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LA CORÉE

Le pays. — Depuis Karl Ritter jusqu'au géologue japonais B. Koto, la comparaison est classique entre la Corée et l' Italie. Les deux péninsules ont à peu près la même direction générale, du Nord-Ouest au Sud-Est, la même longueur de 800 à 900 kilomètres, la même largeur. Toutes deux n'offrent vers l'Est qu'un rivage généralement inhospitalier, tandis que les ports, les cités, les fleuves, les bassins fertiles se succèdent à l'Ouest entre la mer et l'axe montagneux de la presqu'île. Aux Alpes correspond un épais massif boisé, les « Longues Montagnes Blanches » (Chyang-paik-san), qui a permis à la Corée de conserver son originalité dans le monde de l'Extrême-Orient. La position de Séoul ressemble singulièrement à celle de Rome. L'une et l'autre sont bâties sur plusieurs collines près d'un fleuve qui finit dans les marécages de la côte occidentale; surtout elles commandent l'issue de l'unique trouée qui traverse le faîte montagneux. Ce qu'est pour l'Italie la voie d'Ostie à Ancône par le Tibre, le défilé de Tchemoulpo à Gen-san l'est pour la Corée. C'est le seul passage aisé vers la mer du Japon. De même qu'à Rome se rencontrent les deux parties si différentes de l'Italie, le Nord et les provinces méridionales, la trouée de Séoul est une vraie limite naturelle. Le Nord de la Corée est plus élevé, moins entremêlé de plaines cultivables; le climat plus rigoureux convient mieux aux forêts qu'aux rizières; la population est plus énergique, plus rude. C'est le pays des premières dynasties nationales dont les possessions ne dépassaient guère la rivière de Séoul, le Han, tandis que le Sud de la péninsule n'entrait guère alors dans l'histoire. Ce fut seulement après le x^ siècle que se compléta l'unité politique de la Corée — et cette lenteur, cette longue opposition entre le Nord et le Sud rappellent encore l'Italie (fig. 42).

Mais les différences sont à noter, après ces similitudes superficielles. La Corée n'a pas, au pied de ses Alpes, une vaste plaine populeuse analogue à celle du Pô. La dépression tectonique que suivent à sa frontière septentrionale le Yalou et le Toumen n'est qu'un étroit défilé boisé, interrompu en son milieu par les coulées de laves qui viennent du principal sommet des Montagnes Blanches, le Paik-tou-san (2 712 m.). Puis les dépôts récents, si abondants en Italie, manquent à la Corée. C'est une terre granitique, comme la Bretagne, divisée comme elle en un échiquier de compartiments désunis, de cuvettes et de massifs isolés, bien plus élevés toutefois et plus déchiquetés qu'en Armorique. Le littoral est échancré au Sud et à l'Ouest par une multitude de baies ramifiées; avec ses myriades de pointes rocheuses, d'îlots et d'écueils, c'est une côte à rias, comme celle du Trégorrois. Les courants de marée n'y sont pas moins violents; la différence entre le flux et le jusant dépasse 10 mètres. La navigation est rendue plus difficile encore vers le Sud par les épais brouillards de l'été. Bien que Séoul soit à la latitude de Messine, on a parfois l'impression de pays très septentrionaux. Sans doute, le bambou joue encore un rôle important dans l'économie domestique jusque prés du 36® parallèle où s'arrête aussi le camélia du Japon; plus au Nord, on voit encore de vastes rizières, des citronniers, des kakis, et le tigre s'avance jusqu'à 50° latitude Nord dans des forêts couvertes de neige tout l'hiver. Mais le Nord est déjà occupé par des futaies de conifères, que fréquentent plutôt l'ours et la zibeline. A partir de 38°, la côte de la mer Jaune, balayée par les vents glacés du continent et longée par un courant froid, gèle régulièrement. Dans l'ensemble, le climat est plus continental, plus rude que celui du Japon.

