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CHAPITRE XXVIL

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A l'entrée de la ville de Pergame s'élèvent deux monticules couverts de verdure et qu'au premier coup d'oeil on reconnaît pour être, deux tumulus élevés de main d'homme. Ils sont en tout semblables à ceux de la plaine de Troie ; ils n'offrent à l'extérieur aucune trace de construction. L'un d'eux porte le nom de Maltépé ; il a environ soixante mètres de haut et cent quarante mètres de diamètre ; l'autre est d'une dimension un peu moindre. Ces monuments, qui datent de l'Age héroïque, nous paraissent avoir été clairement désignés par Pausanias et se rattacher au nom et à la fondation de Pergame.

Après la mort d'Hermione, Pyrrhus épousa Andromaque, dont il eut trois fils (i). Après la mort de Pyrrhus, ses fils se séparèrent. « Pergamus, accompagné de sa mère Andromaque, alla chercher fortune en Asie, et s'étant arrêté dans la Teuthranie, où régnait Arius, il tua ce prince dans un combat singulier, se mit à sa place et donna son nom à la ville. On voit encore, car Andromaque l'avait accomjmgné , leurs tombeaux dans la ville. » Le même auteur (2) fait aussi mention du tombeau d'Auge, mère de Télèphe, qui se voyait à Pergame. La description qu'en fait l'auteur grec est aussi explicite que possible et se rapporte parfaitement au tumulus qui s'élève a l'entrée de la ville. « Et encore aujourd'hui le tombeau d'Auge se voit à Pergame, qui est audessus du Calque; c'est une butte de terre (yûjwt ^jç) entourée d'un soubassement'de pierre. » Ce sont presque les mêmes paroles qu'Hérodote emploie pour décrire le tombeau d'Alyatte et en effet les deux monuments ont une res-

(t) Pausaniai, liv. I, chap. io.

(a) Paiisaoiai, liv. VIII, ch. 4.

semblance frappante. Nous croyons 4 sans forcer en rien les traditions toriques que ces deux tumulus doit être considérés comme les torob* d'Auge et d* Andromaque. Cest tout autre question de savoir si en lité ces deux héroïnes ont reçu i sépulture en ce lieu ; nous voulons 1 lement dire que ces deux tertres 1 ceux que du temps de Pausaniai considérait comme leurs tombeaui Si l'on s'en rapporte à la citation Pausanias, Pergame a été fondée le héros, fils d' Andromaque, non Pergamus, et la veuve d'Hector rétro dans ce uom un souvenir de la citad troyenne. Nous pouvons croire cef dant que ce nom de Pergame a 1 racine étrangère à la langue greqi Perg ou Berg, qui signifie moatag Il se retrouve aussi dans le nom Perga, ville de Pamphylie qui est si»

exactement de la même manière que Pergama de Troie , et la ville de P

§ame. Bien longtemps avant que les e Perga fût retrouvé, un critiquer soupçonné que cette ville devait occ per un lieu élevé, et cette coojectu s'est vérifiée (I). Les premiers sied»

l'existence de Pergame se perdent dai les ténèbres de l'antiquité; lapreniM mention, qui remonte aux temps hist riques, se trouve consignée daus le re de Xéuophon (2). Ce général trou chez les frères Gorgion et Gongvlew généreuse hospitalité, et partit de Pe game pour faire une excursion chez « Perses, maîtres de la contrée.

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