Ud., Oral, sacr., III
3u'aux temps chrétiens ; elle eut cepeuant un effet réel, ce fut de créer à Pergame une école de médecins dout Claude Galien est l'expression la plus célèbre. Leur principale étude consistait à recueillir toutes les observations consignées dans les archives du temple et à les réunir en corps de doctrine.
Pergame fut une des premières villes d'où partit la lumière de l'Évangile pour s'étendre sur toute l'Asie. C'est ainsi qu'il faut entendre le titre d'une des sept églises d'Asie qui lui est donné dans l'Apocalypse. Elle devint ensuite le siège d'un évêcbé qui fut suffragant de Smyrne, mais qui plus tard prit le titre de métropole. Dans la division des provinces faite par Constantin Porphvrogénète, Pergame fit partie du thème ObseqvÀum. Cette ville échappa pour toujours aux Grecs en 1306 , lorsque les Seldjoukîdes firent une irruption dans l'ouest de l'Asie. L'émir de Karasi devint maître de la province , et lui donna le nom de Karasi lli. Quel-
?|ues années plus tard, en 1336, Karasi ut assiégé dans Pergame par le sultan des Turcs, Orkhan. La ville fut prise, et Karasi fut assassiné; c'est ainsi que les Osmanlis s'établirent à Pergame. Le fils d'Orkhan, nommé Soliman, aimait les lettres et les arts; il admirait ces ruines merveilleuses qui embellissaient sa nouvelle conquête; il avait épousé une belle Grecque , fille de Jean Vatatzès; mais le sultan mourut d'une chute de cheval en 1360, et les monuments anciens continuèrent à être livrés à la destruction (1). Orkhan, en mourant, donna le gouvernement de Pergame à Suleiman-Pacha ; depuis ce temps, elle fait partie du sandjak de. Khodawenkiar.