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Les contours actuels de la péninsule proviennent des dislocations de l'ère secondaire, qui succédèrent à des plissements très anciens. Depuis cette époque reculée, elle n'a plus guère subi les efforts orogéniques. Toutefois, pendant le Tertiaire et surtout pendant le Quaternaire, des coulées de basalte aplanirent d'immenses espaces dans le Nord, tandis que, dans le Sud, elles n'ont guère formé que les tables de l'île Quelpaert.

Dans le Sud, on retrouve le prolongement des plis de la Chine méridionale, suivant la direction Sud-Sud-Ouest-Nord-Nord-Est. Ces plis ont été très usés; leur axe correspond parfois à des lambeaux de pénéplaines granitiques, à des collines arrondies, sans arbres, alternant avec des vallées plates que remplissent leurs arènes : type de relief qui rappelle la Bretagne. Les plis siniens ont été recoupés par un système de failles alignées du Nord au Sud, le système coréen. Ce sont elles qui ont déterminé le tracé delà côte depuis Gen-san jusqu'à Fou-san (pl. XLVI, A). Elles limitent les gradins par lesquels s'abaisse vers la mer du Japon le massif du Thai-paik-san (1 500 m.). Au Sud-Est de Gen-san, il se termine par les pittoresques monts de Diamant, avec leurs sommets fantastiques, leurs cascades, leurs forêts touffues de pins et d'érables, où se cachent une foule de vieux monastères bouddhistes. Quant au dessin de la côte méridionale, il est dû à une autre série de cassures, dirigées Ouest-Est, qui rencontrent le système sinien presque à angle droit et obligent les rivières qui descendaient vers le Sud à s'infléchir vers l'Est. Dans l'ensemble, le Sud de la péninsule constitue donc un « horst » qui tombe à pic vers l'Est, où les montagnes les plus hautes bordent immédiatement le rivage, et qui descend graduellement vers la mer Jaune par un pays de collines entremêlées de dépressions fertiles. C'est de ce côté seulement qu'a pu se développer le réseau fluvial, fleuves rarement navigables sur plus de 20 ou 30 kilomètres, coupés de seuils et de rapides qui attestent sans doute un rajeunissement du relief et qui alternent avec des bassins où les rivières s'étalent pendant la saison des pluies, de juillet à septembre. Les alluvions sont rares devant les falaises de l'Est; les rias du Sud ont conservé leur fraîcheur originelle; par contre, à l'Ouest, les marées couvrent et découvrent d'interminables plages, surtout dans certaines mers intérieures analogues au Morbihan. Dans les provinces du Sud- Ouest de la Corée, la densité de la population atteint son maximum (120 à 150).

Au Nord-Ouest de la dépression Séoul-Gen-san, couloir effondré entre deux escarpements de failles et rempli de basaltes, s'étend une région de basses collines, d'une altitude moyenne de 300 mètres, berceau des anciennes dynasties coréennes. Elle a été morcelée, par des fractures alignées Ouest-Est et Nord-Sud, en une quantité de blocs de granité et de calcaires ; quelques-uns de ces compartiments sont restés en place, d'autres se sont inclinés, d'autres se sont effondrés, si bien que cette vieille Corée est un labyrinthe de collines tabulaires, ou en gradins, et de dépressions comme la plaine de la capitale primitive, Phyeng-yang.

Tout ce pays est dominé par le plateau de Kaïma, qui commence par un escarpement de faille analogue à celui par lequel le Grand Khingan s'élève audessus de la Mantchourie. C'est une vraie frontière naturelle; jadis les princes coréens, en fortifiant les cols, y établirent leur ligne de défense contre les invasions venues de Mantchourie. Le plateau de Kaïma, haut en moyenne de 600 mètres vers l'Ouest, de 1 000 à 1200 mètres vers l'Est, est sillonné par les dislocations du système du Leao-tong (Ouest-Sud-Ouest-Est-Nord-Est). Les deux chaînes méridionales tournent leur versant abrupt vers la vieille Corée; celle du

FiG. 42. — La Corée.

