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ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

L'Agriculture. — Elle est extrêmement intensive, plus encore peut-être que celle de la Chine. C'est une nécessité dans un pays où la population est très dense et les terres arables très restreintes : elles n'occupent que les quinze centièmes de la surface du Japon proprement dit, proportion inférieure à celle de tous les pays d'Europe, sauf la Scandinavie. En effet, si la nature a favorisé le Japon d'un climat relativement doux l'hiver, permettant une longue période végétative, et de pluies abondantes qui coïncident avec de fortes chaleurs, d'autre part, les conditions de sol et de relief sont souvent mauvaises.

L'agriculture concentre tout son effort sur les plaines, et encore ce ne peut être sur toute leur surface. Parfois les dunes retiennent l'eau en grands marais; près du rebord montagneux, les torrents coulent généralement sur un lit surélevé d'où ils sortent en inondant le voisinage. Ces étendues trop humides, où le coton et le mûrier ne réussissent guère, devaient être très vastes jadis, puisque, dans les vieilles légendes, l'un des noms les plus fréquents du Japon est « le pays de la luxuriante plaine de roseaux ». Or, si ces roselières ont été réduites par la culture, le paysan ne continue guère aujourd'hui cette œuvre de dessèchement : il n'accomplit pas les travaux de drainage nécessaires, mais rendus difficiles par le morcellement excessif des propriétés. Ailleurs, le sol a souvent été détérioré par le volcanisme. Sans parler des champs récemment ensevelis sous plusieurs mètres de scories, on trouve d'épais dépôts de tufs dans les bassins tertiaires et les alluvions quaternaires, par exemple dans le Sud de Kiou-siou et le Nord- Est de Hondo. Ces cendres ont les pires propriétés physiques. Humectées d'eau, elles se coagulent en une masse trop compacte; desséchées, elles deviennent pulvérulentes et trop perméables. Les trachytes donnent aussi un sol médiocre. Par contre, les basaltes et les andésites, les plus répandues des roches volcaniques, sont appréciées pour l'abondance de leurs principes nutritifs, pour l'aisance avec laquelle l'eau et l'air circulent dans leurs fentes : encore est-ce à condition que

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leurs laves soient assez décomposées. Une porosité analogue, ainsi que la facilité . à absorber les engrais, fait la valeur des arènes issues du gneiss et du granité. . Dans beaucoup de régions, les sols granitiques sont considérés comme les meilleurs pour les plantes industrielles comme pour le riz, témoin les célèbres plantations de thé d'Ouji, près de Kyoto; sur les bords de la Mer Intérieure, on les recherche pour le coton, la canne à sucre, le chanvre, etc. Presque tous les sols japonais manquent de calcaire et d'acide phosphorique; il est vrai que celui-ci est fourni facilement par les engrais animaux qu'on va chercher sur les plages ou, surtout, près des habitations.

L'extension de la culture est contrariée moins encore par la fréquente stérilité du sol que par le relief accidenté.

La proportion des terres cultivées par rapport à la surface totale dépend du relief bien plus que de la latitude. Elle est surtout élevée dans les plaines côtières de formation récente, tandis que les plaines littorales anciennes, trop disséquées, restent souvent en friche. Le maximum est atteint autour des golfes du Sud de Hondo, grâce aussi à l'action des centres urbains : près de Osaka, Xagoya, Tokyo. On remarque encore une utilisation intensive du sol dans les dépressions, assez exiguës il est vrai, des provinces septentrionales, et surtout en bordure de la Méditerranée, au Nord- Ouest de Kiou-siou, au Nord-Est de Sikok, en corrélation avec une population particulièrement dense (fig. 37 et 38).

Entre ces plaines, où pas un pouce de terre n'est perdu, s'étendent de vastes massifs montagneux dont on ne tire aucun parti. Sans doute, la culture prend possession des premières pentes, découpées en terrasses qui montent d'autant plus haut que la région est plus peuplée (pl. XLV, A). Mais elle s'arrête souvent à la limite supérieure du riz; elle cesse généralement, ainsi que les établissements sédentaires, entre 700 et 900 mètres, bien que, dans les Alpes Japonaises, on trouve jusqu'à 1 100 mètres des villages, vivant, non plus de riz, mais de millet et de sarrasin. A ces hauteurs, l'élevage pourrait prospérer. Parfois, il est vrai, la forêt a été remplacée par des bambous nains, aux spinules nuisibles, qui

Fig. 37. — Carte de la superficie cultivée au Japon (en 1925).

Rapport de la superficie cultivée à la superficie totale : 1, Moins de 10 p. 100; 2, De 10 à 15 p. 100; 3, De 15 à 20 p. 100; 4, De 20 à 30 p. 100; 5, Au-dessus de 30 p. 100. — Échelle, 1 : 14 000 000.

GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE. — Asie des Moussons, I.

LE JATON.

empêchent l'introduction des plantes nourricières. Mais, sur le bas de tous les massifs, il y a des centaines de kilomètres carrés de belles prairies naturelles. Elles restent inutilisées, parce que le Japonais ne donne aucun soin à l'élevage. Il possède très peu de bétail, surtout ovin et caprin; les bœufs et les chevaux, qu'on emploie pour labourer, pour traîner ou, plus souvent, pour porter les fardeaux, vivent sur la lande, sans qu'on se soucie de leur préparer du fourrage. Pourtant ce serait à eux de fournir l'engrais nécessaire aux champs des dépressions : ce rapport rationnel entre la culture et l'élevage a échappé aux Japonais comme aux Chinois.

La technique chinoise est suivie dans toute sa minutie, avec les soins constants que permet le régime de la petite propriété. C'est un vrai jardinage, avec des sarclages continuels. Pendant toute la durée de la période végétative, on apporte des engrais à chaque pied, ce qui suppose des semis en ligne. On fume les rizières avec les détritus des villes, les herbes des prairies, les rameaux cueillis dans les forêts : c'est aux dépens des espaces incultes que doit se faire la fumure. On irrigue partout où le relief le permet. Malgré l'humidité de l'été, l'irrigation est en effet nécessaire; des semaines de sécheresse peuvent alterner avec des semaines de pluies ininterrompues, et elles arrivent surtout en juillet-août, à une époque décisive pour la vie des plantes; or le soleil de cette saison dessèche en un ou deux jours le sol saturé pendant dix. Aussi, même avant l'ère chrétienne, les empereurs créèrent des canaux qui, maintenant, sillonnent partout les plaines, des digues pour régler le cours des fleuves souvent si irréguliers, et, dans les régions les moins pluvieuses, sur le pourtour de la Méditerranée par exemple, des réservoirs analogues aux tanks de l'Inde. Entre Nagasaki et Saga, des étangs recueillent sur le flanc des montagnes, entre 100 et 250 mètres, les eaux des pluies, qu'un système de rigoles répartit dans les vallées où s'étagent les rizières. Ces ouvrages d'irrigation, bien conçus et soigneusement entretenus, sont placés sous le contrôle ofTiciel.

Du fait qu'ils sont irrigués ou non, les champs se classent en deux grandes catégories : 1° les champs humides, ou Ta (52 p. 100 de la surface cultivée), sur les premières pentes et dans les plaines; celles-ci, même quand la pente est insignifiante, sont divisées en terrasses pour assurer la circulation des eaux; 2° les champs secs, ou Hata (48 p. 100), sur les hauteurs, où l'on sème des variétés de riz de qualité inférieure, des céréales de pays tempérés, à côté de cultures arbustives. Dans ceux-ci, tout le travail se fait au hoyau. Dans les Ta, on emploie parfois le bœuf et le cheval, attelés à une charrue primitive qui pénètre peu profondément et oblige à éviter les sols compacts. Mais la population est si dense, la main-d'œuvre à si bon marché que, jusqu'ici, on recourt rarement à ces animaux pour les façons. Souvent les Ta produisent des céréales sans interruption : le riz ou le millet, l'été, l'orge ou le blé, l'hiver; parfois même le riz ne cède la place à aucune autre plante. Mais on épuise ainsi la couche superficielle, on laisse s'y multiplier les parasites qui trouvent toujours le genre de pro vende qui leur convient. Pourtant les assolements sont faciles, d'autant plus que les espèces cultivées sont nombreuses et que plusieurs peuvent accomplir leur cycle l'hiver. Très anciennement on a compris l'avantage de cette rotation. On fait souvent alterner avec les graminées des légumineuses, les haricots soja par exemple, qui enrichissent le sol en azote et utilisent les engrais descendus dans des couches plus profondes. Ou bien on plante le coton après une céréale

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d'hiver. Toutefois, ce n'est guère que sur le tiers environ des champs que l'on peut faire ainsi deux récoltes en une année.

