un climat insulaire et littoral, je vais rapporter ici des éléments numériques renfermés dans une nouvelle édition que AI. Trcvelyan a fait imprimer à Florence de son excellent travail de Météorologie et Géographie des Plantes des lies Fœroe. La température moyenne annuelle de Thorshavn est (selon les années 1781, 178a, 1798, 1759 et 1811) de 44u*°8 Fahr. (6° ,6 c), tandis que les 4 mois de juin, juillet, août et septembre n'*ttcignent que la température moyenne de 55°,6; (ia°,7 c). Celle de janvier n*est pas au-dessous de3i°,9 F. (0^,9 c). M. Trevclyan fait observer que le GulJ-Stream qui jette fréquemment les graines de plantes des Antilles sur les côtes des lies Fœroe, peut bien contribuer un peu à élever la température de Thorshavn» Dans le tableau I de M* Mahlmann,ona placé par mé^arde le mot Norvège à côté du nom de ce port des Fœroe.

été......... -4- 17,4

aaldione... -f- 4,0

•tynie 4" 4«,i

4° i plus méridional et que StrPétersboorg ayant vers l'ouest une mer trés-étroite, vers l'est et le nord-est de gnncU lacs couverts de glaces, ne jouit que médiocrement dès avantages modérateurs du climat des cotes. Selon (e travail de M. Spaski, les résultats moyens les plus exacts de 1 8*o à i84«, sont .

hiver — g°,5 cent .11 M. MaMmann donne — io*,3

printemps.-^ 4,5 g (Vo yt tableau 1.) 4- 6,3

Les moyennes ayant été primitivement tirées de 3 observations(8h.du matin,» h.après-midi et toh.ouiih.

du soir). M. Spaski les a diminuées de o°,3. Cette correction, qui résulte de l'ensemble des observations horaires de Padoue, Leith et Halle) a été employée dans le tableau des saisons qui précède. Les plus grands froids de Moscou ont élé, dans les années i838, 1839 , et i84i> de — 3i°,3 et— 33°o. En 1840, le thermomètre est descendu à — 3g°2. La température moyenne annuelle a oscillé en 20 ans entre — 3°,i et — 5°,5 ; mais les moyennes de janvier ont oscillé de — 6°,4 à — t60fj. Les inaxima de Tannée atteignent ' souvent 3a°^ et 34°

1 Pendant les grandes chaleurs qui ont régne celte année, du 6 au 19 août i84a9 le thermomètre n'est aussi monté à l'Observatoire à Paris que jusqu'à 34?,8 (27^,9) à Berlin à 3aQ,7 (a6Q,*)- Presque la même époque un excellent observa leur, M. d'Orlich, capitaine dans l'armée prussienne, pendant un voyage de 36 jours d'Angleterre à Bombay, n'a vu aussi monter le thermomètre dans le désert, entre Alexandrie et Suez, comme dans la Mer Rouge entre Suc* et Aden, qu'à 3i°,6ct 33°,7, une seule fois à 35°,6 (a8Q,5\

Le mois de juillet, qui est le plus chaud de l'année, a oscillé dans sa moyenne pendant 20 jours de i6°,4 (i8so et i8ai)à aa°,6 (1839 et i84t). la période dés variations barométriques horaires se manifeste très-régu^ lièrement dans les observations de Moscou : elle est petite comme dans toutes les zones très-boréales. (Voyez ma Relation hisi. t. 111, p. 309.)

Marées atmosphériques à Moscou.

Moyenne des t h. après-midi, lo h. du soir. 3 observations.

748y ia 748,o6 748, i5

Les hauteurs barométriques exprimées en millimètres sont réduites à zéro de température. Les différences entre le maximum et le minimum de pression ont été, dans les quatre années indiquées, de 47>9ï 58,5; 54,8; 52,o millimètres.

