ATTALE H
■ Euméne mourut après un règne de.
quarante-neuf ans, laissant la régence à son frère et le trône à son jeune fils, qui régna sous le nom d'Attale ni. II était fils de Stratonice, fille d Ariarathe, roi de Cappadoce. Attale H, Philadelphe, frère d*Eumène, exerça en réalité le pouvoir suprême, mais peu s'en fallut qu'il ne fût chassé du trône par Prusias, roi de Bichynie. Ce prince s'était emparé de Pergame et; était renouvelé les scènes de destruction qui avaient eu lieu du temps de Philippe. Mais les Romains forcèrent Prusias à faire la paix avec le roi de Pergame et à réparer tous les dommages qu'il avait fait souffrir à la ville. •
Attate, pour se'venger de cet ennemi implacable, suscita contre lui son propre fils Nicomède, quflle: tua;
Atttrte" devînt' alors assez puissant pour rétablir sur son trêne (1) Ariarathe, son bèau-père, roi deCappadooe.
Il formata* de la Phrygie et de la Pamphylie, et bâtit les villes d'Attalia et de" Philadelphie, auxquelles il donna son double nom d'Attale Philadelphe.
Dans sa vieillesse il négligea les affaires publiques, s'en rapportant à son favori Phifopwmen. Il finit par mourir empoisonné par son neveu Attale Phttométor.
ATÏÀLB 111.
Le régne de ce prînee n est qu'une suite de cruautés et d'extravagances ; il
(1) Strabon, XIII, p. 6a*.
L'UNIVERS
fit avec le secours et la protection des Romains quelques guerres heureuses à ses ennemis, les Bithynieus, et vainquit Nicomède, qui ne fit plus aucune tentative contre le royaume de Pergame.
Attale II passa la fin de son règne dans une retraite souvent troublée par le remords, et avant de mourir fit un testament signé par tous les rois de l'Asie, en vertu duquel il instituait le peuple romain son légataire universel Poputus romanus bonorum meorum hseres esto. A ce moment le royaume de Pergame, qui avait commencé par le territoire d'une ville, comprenait toutes les provinces centrales de l'Asie jusqu'au mont Taurus.
Cependant la puissante république n'entra pas sans combat en possession de son héritage: Aristonic, fils naturel du dernier des A t ta les, prit les armes pour reconquérir le trône de son père.
Deux consuls entrèrent successivement en campagne contre lui, et pendant trois années la guerre se prolongea sans relâche; plusieurs villes se déclarèrent en faveur du prétendant. Ce dernier se vit bientôt à la tête d'une armée qui remporta d abord de grands avantages.
Thyatireet Apollonis furent prises, et le danger parut assez grand aux Romains pour qu'ils jugeassent nécessaire de donner le commandement de l'armée à un personnage consulaire. Publius Crassus, qui entra le premier en campagne, fut tué à Leucœ, place d'armes d' Aristonic située aux environs de Smvrne; il eut pour successeur M. Perperna, qui mit lin à la guerre, mais qui mourut au moment où il terminait la seconde campagne. Aristonic, vaincu et prisonnier, fut traîné à Rome où il trouva la mort pour prix de l'audace qu'il avait eue de disputer cette riche proie à l'avarice des alliés de son père (l). Tous les trésors des rois furent emportés à Rome, et un proconsul vint prendre possession du territoire au nom du peuple romain.
La dynastie des rois de Pergame donnée par Strabon est comprise dans In période suivante : Av. J.-C.
pliilétère l'eunuque. . . 283 — 263 -,;,jiïiène Ier, premier roi. 263 — 241
, t) Strabon, XIV, 646.
Attale !«' 241 - U
Eumène II 198 - 11
Attale II Philadelphe. . 157 - Il
Attale III Philométor. . M — 11
Aristonic prétendant . . 133 - il
L'ancien royaume de Pergame,rédi en province de l'empire romain, foni le déparlement qui tut particulière^ désigné sous le nom de province d'j sie, et l'administration du pays fut i bordonnée aux lois de la métropole. < laissa cependant subsister cette ara rence de libertés municipales dont { anciennes villes étaient si jalouses, sous le nom de communautés des vil d'Asie (Ij elles conservèrent certai privilèges. Les cérémonies religieu et les jeux publics furent présidés f un magistrat qui portait le titre d siarque, et les personnages les plus pu sants briguèrent cet emploi. Destemp furent élevés en l'honneur de cette a»
utunauté; on les appelait les temples l'Asie (2) et la plupart des villesneu dèrent pas à suivre cet exemple; car étaient dédiés en même temps à l'en pereur régnant. Les jeux puolics eu
Sresque toujours donnés à l'occasi e panégyries étaient présides par 1 siarque et le temple était placé sous juridiction du grand prêtre. Une 11 cription mentionne Diadochus cotw grand pontife des temples de l'Asie Pergame (3). Les villes de Sardi Smyrne, Cyzique eurent aussi des te pies de l'Asie, et les jeux publies p naient le nom de jeux d'Asie. j Dans le concours qui eut lieu eol onze villes d'Asie qui briguaient \M neur d'élever un temple à Tibère J prétentions de Pergame furent écarn parce qu'elle devait être satisfaite I voir déjà dans ses murs un tem d'Auguste et de Rome; des jeuxsacj avaient été institués en l'honneur 1 l'empereur. Dious Augustus sibiam urbi Romse templum apud Pergami sisti non prohibitif , disait Tibère j sénat (4). Le gouvernement de Pergaj
(1) KoCvov 'Aot'ou;. '
(2) Nool ttj; 'AaCaç. j
(3) Wheler, t. fer, a40f ap. ajiuh J tiq.% t. IL •
(4) Tacit, Annal., I. IX, ch. 37.
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i étefé un temple en l'hontk l'empereur Claude.
li bot de divinités auxquelles les ts de Pergame rendaient homl a fias vénérée était sans contre - |Uîpp, précisément parce qu'elle h souvent en rapport avec les i Soo cuite avait été apporté en iar Archias, fils d'Aristechmus , ■ temple avait droit d'asile. La beâéorité de ce temple était due s merveilleuses qui s'accom- Isous les auspices d'Esculape ; tes étaient admis à coucher la » les portiques, et ils apprêtai songe l'usage des remèdes qui "~t les guérir. On remarquait dans "i on trépied orné de trois sta- , celle d'Esculape, de Coronis kîâfsphore.
F Impie était situé hors la ville, Me quartier de l'ouest et près du ** U). L'emplacement de ce der- "" \ étant connu , il serait pos- « retrouver celui du temple. Pru- Itîoi de Bithynie, forcé d'aban- [fe siège de Pergame, dépouilla F de ses plus riches ornements. ifEsculape était célèbre dans Mis* et ouvert à toutes les infor- *t*is dans les temps de trouble W» toujours respecté; plusieurs pi romains s'y réfugièrent pen- !■ persécution ordonnée par Mi- ■* et furent néanmoins massacrés IN des autels. Caius Fimbria , » abandonné de ses troupes et < <ta* Sylla un ennemi irrécon- «.«réfugia à Pergame, et,déses- Ja échapper à Sylla, entra dans le » d'Esculape et se perça de son
**npereurs romains firent de Per-
*« capitale et la plus belle ville
* nouvelle province d'Asie; elle
■«outre le titre de Néocore (gar-
«W8 temples), qui est inscrit sur
glNd nombre de médailles impé-
*■ U célébrité du temple d'Escu-
' w soumit aucun préjudice du
"tt? gouvernement , et des empe-
" lurent en personne demander la
eau fijs d'Apollon. Cette confiance
* puissance du dieu subsista jus-