1, Frontières; 2, Fonderies; 3, Voies ferrées. — Altitudes : 4, De 0 à 200 mètres; 5, De 200 à 1 000 mètres; 6, Plus de 1 000 mètres. — Échelle, 1 : 5 000 000.

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Nord, vers le bassin tectonique suivi par le Yalou et le Toumen. D'autres chaînes continuent approximativement la direction coréenne (Nord-Sud); c'est probablement l'une d'elles qui force le haut Yalou à se couder vers le Nord. Mais cette région est encore très peu connue et peu accessible, même aux indigènes; vers le cours supérieur du Toumen s'étend un immense plateau basaltique, couvert de forêts absolument désertes.

Les habitants. — Péninsule séparée du continent par d'épais massifs boisés, la Corée a conservé jusqu'à nos jours l'originalité de son type ethnique, tout en subissant les influences chinoises et japonaises. Le Coréen se distingue de ses voisins par sa haute taille, ses yeux non bridés, son abondante chevelure et sa barbe d'un noir d'ébéne. Les femmes sont élancées, de port souple et robuste, le visage d'une gravité qui contraste avec l'insouciance des hommes. C'est que les travaux les plus fatigants leur sont réservés : le broyage du riz, l'entretien de la maison et de ces vêtements blancs dont l'éclatante propreté est le luxe du plus pauvre. Une rue, une foule coréennes ne ressemblent à rien de ce que l'on a pu voir ailleurs en Extrême-Orient : des maisons basses, en torchis, soutenues par le bambou plutôt que par le bois rare et cher, avec un toit de chaume ou plus rarement de tuiles, sans autre ouverture sur la rue qu'une porte étroite et, à quelques centimètres au-dessus du sol, des trous par lesquels sort une fumée acre ; sous les dalles ou sous le sol de terre battue, circulent en effet des tuyaux qui partent d'un foyer où l'on brûle des broussailles, du bois, des feuilles sèches; pas de mobilier : ces dalles servent de table et même de lit avec de simples couvertures de papier huilé (pl. XLVII, A). Le costume est moins bien adapté aux rigueurs de l'hiver que ces maisons à chauffage central : il est en toile blanche pour les hommes, azur ou rouge vif pour les femmes et les enfants. Ces couleurs franches et gaies, dit M. Ducrocq, donnent tous les jours aux rues de Séoul comme un air de fête (pl. XLVII, C); impression que fortifie l'aimable nonchalance de la foule, jamais pressée, habituée à jouir du moment présent, sans souci de l'avenir inquiétant. Sous les derniers souverains de sa race, le peuple était en effet si bien accoutumé aux rapines des mandarins qu'il se contentait de vivre au jour le jour, dans un paresseux fatalisme qui contrastait avec son activité tenace dans les pays où il se sent protégé contre l'arbitraire, dans les vallées mantchouriennes, par exemple, où il essaime depuis longtemps.

L'Etat coréen. — Si la Corée de l'ancien régime avait une sorte de féodalité, corrompue et oppressive, le gouvernement ressemblait pourtant à celui de la Chine. C'est de l'Empire du Milieu que vinrent plusieurs institutions politiques, comme aussi la langue officielle, la religion, la culture du riz, la civilisation en général. De toute antiquité, les Fils du Ciel intervinrent dans la péninsule, divisée d'abord en principautés rivales. Quand elle fut unifiée, ses rois continuèrent à payer à la cour de Pékin un tribut, d'ailleurs léger. Malgré ces marques de déférence pour le « Grand Pays », les Coréens restèrent en fait indépendants. Depuis le xvii^ siècle, leur maxime constante fut de fermer le pays à tous les étrangers, au point de mettre à mort la plupart des Européens naufragés sur leurs côtes. Les relations avec les commerçants chinois et japonais n'étaient permises que dans certaines villes et jusqu'à un certain chiffre. On avait même stipulé la conservation, près du Yalou, d'une « marche » déserte,

l'empire colonial du japon.

large de 40 à 80 kilomètres, où personne ne pourrait habiter ni défricher le sol, pourtant riche, ni même passer le fleuve, sauf les courriers de la poste impériale. Aucun rapport de part et d'autre, sauf dans une seule bourgade où se tenaient trois foires par an. Aucune frontière naturelle n'a isolé aussi complètement un peuple que cette marche aux confins du « Royaume-Ermite ».