Kazan. — Les moyennes que j'ai publiées plus haut (t. III, p. 67) et dans le Tableau de la Climatologie de l'Empire de Russie sont tirées d'observations antérieures à Tannée i834- M. Knorre, professeur à l'Université de Kazan, présente, à la fin du Mémoire de M. Spaski que je viens.de citer, les moyennes mensuelles des quatre années 1834-1837. 11 en résulte pour les saisons selon

Aanuvo,

. du malin

748, ao,

3f,Knurreîh\vrr» ... — 1 f°,3 c printemps -f~ 3, a clé. ...... -j- 16, a

automne..-)- a«7

année... • -f- 1,9

\T. M;«h!mann donne — n°,3 (Yoy. tatrlea;

' Les^IW grand» froid* c** étf,**»- «suées — »f/f$ et — -tt%tf lie ftap y amlw dbalcnra 4* *7*|6» LmI UKr/tsuto **ttieMe* des jjiisjihi iiién *§3£»t637 n'ont ctciUé qtt'es*iet%&*fcs%5» : ■ »■ Ouno«u;^Je n'ai pas puxtop*cndrc cette vtBe stUsétpar hfc5*»4& atyàttne htMudaaJMdmm de 37 1 toises dans le 7a£/<wui d* hXXùmiolo^defEmpércé* Russie (t. III, p. ioa), parce que sa température moyenne parait encore asses incertaine. « En se rappelant, dit M. de Helmersen (jR«â#na^ ^em UmljiSity p. i5S) qu'Orenbourg est dé 4* au sud de Kaaan dont k température moyenne est de + «°>9> &«»t difficile d'admettre que celle d'Oreobourg ne soit encore que de 4- 4°, 8 cent, comme il résulte des moyennes de 4 années, i 8*8m83i, publiées par M. ^ rapporté d'après quelle méthode elles ont été déduites. Il est toutefois certain que les hivers de Saint-Pétersbourg (capitale placée 8° au nord d'Orenbourg) sont beaucoup plus doux que ceux* qu'on éprouve sur les bords] du fleuve Oural. La température moyenne de l'hiver deS.- Pétersbourg était en 1828 et)i82gde — n°,3 et — io9,8, quand, dans ces mémes.années, les hivers d'Orenbourg étaient de — 1 7°,8]et de — 1 5°, a. Aucun arbre fruitier ne végète autour d'Orenbourg, les saules, le bouleau et le Robinia Caragana sont les seuls arbres à feuilles jura acéreuses que Ton puisse cultiver. Pendant l'hiver de 1829 les rennes, qui habitent généralement par les 6s* de latitude, ont fait des excursions jusqu'à l'usine de cuivre dePreobrachenskoi, qui n'est pas d'un demi-degré plus septentrional qu'Orenbourg. • Il faut espérer que

M. de Helmeraen publiera les moyennes de ses observations hivernales de i834 et i836. La température moyenne de Saratow (lat. 5i° 3i') est, d'après 8 années (1792 - 1799) d'observations selon M. Erdman -{- 6°, a. (JBeitràge zur Kenniniss de Inneren von Russlandy t. Il , p. 122.) Ce chiffre n'est-il pas trop élevé? C'est en faisant naître des doutes que Ton excite à la rectification des éléments numériques de la Climatologie. Steppe des Kirghiz, Oust-Ourt. — En parlant de l'expédition russe vers Khiva en 1840 (t. I, p. 4*o, et 1. 111, p. 54), j'ai signalé les intéressantes observations de physique faites avec l'assiduité la plus courageuse et au milieu de grandes souffrances par M. Platon de Tchihatcheff. Elles sont jusqu'ici les seules qui, embrassant une étendue de temps très-considérable, noua font connaître avec précision le climat excessif1 de la steppe des Kirghiz Kaizaks par les 46° et 5i° de latitude et les 5a° et 56° de longitude. M. de Tchihatcheff a très-judicieusement divisé ses observations en deux groupes, le premier offrant l'époque du froid le plus rigoureux, du 17 décembre 1839 au 6 janvier i84o, le second l'époque un peu plus tempérée de 5 au 21 février. «Dans le premier groupe la température moyenne était a) pendant 9 jours consécutifs , du 17 au 26 décembre, — 3o°,9 ( — a4°>8 R.) Maximum du froid — 43°,7 (— 35° R.); minimum — 23°,o ( — • 180 R ).

