DYNASTIES LYDIENNES
Méon passe pour être fils de Jupiter et de Tellus, c'est-à-dire que son origine est inconnue ; il institua en Méonie le culte de Cybèle qui fut commun aux Lydiens et aux Phrygiens.
Méon ou Manès (4) fut le père de Cotys et raïeuld'Atys, roi des Méoniens, et fin chef de la dynastie des Atyades, oui régna pendant trois siècles ; Atys était firèrede Lydus, qui donna son nom aux Lydiens. « Sardes fut la résidence de ces
(i)Hom., Iliade XX, 385.
(a) Démélrii» de Scep&is. — Strabon, XII,
(3) Pline, liv. Vf 39.
(4) Hérodote, liv. !•% 94.
L'UNIVERS
rois lydiens qu'Homère appelle Méonès, et auxquels ceux qui sont venus après lui donnent le nom de Maeonès ; a les uns pensent que ces Méonès et les Lydiens sont la même nation ; d'autres en font deux peuples différents : la première opinion me parait la meilleure^ 0 . » Un autre fils d'Atys, nommé Car, soumit et gouverna les Léléges et les Gariens : c'est ainsi qu'on explique ce mot d'Hérodote , « à cause de l'affinité qui existe .entre les Lydiens et les Cariens (2) ». Gomme chaque règne qui finissait donnait un dieu nouveau à ces peuples, nous voyons Car, le fils d'Atys, adoré sous le nom du dieu Carus et associé au culte du dieu Men, dans la ville de Caroura, sous le nom de Men Carus (3). La ville deCaroura était située sur les frontières de la Carie et de la Lydie, et fut célèbre sous les Romains par son école de médecine.
Sous le règne d'Atys une grande famine, qui dura plusieurs années, affligea la Lydie , et une partie de la nation se décida à s'expatrier. On tira au sort par ordre du roi, et ceux qui furent destinés à quitter le pays parurent sous la conduite de Tyrrhénus, troisième fils d'Atys (4); ils allèrent aborder sur les côtes d'Italie, et prirent le nom de Tyrrhéniens : c'est l'origine de la nation étrus-
Î|ue. Cette parenté entre les Lydiens et es Italiques fut revendiquée devant le sénat, lorsque les villes d'Asie sollicitèrent l'honneur d'élever un temple à Tibère (5). Ce fait est aussi atteste par Tintée. Les Lydiens, dit-il, ayant passé d'Asie en Europe s'établirent dans Ï'Étrurie. On ne doit donc pas être surpris de retrouver dans l'un et l'autre pays une certaine analogie dans les monuments des arts ; les tumulus de Corneto sont des imitations de ceux de la plaine de Sardes , et les sculptures du temple d'Assos représentent des sujets qui se trouvent reproduits dans les peintures des monuments de l'Étrurie.
Le roi IVIanès eut un fils, nommé Acmon, qui bâtit la ville d'Acmonia, dont
(i) Strabon, XIII, 6a5.
<a) Hérodote, liv. I, i75.
(3) Strabon, XII, 58o.
(4) Hérodote, ibid.
(5) Tacile, Annales, IV, 55.
le
les ruines se voient encore au non de la Phrygie; Adramys, un des fils lyatte, père de Crésus, fonda la d'Adramyttium. Pylémène, le det souverain de cette dynastie, régna l'an 1290 avant notre ère; il est cod< porain de la guerre de Troie et est par Homère dans l'Iliade (1).
Hérodote est le seul historien d Lydie qui soit arrivé jusqu'à nous ;] thus et Ménécrate ne nous sont «M que par des fragments épars daai écrivains moins anciens, et nous pou< les considérer comme véridiques, qu'ils ne sont pas en désaccord aw marche naturelle des événements ni riques; mais souvent la fable se mêle récits du père de l'histoire, et nom sommes réduits à enregistrer les qu'il mentionne sans pouvoir dises fit plupart du temps ce qui est a sous le voile de la mythologie.
Les relations d'Hercule avec la L; sont au nombre des événements < nous est impossible de contrôler, | qui certainement se rapportent à dfl lations antérieures entre les Lvdien les peuples de l'Asie centrale, les Ai riens, et sans doute aussi les Pb ciens.
Sous le règne de Jardanus, un princes atyades, Hercule fut amené < tif en Lydie et vendu à la reine Ompfa par ordre de l'oracle. Ce. héros rapp de son expédition contre les Amazo une hache à deux tranchants qu'il a conquise sur Hippoly the , et la lép ses descendants, qui la conserva comme un signe de puissance. Ce sj bole passa après la mort de Candf entre les mains des Mermnades, Cari d'origine, et on le retrouve sculpté les monuments de la Carie, et suit sur le temple de Jupiter, Labrandé comme le signe de la fraternité qui ui sait les Cariens et les Lydiens.
Hercule eut d'une esclave de Jan nus un fils nommé Alcée, dontlesdese dants régnèrent sous les Lydiens, par dre de l'oracle , et furent la souche « dynastie des Héraclides, qui régna sui Lydie pendant vingt-deux généraux dans l'espace de cinq cent cinq »
Agron, fils de Ninus, petit-fils de m
(i) Homère, Iimd.f XX, 335.
P-ptit-fifc d'Aleée, fat le premier iBéradides. Le dernier ratCao- , qui régna de 735 jusqu'à 708 t Mare ère.
i, époux d'Omphale, ayant été Ipa taureau, fut enterré dans la e foisine, à laquelle il donna l Celui de Sipyius autre prince tînt donné à la montagne qui île golfe de Smvrne.
|a*ot pas sans raison que les écriiBoderaes qui se sont occupés de t de Lydie ont témoigné leur st de voir les noms des rois Bélus et Ninus à la tête de i des rois de cet empire. Héi étant le seul historien qui en paution, nous en sommes réduits er que dans ces temps reculés i et r Assyrie formaient deux il if an vaste empire, qui s'étendait ïks rives du Tigre jusqu'aux li- Iteekfcentales de l'Asie Mineure, fragments épars dans les {postérieurs à Hérodote, puii des livres perdus pour nous , Intotrent les Lydiens en relation Jk peuples sémitiques et fondant Htfbdansla Syrie,la Palestine, prég tans un temps où la puissance e était dans tout son dévelop-
t écrivains, se basant sur les orientales, de préférence à i des Grecs , ont supposé que les ■s, enfants de Lud, sont sortis de Ileiopotamie pour venir s'établir i la presqu'île ; c'est dans leurs rap- 1 avec les Égyptiens qu'ils auraient ifidée d'honorer les grands homi élevant des monuments compaan pyramides : cette opinion ne ait are souteuue du moment que Ifacs sont d'accord pour regarder ■feftgoe lydienne comme étant d'ori- "~* européenne ; mais on ne saurait que dans leurs rapports avec les * i sémitique* les Lydiens n'aient . je influence orientale , qui pour ■ dépravation des mœurs les assimile *u Babyloniens. Chez eux les jeunes •es étaient autorisées à faire le métier fc coortisanes pour se procurer une dot, et ^continuaient jusqu'à ce qu'elles twwanent à se marier : cet usage si tengeranx peuples de race européenne
se trouvait en vigueur sur les rives de l'Euphrate, chez les Babyloniens (1).