CHAPITRE PREMIRR
ÎUL1SSEMRNT DBS jEOUBNS SUE Uk côte D'ASIE.
> La Jùriiens à leur arrivée en Asie aient les terres qui entourent le n'a la montagne sur laquelle \ est assise; et à cette époque le \ était appelé golfe de l'Hermus. »
{péage de la vie d'Homère (1) par détermine clairement les li- \ sud du territoire de l'iEolide ; il ût au-delà du fleuve Hermus Imprenait la montagne du Sipyle.
-i aord l'jfolide était bornée par la aie; elle était limitrophe de la du côté de Test. Tout ce pays tweopépar les Pélasges, maîtres du i depuis le mont Mycale jusqu'au Ij^fAdramyttium. Ce peuple avait l Mi wenpé les Iles de Lesbos et de Chio. ûçns la chute de Troie toute cette e était exposée à des guerres con- Les fils de Tantale, chassés Sipyle, avaient passé en Grèce et nt appris aux populations du Pé»
»èse qu'il existait non loin de t cotes un pays accessible aux triaventurières. Les compagnons tinon n'étaient pas tous re* en Grèce après la ruine de e, après avoir erré sur ces côtes t unies, ils avaient fondé plusieurs tifai; Hnesthée et les Athéniens qui '«aient suivi sur la côte d'Asie avaient *»dé la ville d'Élée. Les iEoliens, dianés de leur pays par les Thessafins venus de Thesprotie (2), n'arrivant donc pas dans un pays tout à frit étranger. Leur première migration naxmte à soixante ans après la guerre «Troie; elle est contemporaine du re* tour des Héradides dans le Péloponnèse. Le pouvoir des rois de Lydie
(0 Hérodote, Vila Homeri.
M Hérodote, Vif, 176.
ayant succédé à celui des princes troyens dans toute la contrée qui avait été ravagée par les Grecs , il est à croire que les nouvelles colonies s'établirent avec le consentement des monarques lydiens, ou que du moins leurs comptoirs furent tolérés par ces princes, qui n'avaient pas la marine en grande estime.
Quelques familles soliennes avaient remonte l'Hellespont et s'étaient arrêtées dans le territoire de Cyzique ; les Phéniciens occupaient déjà plusieurs comptoirs sur ces côtes. D'autres familles 8*étaient fixées à Ténédos et daus la grande Hécatonnèse (1). Mais ce fut surtout l'île de Lesbos qui devint le siège de la puissance ceolienne. Elle étendait sa protection sur les différents centres de population épars sur la côte d'Asie sans avoir rien a redouter des peuplades barbares et inhabiles a la navigation, les Trèrea et les Léléges, qui occupaient aussi ces rivages. Mais à la faveur d'une communauté d'origine (2).
les nouveaux colons obtinrent de la nation pélasge quelques districts situés entre le Calque et rHermus; ces derniers possédaient des châteaux et des villes fortifiés, notamment Larissa ; mais ils avaient été fort affaiblis par la
ferre de Troie (8). Les Grecs parvinrent les dominer, et les incorporèrent dans leurs nouveaux centres de population. Les écrivains grecs remarquent que le peuple pélasge finit par disparaître à l'époque où les iEoliens et les Ioniens vinrent s'établir en Asie.
Nous devons en conclure qu'il s'opéra une fusion entre les peuples de même race. Les Léléges, au contraire, furent repoussés vers le sud, et s'établirent sur les frontières de la Carie, où on les retrouve dans les siècles suivants.
(x) Hérodote, liv. I, ch. i5i.
(a) Hérodote, Vf II, 176. SlraboQ, XM, ôo3.
(3) Strabon, XIII, 5aa.
L'UNIVERS
Les premiers iftoliens qui s'aventurèrent sur les côtes étaient conduits par Penthile, fils d'O reste, roi d'Argos. Ils s'établirent dans Hle de Lesbos, et cette fie fut considérée comme la capitale des villes aeoliennes (1). Les autres Grecs arrivèrent quelques années plus tard sous la conduite de Gras , petit-fils de Penthile (2) et s'établirent sur cette partie du continent située entre l'ionie et la Mysie, à laquelle ils donnèrent le nom d'jEolide, # Dans le dénombrement des villes aeoliennes donné par Hérodote (3), il en y a une seule, Pitane, qui est au nord du Calque, c'est-à-dire en dehors du territoire de l'iEolide; les douze villes aeoliennes sont: Cymé, Larisse, Néontychos, Temnos, Cella, Notium, >Egi« rœssa, Pitane, ;Egœe, Myrina et Grynium. Une seule ville, Smyrne, fut détachée de la ligne œolienne pour être jointe à l'ionie ; aussi ces deux pays furent-ils en hostilité jusqu'au moment où les Perses firent une irruption dans les États deCrésus. Alors les peuples grecs se réunirent; les /Eolieos et les Ioniens envoyèrent à Sardes des députés pour offrir a Cyrus de se reconnaître ses sujets aux mêmes conditions que les Lydiens (4).
Le pays occupé par la confédération aeolienne était en réalité renfermé entre l'Hermus et le Caïque , et corn* prenait certain nombre de petites villes issues de la population de Cymé. Strabon en porte le nombre jusqu'à trente; mais déjà de son temps elles étaient pour la plupart réduites à l'état de village.
Les côtes de l'iEolide, qui présentent aujourd'hui une ligne de plages marécageuses, étaient alors pourvues de ports excellents; aussi le commerce maritime s'y était-il développé avec une
grande activité. Le plus sur revenu es villes œoliennes consistait dans les droits perçus à l'entrée et à la sortie des navires. Les habitants de Cymé suivaient des règlements contraires; chez
(1) Strabon, XIII, 616. Pantanias, 1. V, rh. IV.
(1) Pau<anias, liv. m, ch. xi.
1 i) Hérodote, liv. I, ch. 149.
:, ; 1 Hriwlole, liv. I, ch. 1 .'» t .
eux le commerce était libre, et auci droit ne grevait les navires à i'entr ou à la sortie du port. Ce premier es de libre échange, tenté ily a plus de de mille ans, n'était pas du goût desautj villes grecques. Aussi les Cyméei loin de trouver des imitateurs, était* ils taxés de bêtise et d'ignorance \ leurs voisins, et on inventait sur »
compte cent histoires absurdes. L Grecs railleurs allaient jusqu'à é qu'ils ne connaissaient pas un âne, que la voix de cet animal retentis»
pour la première fois avait fait fuir 1 habitants de Cymé (1). Cet eut de berté du commerce maritime n'ends pas moins pendant trois cents ans. i frais nécessité? par les guerres le fin sans doute modifier.
Le sol de l'iCoIide était d'une ft* lité extrême; les auteurs anciens w tent aussi le sol de la plaine Apia i de Pergame; mais le climat était moi sain que celui de l'ionie, sans douji cause des nombreux marécages gui 1 formaient déjà et qui ont été l'objet!
remarques des historiens (2).
La soumission volontaire des £ liens à l'empire des Perses épargtt leur contrée les désastres que soujû rent à la même époque plusieurs vili des côtes.
Ils furent compris dans la preraiè satrapie dite hellespontine et conu huaient pour leur part aux quatre ces talents que payaient les sept peupl réunis sous oe gouvernement. A chute de la monarchie perse, les M liens furent soumis à Antiochus, après la chute de ce prince, ils furei annexés aux possessions d'Eumène suivirent en tout point le sort < royaume de Pergame.