1 C'est l'expression par laquelle Buflon désigne les climats dans lesquels un hiver de Suède succède a un été du raidi de la France. Compaier. plus haut t III, p. 7^-/5 et i55.

— - 6AI — ty&àmàmtét fomtf «ht ty déMbahiï» «r 6 ftiiikr, —

idaitheh&èÉnto^ rwla c— grié ^tt trtMaW»:pè«knt 4* teuret, d» 47, ail «frd*s«ttbrev,I»f» itlipfii ami,

•«rai PhitkuCTliimlyxi thiffii^<<i^Mai ygéitiiiuipÉr

jtfUt^U~34*tJtr^ ffi.viâtÉSgfaaf gBttwb initfi qoe lu if ifrhliiiUiB eu A rmlini 1 dtninuj ■mii^^if JB>t itp^wv

B*mte iedtnd ff*ttpe ai* mbmf^Ktnf^dmjm m Uweiy r*iHia»t*7 ^ jjojfafciki refit

»w*ta5^ VIW ^«ov^» -^'MâiimwÉiîAÉ ftwd *** 4**7 (— 3a°,6R.); minimum ~- «a,°5 (— io° R.).»

1 «Du campement d'Ak-Bonlak, dit M. deTchihatcheff, FOust- Ourt se présente comme un plateau uni de 5oo pieds de hauteur au-dessus de la steppe. Les bords du plateau paraissent escarpe's. Le colonel des Cosaques de l'Oural, M. Bisianof, rît au mois de février une 'reconnaissance de l'Oust-Ourt à une distance de i5o versl. il y trouva moins de neige, mais plus de vent et, an froid plus Intense que dans la steppe. On assure qu*en descendant du plateau vers le sud, on entre dans une région de température assez douce, dans les plaines de Kunrad , dTHirghcndj et de Khi va. Entre Ak-Boulak et Ati-Ya&sî, a 5o verat de distance du premier, il» ces endroits, s'eléve la petite chaîne de Bakir-T^ugh dirigée E.-O.ei liée probablement aux Mo, godjares. L'Ali -Taugh, peut-être de mille pieds de hauteur, est une des cimes du Bakir-Taugh. Nous le gravîmes avec peine. La pente méridionale offre quelques pieds de Sac-Saoal. (Anabasis ammodendron}. »

• Les thermomètres que M . de Tchiha tcheffa employés pendant l'expédition étaient sortis des ateliers de Greiner à Berlin et de Jurgensen à S.-Pétersbourg , comparés à ceux de MM. Mitscherlich et Lenz. On a observé chaque jour à peu près à 5 h. et 1 1 h. du matin, à i h. après-midi et à 9 h. du soir. Les moyennes sont déduites non de l'ensemble de ces heures, mais des températures extrêmes de chaque jour.

• La violence et la constance du vent rendaient la rigueur du froid encore plus pénible. Du ior décembre 1839 au ier avril i84o il y avait, sur 121 jours , plus de 79 jours de vent soufflant généralement de l'E.N.E. et du N. E., quelquefois de TE. Il y eut 29 fois de ces horribles tempêtes de neiges appelées bouranes V pendant lesquelles les flocons de neige, agités par le vent, obscurcissent l'atmosphère. Le i3 février le bourane était accompagné d'un abaissement de température de — 3i°,7 ( — 25°,4 R-0» ce flu* augmenta cruellement la souffrance de la troupe. Des 12,800 chameaux qui accompagnaient le corps expéditionnaire de 7000 hommes, 1 2 ,600 périrent, eteequi est assez remarquable, c'est que le chameau à une bosse souffrait moins que le chameau bactrien. Les chevaux, au nombre de 23oo, résistèrent assez bien au froid, à la neige et à la force des bouranes. Entre Âti-Yaksi sur l'Emba, et Ak-Boulak, deux stations auxquelles un habile ingénieur -géographe,

1 Voyc* la description de Cts bouranes ou bourans dans le Foyage de Hf. de Heln\erseny 1841 ï »• 164, e! plus haul, t. III, p. 7a.