Cette solitude si jalousement préservée ne pouvait durer parmi les convoitises du monde moderne. Un petit peuple pacifique, possesseur de terres fertiles et de bons ports tout proches de la Chine septentrionale, devait tenter ses voisins. De Hondo et de Kiou-siou à Fou-san, la distance est si courte (210 km. depuis Shimonoseki) que, dès les temps les plus anciens, les Japonais ont tenté de s'établir dans le Sud de la Corée, soit comme marchands, soit par les armes. C'est par la péninsule, nous l'avons vu, qu'ils ont reçu la civilisation chinoise, présent qu'ils payèrent par de sanglantes incursions dont les dernières, à la fin du xvi" siècle, vivent encore dans les rancunes des Coréens. Lorsque, après Meiji, ils prirent conscience de leur force et de la faiblesse chinoise, ils voulurent faire valoir de prétendus droits historiques. La conquête de la Corée leur parut une nécessité stratégique et économique. Ils ne pouvaient laisser la Russie, alors maîtresse de la Mantchourie, étendre ses ambitions sur cette péninsule trop proche de leur archipel. Ils avaient besoin de son riz, et la cour de Corée en interdisait parfois l'exportation, les réduisant à la famine. Surtout, ils voyaient dans la Corée la colonie de peuplement rêvée. La Corée n'a que 19 523 000 habitants (1925) pour 220 750 kilomètres carrés, soit une densité de 88, relativement insignifiante quand on songe aux foules de l'archipel nippon. Même dans les provinces du Sud, plus peuplées, il reste beaucoup d'excellentes terres en friche. Il semblait que le Coréen, déprimé par la tyrannie, ne sût pas tirer parti de son sol, assez mal cultivé, de ses forêts et de ses mines. Aussi, dès que le traité de 1876 le leur permit, les Japonais émigrèrent en masse; bientôt ils formèrent le gros des seiilements étrangers dans les ports ouverts. La colonisation spontanée précéda ainsi la prise de possession officielle dont nous ne pouvons ici que rappeler les principales étapes : condominium avec la Russie (1896); alliance contre elle avec la cour de Séoul (1904); convention de protectorat (1905); abdication de la dynastie nationale (1910). Aujourd'hui le Royaume- Ermite est purement et simplement annexé sous le nom de « Gouvernement général de Chosen ». La perte de son indépendance fut accompagnée pour la « pauvre et douce Corée » de souffrances qui réveillèrent les haines contre l'ennemi héréditaire. Les nouveaux venus la traitèrent d'abord en pays conquis. Il s'abattit sur elle une nuée d'émigrants arrogants et pillards, la racaille du Japon qui s'assainissait aux dépens de sa colonie. L'administration dut finir par rembarquer beaucoup de ces indésirables. Aujourd'hui les Japonais sont relativement peu nombreux^. Mais ils tiennent en main toute la vie économique du pays : possesseurs de rizières, de terrains à bâtir, pêcheurs, marchands, exportateurs, directeurs ou agents des grandes compagnies financières. Il faut d'ailleurs reconnaître que, tout en s'occupant surtout de ses nationaux, de ses desseins stratégiques, et en réprimant durement les velléités d'autonomie, le gouvernement impérial s'est efforcé d'appeler au progrès le peuple coréen.

1. 424 740 en 1^25 (171 513 en 1020), dont seulement 39 030 dans la culture, contre 133 273 dans le commerce, 140 025 dans les fonctions publiques et les professions libérales.

OÉ.OCRAMIIE UNIVERSELLE. — Asie (Ic-s Moiissoiis, I.