Le riz couvre la majeure partie des terres arables; avant la Rénovation, il était défendu de consacrer les rizières à d'autres cultures, pour ne pas diminuer les subsistances. Parmi les centaines de variétés introduites au Japon, il fut aisé de choisir les mieux adaptées au milieu. Le riz ordinaire est semé fin avril, repiqué au début de juin et moissonné en octobre. Il est ici d'excellente qualité; aussi le paysan n'en mange que rarement : il le vend, pour acheter à l'étranger des qualités inférieures, ou encore il se nourrit d'orge, de millet surtout. Malheureusement le riz atteint ici sa limite Nord, et, comme la température de l'été japonais diffère beaucoup d'une année à l'autre, le rendement est exposé à de fortes variations dans les provinces septentrionales. Le climat ne convient guère au blé ni à l'orge : leur récolte, en mai-juin, risque d'être compromise par la mousson pluvieuse. Pourtant ce sont des cultures à développer dans le Nord- Est de Hondo, où l'été est relativement sec. Celle de la canne est cantonnée presque exclusivement sur la côte Nord de Sikok et dans le Sud-Ouest de Kiousiou, dans des régions chaudes et bien abritées; elle augmente peu, parce qu'elle exige trop de façons, d'engrais, et que le sucre de Formose ou de l'étranger lui fait une dure concurrence. Le coton semble n'être venu de Chine que très tard. Ses conditions d'habitat se trouvent particulièrement bien réalisées sur les côtes de Hondo et de Sikok qui bordent la Méditerranée (et c'est là, grâce surtout à l'égalité de la température dans ces régions, que l'on trouve le meilleur coton de l'Empire), puis dans les plaines de Nagoya et de Tokyo, qu'il ne dépasse guère vers le Nord. Tandis que le riz, la canne, le coton recherchent les dépressions, le thé convient plutôt aux terrains accidentés ; il lui faut en efîet un sol dont l'humidité s'écoule vite, aussi perméable que possible. On plante le thé, comme aussi le mûrier, sur les pentes trop rapides où les transports deviennent par trop pénibles. Au Japon, sa limite coïncide avec celle de la zone subtropicale; elle atteint 36° latitude Nord à l'Est et 38° sur le rivage occidental dont les neiges protègent l'arbuste en hiver. Le domaine du mûrier s'étend beaucoup plus loin vers le Nord, car cet arbre exige moins de chaleur et d'humidité, moins aussi de principes nutritifs, et il pousse même sur des sols très pauvres comme les pentes Nord-Est du Fouji. Aussi prend-il, dans le centre de Hondo, la place laissée libre par le thé. Tandis qu'il se rencontre assez peu dans l'Ouest, et presque pas dans les deux îles méridionales, il occupe au moins le dixième des terres cultivées dans les collines qui entourent le lac Biwa et surtout dans les montagnes qui dominent la plaine de Tokyo. C'est ici le vrai pays de la soie. Par suite du relief très heurté, des difficultés de relations, il y faut un produit cher sous un petit volume, qui supporte les frais du transport (comme l'opium en Chine). C'est la principale ressource du paysan dans ces massifs où le mûrier est planté jusqu'à 1 000 mètres, à une hauteur où il n'y a plus que quelques terrasses de haricots et de maïs. Du printemps à l'automne, le ver à soie exige toute l'attention, et il est alors malaisé de trouver des guides sur le pourtour des Alpes Japonaises, où des filatures s'installent dans les moindres hameaux.

On voit la variété des cultures, auxquelles il faudrait ajouter le millet, — qui remplace le riz si la récolte s'annonce mal, — le sarrasin dans les montagnes, de nombreuses variétés de légumineuses, les patates douces qui forment le fond de la nourriture dans le Sud de Kiou-siou, les arbres à papier, à cire, à laque. Cette

LE JAPON

multiplicité de ressources, la fertilité des terres bien irriguées expliquent l'extrême morcellement du territoire agricole surpeuplé. Le sol est devenu si précieux qu'il a fallu tirer parti des moindres coins. Les digues qui divisent les plaines en damier n'ont en général que 0 m. 30 de large; pourtant elles sont ensemencées en soja ou plantées en mûriers. La moindre surélévation est un verger. Le même souci de faire rendre à la terre le plus possible explique aussi la prédominance, dans tout le haut pays non irrigué (Hata), de la culture mixte, analogue à la coltura promiscua de la Toscane : dans le même champ, on prépare des récoltes différentes en lignes alternantes; des mûriers s'intercalent çà et là; on varie les combinaisons de façon que les semailles, puis la récolte n'aient pas lieu en même temps pour toutes les plantes. On arrive à faire produire au même champ jusqu'à quatre récoltes en un an. Naturellement ce n'est possible qu'à la condition de faire tout le travail à la main; on ne peut même pas se servir de faux; chaque plante doit être traitée isolément. On obtient ainsi l'utilisation intensive du sol, à un degré inconnu en Europe, mais ce n'est qu'en gaspillant le travail. Un paysage de ce genre dénote une région où la terre manque à l'homme.