M. Vusilicflit des observations très -précises de latitude i et de longitude, la neige couvrait le sol souvent à 3 ou 4 pieds de profondeur. Par le froid le plus intense que la troupe endurait avec une admirable patience , oo n'eut d'abord pour combustible que quelque herbes de la steppe qu'on déterrait sous la neige; plu» tard, lorsque ces herbes mêmes manquaient , on ne pouvait avoir reooqrtqn'«M ifihjfri M ■■■ in»«m»i<iMMt servi aoH i «mUUer k> wwwW »im»ôom, éoit à i« attnbcr *ni btb dt» flàftriom. ». -

. A Ufi»d'«oàt «83»,iaMMfa— witMlM^w atawat pr**d#- le M*p> ŒfNS*|i«««re 4m» Jb svppe ds. HmImi y 4MNHn4mU «m dhalrae «ut la ouiba (kBo«l)m)<Vik«MirMlBb>t>lM46*fS0y>a\.>Tank •fetyMia rt<a, époque do lèuor cïét «mocb à k ftn> tière de R uaaie, le thermomètre s'éleva dans la steppe à

■ 11 me reste quelques dou(esiurcei4£*,a par So" de latitude. Lorsque l'air dans les basaes touches qui couvrent 1* sol de U sMpft •ride, est rempli Je poussière, des molécules en partie terreuses, ca partie d'origine vieille, prennent une température trés-dlevëe et échauffent l'sir pir ri; Dunemtni. On ne mesure pas alors, à proprement parler, la température de l'air. Cert cet le rireontfauci peut-elre qui a fait Toir à MM. Kilchee cl Ljou, dans l'Oasis de Mounuuk 5&>,a [&<■ R.) a l'ombre. A Paris et à Berlin, on s'a jamais vu le thermomètre au delà de 3fr*,{et 3o«,3. M.deSleven indique $Ï*,J pour Kiilar dans le Latiin de la Caspienne. Le caps* tsine Tuekej n'éprouva jamais dam la Mer Ronge une tcaepfralure au-dessus de 4^". Kuppell à Dongola , pas au-dessus de 46°,<(- Coulelle indique pour Phila) dans la Haute Egypte sjî»,» M Le Gentil, dont M. Arago a distnlt les observations, pour Ponds cher;, $%*,■) .[4nnuoirt du liurtau liei longititdti pour i835, p. s78.)

(*8°6). Ces deux dernières observations ne sont pas de M. Tchihatchef, mais celle de 35*7 a été faite avec ses instruments par un observateur instruit, M. Mobitz, sur les rives de l'Uek.

Bokhula. — Mous avons parlé plus haut (t. III, p. 38) de la culture du coton dans le Khanat de Talyschin, ou la partie la plus australe de l'Empire de Russie est traversée par un parallèle qui est celui qui se retrouve en Espagne entre Valence et Carthagène. Pour éclaircir davantage ce qui a été rapporté sur le contraste singulier entre les températures estivales et hivernales des provinces trans-caucasiennes, il sera intéressant de [rapporter ici les notions météorologiques précieuses qu'a recueillies très-récemment un voyageur russe très-instruit, M. Khanikoff, à la ville de Bokhara, que les observations astronomiques de Sir Alexander Bûmes placent par lat. 3o°43' et que ce même observateur croit élevée de 1200 pieds anglais (f 86 t.) audessus de la surface de l'Océan. M. Khanikoff, frère de celui auquel on doit l'intéressante Topographie d'0~ renbourg, a observé pendant son séjour à Bokhara, six fois par jour (au minimum du matin , à 9 h., à midi , à a h., à 5 h. et à 8 h. du soir), en décembre 1841 tt dans les mois de janvier et février i84*. M. Kupffer, à son dernier voyage à Paris (nov. 1843), a bien voulu me communiquer tout le détail de ces 54o observations qui méritent une grande confiance. Je dois me borner à consigner ici que les moyennes déduites par M. Kupffer des minùna du matin et des températures de 2 h. après-midi. Elles sont en degrés centésimaux.

Page 1