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DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE LA CoRÉE. — Malgré CCS encouragements, l'agriculture, qui nourrit plus des trois quarts de la population, est restée assez arriérée. Et cependant, si la majeure partie de la péninsule est trop accidentée, le sol des dépressions paraît très riche : limons sablonneux, laves décomposées, alluvions épaisses. Le paysan emploie des instruments très primitifs; ainsi il laboure parfois avec une simple bêche traînée par plusieurs hommes. Les champs, moins soignés qu'en Chine et qu'au Japon, sont mal sarclés, peu épierrés, surtout peu engraissés, bien que les animaux domestiques soient assez nombreux pour que la Corée vende déjà beaucoup de bétail au Japon et à la Mantchourie. Ce sont des bœufs de race renommée, qui labourent les rizières, portent au marché les charges de bois et de grains, tirent les carrioles; des porcs petits et noirs; des poneys pour les transports; presque pas de moutons. Les travaux d'irrigation avaient été négligés sous la mauvaise administration des mandarins et se réduisaient à des réservoirs qui emmagasinent les eaux de pluie. A vrai dire, celles-ci sont abondantes en général; mais, quand elles venaient à manquer, c'était la famine avec son cortège de désordres, le brigandage, l'envahissement des cités par les paysans affamés. Les inondations ne sont pas moins redoutables, puisque les fleuves ne sont pas endigués; aussi reste-t-il beaucoup de bonnes terres en friche, même dans les vallées. Le riz est la principale culture de la péninsule. Il passe pour y avoir été importé de la Chine, avec l'orge, en 1122 avant J.-C; auparavant on ne connaissait que le millet, dont le peuple se nourrit encore dans le Nord^. Dans le Centre et le Sud, on fait souvent deux récoltes par an, l'une de riz en octobre, l'autre de blé, de seigle ou d'orge en mai. Depuis longtemps, la Corée exporte beaucoup de son riz, qui est d'excellente qualité, et cette exportation a été sextuplée depuis 1910 par le Japon qui voit dans la presqu'île son grenier à riz. Immédiatement après la production de cette céréale, vient celle des légumineuses, du soja surtout. Une autre plante plus spéciale à la Corée, c'est le gin-seng, dont la racine séchée est très employée par la médecine chinoise. Les Japonais ont essayé de propager ou d'améliorer certaines cultures, celles de la betterave, du tabac, du mûrier; mais leurs efforts se heurtent souvent aux défiances du paysan à l'égard de tout ce qui vient de l'administration. Toutefois, on constate le développement des vergers, dont les produits s'exportent; près de 500 000 familles s'appliquent à la sériciculture; près de 200 000 hectares, surtout près deMokpo, viennent d'être plantés en coton américain qui s'est parfaitement acclimaté; c'est déjà une culture des plus florissantes et du plus grand intérêt pour l'industrie de la métropole. Les efforts de celle-ci n'ont pas été vains, puisque la surface cultivée a passé de 2 460 000 hectares en 1910 à 4 500 000 en 1925. Elle va être accrue par un vaste plan d'irrigation et de défrichement.

La Corée fut jadis couverte de forêts superbes. De Séoul à Gen-san, on voit encore de pittoresques bosquets de pins, de mélèzes, de chênes, de bouleaux, d'érables. Mais, sauf sur le faîte de partage, la futaie a été le plus souvent remplacée par des broussailles où abondent les fleurs, azalées, héliotropes. Aussi tout le Centre et le Sud sont réduits à importer du bois et subissent les ravages des torrents. Par contre, au Nord, le plateau de Kaïma a conservé ses épaisses

1. D'après Mrs. Bishop, le millet est presque pussi utile aux Coréens que le bambou aux Chinois : il fournit du combustible; il sert à faire des nattes, des palissades; parfois môme les murs des maisons sont construits en gerbes dont les interstices sont remplis de boue.

A. UN VIEUX QUARTIEH A SEOUL (cORÉE).

Type des miiisons ruralos de la Corée ; partie inférieure construite en pierre et argile; toit très bas, eouvert d'un ehatinie épais, pour préserver de la j)luie.

IMiol. Kdiue r.;dlois.

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