Les produits de la culture n'auraient pas sulTi à nourrir les populations des campagnes, s'ils n'avaient donné naissance à de nombreuses industries rurales : préparation des feuilles de thé, du sucre de canne, tressage des nattes, fabrication du papier, surtout filature et tissage du coton et de la soie. Ces industries se retrouvaient aussi dans les grandes villes, toujours avec ce caractère familial. C'était le régime des petits ateliers, des corporations, qui avaient leur quartier distinct dans chaque cité; travail patient, fait de traditions et de conscience méticuleuse, auquel nous devons les merveilles de l'art industriel japonais : les peintures sur soie et les estampes, les bronzes, les laques, les ivoires, les grès, les porcelaines de Séto (province d'Owari), de Kyoto, de Satsouma.

Circulation et commerce. — Au début du xix^ siècle, Siebold notait l'activité de la circulation sur les routes, dont le réseau était serré surtout dans le Sud, de Tokyo à Kyoto et Nagasaki. Elles étaient assez médiocres. Parfois larges, ombragées de pins ou de cyprès, elles reposent trop souvent sur un sol sans consistance, cendres volcaniques ou argiles détrempées après les pluies de la mousson. Elles gravissent les massifs montagneux par les marches basses et larges d'escaliers inaccessibles aux voitures. Celles-ci sont en petit nombre, encore aujourd'hui, sauf les jinrikisha, ou pousse-pousse, dont l'usage s'est généralisé depuis 1868 aux abords des villes. Quant aux marchandises, elles ont été de tout temps transportées, pour la plupart, à dos de cheval ou de bœuf, ou sur la tête des coolies. Dans les régions de montagne, on emploie souvent encore l'antique palanquin, le kago, sorte de panier où le voyageur recroquevillé est secoué comme un simple colis. Ces véhicules primitifs convenaient à un pays de relief accidenté, de population dense, où la force humaine était à bas prix. Les rivières ne sont navigables que sur une faible section de leur cours inférieur, et les canaux servaient à la fois à la navigation et à l'irrigation. Beaucoup plus actif était le cabotage. Depuis les interdictions du xvii^ siècle, les Japonais avaient dû démolir leurs belles galères mues, comme celles de la Méditerranée, à la rame et à la voile. Mais d'innombrables petites rades étaient toujours fréquentées par une foule de navires. On voyageait naturellement bien plus par eau que par terre, surtout sur les rivages si peuplés de la Mer Intérieure, où chaque village avait sa « marine ».

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Grâce à ces facilités, le commerce intérieur témoignait d'une exceptionnelle activité, excitée par la variété des climats et des produits. La célèbre chaussée du Tokaido, les vieilles rues des cités japonaises sont encore bordées d'une infinité de minuscules boutiques où la moindre transaction s'accompagne de ces politesses interminables qui montrent le peu de valeur du temps. Il y avait bien, déjà, quelques grosses maisons de négoce aux relations étendues. Osaka était déjà une ville d'affaires. Mais les progrès du grand commerce étaient gênés par les monopoles, les lois somptuaires, les barrières de douanes dont chaque daïmyo entourait son fief. Ainsi, vers 1860,^ presque toute relation économique était interdite entre le reste du Japon et le clan de Tosa, au Sud de cette île de Sikok qui a rarement, dans son histoire, subi l'influence de Hondo. Le commerce avec l'étranger se réduisait presque à rien : dix à douze jonques seulement par an faisaient le voyage de la Chine; les négociants hollandais ne vendaient que quelques objets d'art, quelques tissus de luxe, et l'Europe n'achetait, par leur intermédiaire, qu'un peu de cuivre et de camphre.

Le plan des shogoun s'était réalisé : le Japon s'était isolé presque complètement du rrionde extérieur. Cette sécession eut ses avantages économiques. Elle le força à fabriquer tout ce que lui apportaient jadis les étrangers, à imiter leurs produits sans servilité, en les adaptant au génie original de la race. Cependant l'industrie nationale, réduite au marché intérieur, sans l'aiguillon de la concurrence, se développa insuffisamment pour occuper les multitudes de bras qui ne trouvaient pas leur emploi dans une agriculture routinière. La colonisation intérieure ne progressait pas; le paysan ne pouvait quitter le fief de son daïmyo, et seules des migrations auraient permis d'augmenter la superficie des terres cultivées. L'interdiction religieuse de toute alimentation carnée réduisait la nourriture, en dehors du poisson et des légumes, au riz dont l'irrégularité des moussons peut faire manquer la récolte, amenant la disette. Vers la fin de l'ancien régime, le pays était surpeuplé. La population, qui s'était élevée dans le premier tiers du xviii^ siècle à environ 30 millions, restait stationnaire; dès qu'elle dépassait ce chiffre, elle y était ramenée par la famine. Elle avait atteint le maximum que comportait le genre de vie traditionnel. Sans nier l'importance des causes morales, il paraît certain que ce déséquilibre démographique a, par l'esprit de révolte que suscitaient ces disettes périodiques, rendu nécessaire et presque fatale la Révolution de 1868, d'où devait sortir le Japon nouveau.

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