CHAPITRE XIV
FUFDB L'BMPIRB DE LYDIE.
btatede Sardes fut un événement tarife pour le peuple grec. Sous la do- «*» pacifique du dernier roi de Ijé. 0 s'était fait une fusion entre ■ttreotes races ; les haines de peu-
Êi peuple s'étaient assoupies. Les vêtaient au milieu des Lydiens, MHleors compatriotes, et les ateliers tfax de Sardes étaient ouverts aux ■te grées, dont les œuvres déco- Vm les temples et les palais du La domination des Perses cet état florissant; un grand de familles, et surtout celles des , étaient forcées de s'expatrier, «rataient en Europe, où elles por- ■Jt le goût et les connaissances f*» possédaient dans les différents ^L'émigration se répandit en Grèce, vies lies, en Italie, et jusque dans
b Lydie devînt une satrapie ou dé- Pgjent du vaste empire de Perse , V&Mmais nous n'avons plus à enre- PjMwe l'histoire de son territoire.
ftala division de l'empire faite par
*W» Lydie et la Mysie furent com- J*dans la seconde satrapie, et P** au trésor royal cinq cents ta- ■*■ Sardes fut le lieu de résidence ■ftope, qui était plutôt un lieute- T? roi qu'un simple gouverneur.
ffi^dw, maître de Sardes, laissa aux ÏJJ*11 les privilèges dont ils jouis- "*Wencore après la mort de ce prince.
*J Lydie tomba sous le pouvoir d'An- JJ*®, et après la bataille de Magné- ?»*J|e fut annexée au royaume de 2*°*, et finalement devint une pro- ^ romaine quand les États d*Eu- ■Jfawnt légués au peuple romain.
**™t toute la pénode de l'empire jy^tt de l'empire de Byzance , la geai | parue de la province proconsu- 2? elfe fut enfin conquise par les T^BMisulmanes.
Lia! E**'n I!I fit une «Potion « jj8» et la capitale fut soumise peu- 2 Wlqoe temps , moitié aux Grecs, jr"* *»: Musulmans, jusqu'à ce que
&ft*T"wu turque fut expulsée parles ,reai avec le secours des troupes de
Roger, gendre de l'empereur de Byzance.
En 1810 elle tomba en partage au prince seldjoukide Sarou-Khan, qui lui donna son nom; la région sud appartint à l'émir Aïdîn : c est la province 2u'on appelle encore aujourd'hui Aîdin ruzel Hissar, le beau château d'Aïdin.
Sous le règne de Mahomet ï'% le rebelle Djounéid s'était emparé de toute la Lydie, et avait établi a Pergame le siège de son gouvernement. Mahomet, qui avait été retenu en Europe par d'autres expéditions, fit sommer 1 émir rebelle de rendre les places qu'il avait Î irises. Sur son refus , le sultan entra ui-méme en campagne ; après s'être emparé de Çymé, il marcha sur Nym- Imaeum, commandé par l'Albanais Aduas, gendre de l'émir; cette petite ville fut prise après une courte résistance, et Mahomet se présenta devant Sroyrne, que Djounéid avait fait fortifier.
Le grand maître de Rhodes, qui possédait le château des chevaliers, vint se présenter au sultan pour concourir à la prise de la ville. En effet, après dix jours de siège, Smyrne lui fut remise.
Mahomet fit raser les tours et les murs, et la tour même que le grand maître avait fait bâtir à rentrée du port fut rasée en une nuit. Le sultan motivait cet acte d'hostilité , sur ce fait que les chevaliers favorisaient la fuite des esclaves des Musulmans. Mais il assigna aux chevaliers un autre territoire dans la province de Mentesche pour y construire une autre forteresse (1403).
Djounéid ne s'en maintint pas moins dans le pouvoir qu'il avait usurpé, possédant plusieurs villes importantes dans l'intérieur des terres, et notamment Thyatire, dont il avait augmenté la défense. Attaqué de nouveau, en 1424, par le sultan Mourad, il leva une armée qu'il n'eut pas le temps d'équiper, pour opposer une résistance suffisante aux forces du sultan. Les deux armées en vinrent aux mains dans les plaines de Thyatire. Battu dans cette rencontre, Djounéid se retira (lans le château fort d Hvpsili Hissar, sur la côte d'Ionie, en face de Sainos : les ruines de ce fort existent encore, et portent toujours le même nom.
Le général ottoman Ghalil traversa
Ut
,L'(fNf¥EES.
l'Hermus, s'empara de, nouveau de
Nymphaeum ', et rétablit sous l'autorité
du sultan toutes les villes de la côte ,
jusqu'à Éphèse. La défense d'Hysili
Hissar était confiée a Çayazid, père de
Djounéid ; pendant ce temps le l>ey rebelle était allé solliciter le .secours du
prince de Karamanie, qui ne'lni accorda
que cinq cents hommes, avec lesquels il
revint dans sa forteresse , alors assiégée
par Hamsa-bey. Les troupes ottomanes
étaient hors d état de livrer un assaut ,
la place étant constamment ravitaillée , ce poste avancé, il est ai probable
par mer; c'est alors que le sultan Mou- fut élevé après l'invasion ionienne e
la route suivie par les Grecs qui via attaquer Sardes, qu'on peut espér* découvrir les vestiges de ee moBM L'armée ionienne avait pris des gu à Éphèse, et remontant le Caystra franchit le Tmolus et vint tombe!
Sardes (2) : le poste d'observation i été construit après cette expédition \
sotmolitse : la ville portait le noi Mesotmolus; elle est mentionnée la notice de Hiéroclès ; son emplacei est inconnu. Sur un des sommets montagne, Strabon signale comra monument digne d'être vu une ve ou corps de aarde en marbre blam avec une exhedre, sorte de galerie s'asseoir. C'était un ouvrage des Pc De cet endroit on découvrait les pi d'alentour, et surtout celles du Caj Strabon détermine si bien la positM
rad sollicita le secours des Génois de Phocéê, qui vinrent bloquer la place avec trois navires. Djounéid , à bout de ressources, consentit à une capitulation avec Cualil, -qui lui garantit la vie sauve; mais à peine se lut-il livré entre les mains des Ottomans , qu'il fut étranglé avec toute sa famille par les ordres de
Hamsa-bey. Djounéid avait tenu sous son pouvoir, pendant vingt ans, toute la Lydie et l'Ionie. 11 avait su, parla ruse et par la force des armes, tenir en échec les armées des sultans. Ce nom, presque oublié aujourd'hui, faisait trembler toute l'Anatolie, et les autres émirs étaient devant lui comme de simples vassaux; enfin il périt en 1426, et tout le pays resta désormais soumis au pouvoir des sultans*